Articles avec #trash editions tag

Paranoïa - Christophe Siébert

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Paranoïa - Christophe Siébert

Je vous préviens de suite, ce bouquin est une chienlit à résumer ! Siébert n'a jamais été aussi loin dans le nihilisme social et autant repoussé les frontières de la réalité crue. Et on sent que l'auteur aime perdre son lecteur en lui balançant de nombreux personnages avec leurs destins inéluctables. On chute vite dans un marigot halluciné où folie et fatalisme composent un opéra post-apo agrémenté d'une ambiance « Soleil Vert » (révisez vos classiques, les amis) et d'un soupçon de « Invasion Los Angeles ».

Siébert va au bout de sa pensée en décrivant des protagonistes que la vie a meurtri, aux instincts reptiliens sous fond de complot mondial et de disparitions de corps. Ajoutons à toute cette dégueulasserie, un fanatisme empreint de pestilence lovecraftienne, de miasmes de mort (encore un indice...) et d'entomologie urbaine omnisciente. Car les insectes deviennent le miroir de notre désarroi à fuir un quotidien perverti par le doute, l'absence et l’écœurement.

C'est un bouquin sombre, dérangeant, labyrinthique et universel. Mais ses fondations et influences ne plairont pas au vulgum pecus. Siébert n'est pas là pour plaire, ni pour déranger. Uniquement pour nous confronter à nous-mêmes. Il faut lire ce bouquin dans son ensemble pour en saisir toutes les subtilités, l'effroi et le vide de nos existences. Lire Siébert, c'est livrer un combat individuel dans le tourbillon de notre passage sur Terre. C'est du Céline forniquant avec K. Dick.

Voir les commentaires

Carnage - Crazy Farmer

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Carnage - Crazy Farmer

Si vous aviez aimé "Pleine lune" (de Yvo, numéro 16), ce livre est fait pour vous. Un survival champêtre bien speed, cradingue et nauséeux, mélange de Wolf Creek et I Spit On Your Grave. Toute l'intrigue se déroule sur une journée, ce qui permet une lecture vive, rapide et enjouée. Deux lesbiennes citadines fraîchement mariées achètent une ruine au fond des Ardennes, pour une bouchée de pain. Profitant de l'esprit salace de l'agent immobilier, elles jouent de leurs charmes naturels pour gratter une ristourne sur le prix de vente. Mais le jeu de séduction vire au cauchemar car le commercial s'écroule, victime d'un arrêt cardiaque. Affolées (et l'esprit un peu tordu, forcément), elles décident de découper le cadavre encore chaud et de l'enterrer dans le champ.

C'est alors qu'un agent venu raccorder le réseau électrique vient pointer le bout de son nez. Et tout s'enchaîne dans une suite morbide. Les deux gonzesses ne sont plus à un meurtre près. C'est sans compter sur trois frangins dégénérés aussi puants que leurs porcs. L'auteur part dans un délire complet, jouissif à lire. Les scènes visuelles délirantes (je pense au sexe tranché) se mélangent aux actes violents et sordides. Tout le monde va en prendre pour son grade, animaux compris.

C'est donc sans réserve que je vous conseille ce dix-neuvième opus de la collection TRASH. Perso, je l'ai lu en deux séances. Et encore, je me suis forcé à ne pas le dévorer d'une seule traite. Sans doute à cause de mon esprit vicelard.

Voir les commentaires

Parution 19 & 20 !

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Parution 19 & 20 !

Ils sont beaux, ils sont chaud... bons comme un pain au chocolat trouvé dans une benne à la frontière hongroise. Ce sera l'occasion de découvrir un nouvel auteur "Crazy Farmer" et un second opus de Christophe Siébert. Comme d'hab, toutes les infos sur le site de TRASH (ainsi que sur leur page FB).

Commandez-les sans tarder sous peine de mutilations à la Tchikatilo, de caresses à la Guy Georges et de cours de tannerie avec Ed Gein.

Voir les commentaires

Greta - Catherine Robert

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Greta - Catherine Robert

Une prison dans le désert. Un lieu hors du monde et inhumain.
Greta a accepté d'y travailler. Pour son malheur.
Car après avoir craqué, elle passe de l'autre côté.
Celui des détenus. Et son calvaire ne fait que commencer.

C'est un réel bonheur de chroniquer (enfin) le premier roman de ma copine Catherine. Je la connais depuis dix ans (sur le défunt Manoir du Fantastique) et j'ai suivi sa création littéraire depuis le début, notamment de la poésie. Puis TRASH a trouvé le talent enfoui de cette auteure. Elle a exprimé ses pulsions les plus perverses pour nous écrire un bouquin remarquable et dérangeant. Le lieu est simple et dénué de repères : un désert. On ne sait pas où. Une prison en son sein. Puis une femme, Greta, qui a accepté le statut d'une gardienne, en ayant abandonné son ancienne vie et ses enfants. Son rôle est de martyriser des détenus, de les soumettre à des sévices sexuels. Puis elle craque un jour. Elle devient un matricule comme les autres. De bourreau, elle passe dans le rang des prisonnières.

Les jours tombent dans une routine de tortures innommables, de châtiments corporels. Tout est exprimé avec une rage sourde et on souffre avec Greta. Cette lente déshumanisation fait froid dans le dos. Rien n'est épargné et le souffle lyrique de l'auteure nous emporte dans une valse sauvage et sordide. Ceci nous rappelle la perversité des camps de la mort où l'humain n'est plus qu'une enveloppe vide. On devine aussitôt que les fantômes de Greta l'emporteront vers un destin implacable et fataliste.

C'est un bouquin merveilleux, digne d'un 1984 et sa salle 101. On peut également y voir certains accents d'un Enfer vertical de Brussolo. Cette non-existence rappelle que l'homme peut être un redoutable prédateur envers ses semblables et que cette radicalité engrange des monstres. Et jamais Catherine Robert n'a été aussi proche d'un George Orwell qu'en prouvant que "La liberté, c'est l'esclavage". Soumission-Déni-Acceptation. Les visions freudiennes ectoplasmiques délivrent Greta. C'est la force obscure de ce livre si on sait lire entre les lignes. Catherine, je te tire mon chapeau, car tu m'as ému.

Voir les commentaires

Pleine lune - Yno

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Pleine lune - Yno

Quatre citadins. Une ferme. Une nature hostile.
Des créatures indéterminées qui rôdent dehors dans la nuit.
Heureusement, la famille Caster est accueillante.
Dans les bois, personne ne vous verra saigner.

J'apprécie toujours un bon p'tit survival franchouillard. Ça nous change des intrigues insipides de la-bimbo-pleurnicharde-courant-vers-sa-bagnole-tout-en-cherchant-ses-clés-enfouies-sous-son-string-crasseux-et-prêt-de-la-rupture. À vue de nez, l'histoire de ce bouquin semble classique. Quatre citadins (une femme, son fils, sa fille et le copain de la fille) recherchent un homme (le mari de la conductrice) porté disparu. C'est un journaliste parti enquêter dans ce coin retiré des Hautes-Pyrénées où, semble-t-il, des loups font un carnage parmi les animaux et les hommes.

Et on s'aperçoit que l'auteur n'a pas que ça à foutre. Ça démarre direct, dès le premier paragraphe et on devine que la nuit va être longue, très longue pour nos quatre personnages. Ils se font attaquer par une meute et se réfugient dans la ferme des Caster. C'est la pleine lune, les loups sont enragés et assiègent les alentours.

"Mouais, rien de formidable !" me direz-vous avec vos yeux torves et vos gueules enfarinées. C'est là que le talent d'Yno entre en scène. On bascule dans une autre horreur, façon Saison de mort de Ketchum, avec quelques accents à la Wolf Creek. On suit avec délectation le cauchemar enduré par chacun, un final généreux et speedé, les causes de la violence des loups et les conséquences brutales et définitives. C'est un huis clos sauvage parfaitement rythmé, teinté de légendes locales, de paysages accidentés et embué de perversité. Une belle réussite.

L'auteur nous parle de son roman ici...


Voir les commentaires

Bayou fights Trash

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Bayou fights Trash

C'est bon les amis, les numéros 16 à 18 sont désormais disponibles sur la boutique de TRASH ÉDITIONS. Dans ces périodes troubles que nous vivons, offrez-vous des lectures charnelles et angéliques. Une fois encore, les thèmes sont multiples, afin d'étoffer la palette gore et de titiller vos sens les plus vils. Survival, WIP et KKK sont à l'ordre du jour.

Je profite de cette occasion pour vous annoncer la parution de mon second opus chez TRASH. Le numéro 18 nommé sobrement BAYOU. Marécages putrides à Crooked Bayou, flics obsédés, KKK, vaudou, réincarnation, inceste, zoophilie, lynchages en masse, pulsions sexuelles, gros seins, fellations diverses et variées, médium, prêtresse, braconnage... je me suis lâché comme jamais pour satisfaire notre fidèle lectorat.

Je remercie Willy Favre qui, une fois encore, a illustré mon bouquin avec brio, comme ce fut le cas avec NIGHT STALKER (magnez-vous, il reste quelques exemplaires). Je tiens à signaler également la sortie de GRETA, premier roman de ma copine Catherine Robert, membre que je connais depuis une dizaine d'années et co-administratrice de l'Écritoire des Ombres. Depuis ses balbutiements scripturaux au Manoir du fantastique, la garce a progressé et nous délivre ses instincts primaires avec talent. Je vous encourage donc à découvrir cette auteure juste et passionnée. Son seul défaut est d'être Belge, mais TRASH aime les indigènes.

Pour conclure, la sortie de ce trio de choc fera l'objet d'une nouvelle catégorie consacrée à mon BAYOU et l'actualisation de notre bannière. Léonox et moi tenons à remercier chaleureusement les visiteurs assidus (ou de passage) de notre blog, chaque jour plus nombreux. Nous présentons aussi nos sincères condoléances aux familles endeuillées de ces terrifiants attentats qui déchirent notre beau pays. Le gore peut sembler cruel, mais la réalité nous prouve que nous sommes des plaisantins. Alors amusez-vous avec nos bouquins, déconnez, buvez, vivez. Prouvez que la barbarie ne touchera jamais l'essence de notre nation. Vive la République, vive la France, vive TRASH.

Voir les commentaires

Seppuku - Romain d'Huissier

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Seppuku - Romain d'Huissier

Je n'y connais quasiment que dalle en références asiatiques. Ma culture dans ce domaine se résume aux films de Bruce Lee et aux bouquins de Suzuki (Ring). J'ai donc abordé ce quatorzième opus avec une virginité assumée. J'ai eu le plaisir de rencontrer l'auteur lors d'un salon à Angers et c'est toujours une joie de chroniquer un confrère de TRASH.

Tout commence sur la vaste plaine d'Okigara. Des cadavres jonchent le sol à perte de vue, dans la boue et le sang. Un carnage abominable s'y est déroulé lors d'un exercice opposant un clan unique de samurais : le clan Asawaga. Naigo Kurogane est dans un piteux état. Son bras gauche est à moitié arraché au niveau de l'épaule, jambes tordues et hérissées de fragments osseux, longue plaie ouverte lui ouvrant le ventre. Seul son bras droit est valide. Kurogane est le seul survivant de l'effroyable massacre de ses compagnons.

Auparavant, le clan avait investi la plaine afin de s'y livrer à des combats militaires et prouver sa puissance guerrière. En tête de cortège, cinq inconnus barrent le chemin des troupes, adossés à un arbre. Le vénérable général Himura Kirise se fait décapiter par un lourd naginata en venant leur adresser la parole. Puis ce sont de puissants tentacules qui surgissent du dos des mystérieux guerriers, signal d'un assaut terrible et d'un chaos indescriptible.

Recueilli par un sorcier onmyôji, Abe no Seimei, Kurogane devient un shikabane, un mort-vivant aux veines remplies de cendre. Il va devoir combattre les cinq guerriers qui ont vendu leur âme en échange de dons surhumains, les Oni de Nagaki. L'âme de Kurogane est en sécurité dans une jarre protégée par des glyphes.

Le samurai se retrouve équipé d'un Himei (sabre maudit et arme démoniaque qui corrompt l'âme de son porteur), d'un talisman de protection pour les blessures et un shikigami (grue de papier plié) pour lui ouvrir la voie. Kurogane part à la rencontre de son destin.

Vous l'aurez compris, ce bouquin est truffé de références ancestrales sans que cette documentation riche ne nuise à l'intrigue. Le style de l'auteur est d'une remarquable qualité littéraire et hisse le gore à un niveau rarement atteint. D'une belle prouesse visuelle et narrative.

Moines-guerriers décimés, viol des prêtresses d'Amaterasu, massacres à l'Auberge du Cerisier bleu... Kurogane poursuit sa traque, lien karmique avec les exactions des Onis. Il revit et subit les châtiments perpétrés par les cinq monstres qui tentent de faire revenir un démon. Guidé par l'esprit de papier, sabres en mains et accompagné d'une prêtresse, Kurogane envoûtera le lecteur par des combats épiques dans cette traversée d'un Japon féodal et mystique. Roman atypique de la collection TRASH, mais essentiel. Romain d'Huissier prouve, à lui seul, que le Gore peut être beau, onirique, poétique et flamboyant à travers l'innommable. Comme un souffle de vie.

Voir les commentaires

Gore story - Gilles Bergal

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Gore story - Gilles Bergal

Grâce à TRASH, ce bon vieux Gilles Bergal refait surface, à la grande joie de ses fans dont je fais partie. Rien de bien gore dans ce roman, malgré le titre. Ne vous attendez pas à lire du Amok, du Cauchemar à Staten Island ou du Camping sauvage.

Ce bouquin est plutôt une parenthèse récréative entre deux romans glauques de la collection comme Lumpen ou Nuit noire. Je me suis marré à lire les mésaventures de Fabien, l'auteur de la série horrifique des "Bloody Marie". Comme dans Misery, il tue son héroïne après 37 volumes pour passer à autre chose, au grand dam de son éditeur Shark. Lors d'un salon, un fan fou fait des menaces à l'écrivain et l'ordonne de poursuivre la série. Peu après, des meurtres surviennent dans l'entourage de Fabien (son attachée de presse est la première victime) en reprenant les modes opératoires décrits par l'auteur dans certains opus. Forcément, il devient le suspect numéro un...

Comme je le rappelle plus haut, l'intrigue ne tombe pas dans le sordide crapuleux. Bergal règle ses comptes avec malice contre le milieu éditorial, les critiques et l'ambiance des salons populaires. L'humour est également présent dans les réactions du personnage, les actions et quelques effets de style (à vous de les dénicher) semblables à la nouvelle de Bergal intitulée "Le mort aux dents dignes d'un don" parsèment les paragraphes.

Vous l'aurez compris, ce numéro de TRASH est différent des autres par son traitement plus souple et moins gory. Un fan Bergalien aurait sans doute préféré la réapparition de Coogan poursuivant des zombies dans les égouts de Manhattan. Malgré tout, Gore Story permet à TRASH de diversifier son catalogue et d'élargir sa palette littéraire. Tout est bon dans le cochon !

Voir les commentaires

Lumpen - Janus

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Lumpen - Janus

Après "Nuit noire" et "MurderProd", TRASH récidive avec un roman extrême, dur, froid, glauque, sordide et cruel. Cruel surtout par son anonymat exacerbé, sa violence toute célinienne. L'effacement volontaire du nom des protagonistes, le traitement à la deuxième personne font reculer le lecteur au rang d'un spectateur stérile et passif.

Véritable lynchage social où rien n'est épargné. Le ton est expressionniste, masqué par le Néant où nous nous débattons à la quête d'un grand Rien. À travers ce nihilisme urbain flotte quelques bribes poétiques vite englouties par le radical humain, le désœuvrement et la fatalité.

"Tu sens le regard du Serpent dans ton dos. Et tu as peur sans comprendre pourquoi. Alors tu rejoins tes. Camarades. Alors tu rejoins le. Cirque. Et ça chante et ça boit. Et tu chantes et tu bois. Mais le regard est toujours là." "Lumpen" pourrait avoir été chanté par Jim Morrisson. "Lumpen" pourrait avoir été écrit par Hervé Prudhon.

Qui peut nous sauver ? Ce serpent de notre mauvaise conscience ? Janus tape fort et juste. Et il ne sera sans doute pas compris par la majorité. Comme la plupart des pamphlets du siècle dernier. Tout n'est qu'artifices. Et la bouche de Maéva devient un Moloch insatiable. Reflet de nos âmes à la dérive. Nous, les loques prolétariennes. Nous vivons dans les ténèbres sans le savoir et Janus rétablit la vérité par un bouquin puissant, existentialiste. Vous ne pensiez pas lire ça un jour ? TRASH prouve (une fois encore) sa crédibilité en publiant une telle expérimentation littéraire.

Voir les commentaires

Souvenirs d'ImaJn'ère...

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Souvenirs d'ImaJn'ère...

Salut les fans ! Un rapide topo de ma venue au salon d'ImaJn'ère qui s'est tenu les 25 et 26 avril 2015. Muni de mon t-shirt ACDC et un sac à dos rempli ras la gueule, me voilà embarqué dans le train dès six heures du mat. Après deux ou trois correspondances (Angers se trouve près de Islamabad), j'arrive dans la cité angevine, l’œil encore frais et la langue aride. Léonox, tel un seigneur des Carpathes, m'accueille dans son grand uniforme noir, tel un totem sorti de The Wall, sans doute un anarcho-stalinien selon les dires du philosophe coréen kim Jul Heillebroèque. Après une heure de marche forcée (j'ai tenu mon colonel), nous débouchons enfin devant les salons Curnonsky, que je discerne à travers la brume de pollution.

Escalier à gauche, chiottes à droite. Mon esprit fonctionne au maximum. J'emprunte à gauche. Bingo ! J'accède au salon. Parquet ciré, murs pastels, moulures, lustres... putain, on se croirait chez le Préfet. Au fond de la salle, le stand TRASH est déjà installé. 15 titres dressés comme des statues cyclopéennes sur une nappe noire (sans doute chipée à une cartomancienne de passage). Léonox et moi posons nos augustes fessiers et attendons. Il craque le premier et s'endort au bout de quinze minutes. Moi je guette, telle une sentinelle nazie camouflée dans le bosquet des Ardennes. Le parquet grince. Diantre, quelqu'un vient ? Fausse alerte, c'était un rat musqué.

Puis le gros de la troupe arrive. Julien, Robert, Brice, Romain. Robert Darvel, un homme délicieux mais il faut ajouter du sel, s'occupe du Carnoplaste à l'étage, Brice Tarvel à ses côtés. Monsieur Tarvel me fait l'honneur de dédicacer tous ses romans emportés dans ma besace : "Dépression", "La vallée truquée", "Le bal des iguanes"... et Robert Darvel (un spécialiste de Jean Ray, de la mère de Terence Fisher, de Marabout Fantastique, de la Hammer, de... stop !) me signe quelques fascicules du Carnoplaste dont le terrible "L'Île du docteur Corman".

Quel plaisir de rencontrer nos lecteurs. Certains ont le regard perdu, la mâchoire pendante. On peut les comprendre. Voir en vrai leurs idoles, c'est pas humain. Une pensée pour nos deux fans nommés Sébastien (Quoi, les deux ? Ils se sont pas foulés pour le prénom, bordel !), dont l'un possède un exemplaire de Night Stalker dédicacé par Willy et moi (dessin et signature). Imaginez le collector !!! Il pourra en tirer au moins 57 centimes TTC sur Ebay Roumania. Puis survient un singulier personnage, un Marshal, une roteuse à la main, un Remington six-coups dans l'autre. Laurent Whale et son regard de squale, le James Coburn intérimaire, le Lee Van Cleef des rades, l'écluseur des saloons.

Mes rencontres s'enchaînent et la venue de David Khara change la donne de suite. Homme charmant, charismatique et enjoué. Il nous parle de ses futurs projets, me signe son "Vestiges de l'aube" et papote avec nous. Au fil des heures, nous risquons d'attraper froid avec les courants d'air. Julien, en homme avisé, sort le casse-pattes d'un litre. Nous nous disons aussitôt que nous aurons du mal à finir la bouteille tant nos œsophages sont vierges de substances acides. Heureusement Christophe Siébert arrive pour nous aider à relever ce challenge. Puis s'organise une interview avec Angers TV et la belle journaliste. En hommes galants, nous cachons le whisky pour ne pas offusquer les téléspectateurs. Schweinhund m'offre quatre romans de Paul Bera consacrés à Léonox et je le remercie pour sa générosité à toute épreuve.

Julien et moi devisons sur des points fondamentaux : la nécessité d'un totalitarisme participatif et solidaire, la pensée unique bicéphale, une dictature fédératrice, un novlangue scolaire, un stalinisme anarchique, un capitalisme bénévole. D'ailleurs, nous comptons passer notre nuit de noces en Corée du Nord prochainement. Jong-un est un fervent admirateur de TRASH.

Que dire de plus ? J'ai rencontré des hommes cultivés, d'une gentillesse incroyable, des passionnés de la plume. Merci à ImaJn'ère et au collectif TRASH pour ce beau moment. J'ai repris le train en fin de soirée, des souvenirs plein la caboche. Une pensée amicale à Antoine et Julien dont je garde nos échanges dans un coin du cœur. C'est beau, hein ? Presque du Harlequin. Merci les gars.

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>