Pleine lune - Yno

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Pleine lune - Yno

Quatre citadins. Une ferme. Une nature hostile.
Des créatures indéterminées qui rôdent dehors dans la nuit.
Heureusement, la famille Caster est accueillante.
Dans les bois, personne ne vous verra saigner.

J'apprécie toujours un bon p'tit survival franchouillard. Ça nous change des intrigues insipides de la-bimbo-pleurnicharde-courant-vers-sa-bagnole-tout-en-cherchant-ses-clés-enfouies-sous-son-string-crasseux-et-prêt-de-la-rupture. À vue de nez, l'histoire de ce bouquin semble classique. Quatre citadins (une femme, son fils, sa fille et le copain de la fille) recherchent un homme (le mari de la conductrice) porté disparu. C'est un journaliste parti enquêter dans ce coin retiré des Hautes-Pyrénées où, semble-t-il, des loups font un carnage parmi les animaux et les hommes.

Et on s'aperçoit que l'auteur n'a pas que ça à foutre. Ça démarre direct, dès le premier paragraphe et on devine que la nuit va être longue, très longue pour nos quatre personnages. Ils se font attaquer par une meute et se réfugient dans la ferme des Caster. C'est la pleine lune, les loups sont enragés et assiègent les alentours.

"Mouais, rien de formidable !" me direz-vous avec vos yeux torves et vos gueules enfarinées. C'est là que le talent d'Yno entre en scène. On bascule dans une autre horreur, façon Saison de mort de Ketchum, avec quelques accents à la Wolf Creek. On suit avec délectation le cauchemar enduré par chacun, un final généreux et speedé, les causes de la violence des loups et les conséquences brutales et définitives. C'est un huis clos sauvage parfaitement rythmé, teinté de légendes locales, de paysages accidentés et embué de perversité. Une belle réussite.

L'auteur nous parle de son roman ici...


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Catherine Robert 07/12/2015 11:57

Me suis fait avoir. J'avais dit que je ne lirais pas ta chronique et j'ai oublié ma bonne résolution. Tant pis, ou tant mieux finalement, car une bonne chronique, comme d'habitude, et qui n'en dévoile pas trop.