Joyland - Stephen King

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Joyland - Stephen King

Je viens de terminer le dernier opus de Stephen King. Roman assez court pour le Maître de Bangor car il ne comporte que 325 pages. Les critiques que l'on peut lire sur le ouèbe sont diverses et variées et je vais vous donner mon avis (... ça tombe bien, ce blog est fait pour ça !).

Certes l'histoire manque d'approfondissement pour les personnages secondaires (le personnel du Parc principalement), on aurait aimé en savoir plus sur les protagonistes, leur passé, le devenir de quelques autres, la mort de Linda, la période se passant entre la jeunesse et la vieillesse de Devin Jones... mais l'ambiance est là ! Un étudiant puceau et en détresse se retrouve à travailler dans un Parc d'Attractions durant l'été 1973. Il rencontre des amis et un mode de vie propre à Joyland (la Parlure, porter la Fourrure, les lapins...) qui va marquer sa vie à tout jamais.

King y ajoute d'autres ingrédients : le fantôme d'une femme assassinée dans la Maison de l'Horreur, un gamin atteint de dystrophie musculaire et d'un léger shining, une logeuse, une cartomancienne... tout un univers rappelant "La foire des ténèbres" de Bradbury avec un ton plus mélancolique et poétique.

Les nostalgiques des vieux King devraient apprécier ce roman. Moi j'ai savouré chacune des pages et j'ai bouffé ce bouquin en trois jours. On peut penser à l'atmosphère de "Stand By Me" (comme le signale la quatrième de couverture) mais, pour l'errance initiatique du personnage, j'ai pensé à "Duma Key". Lisez ce bouquin et donnez votre avis ici. Tout ce que je peux dire, c'est que Joyland laissera une trace dans mon imaginaire. Il a déclenché en moi de vagues souvenirs et des émois de jeunesse. Une fois encore, King prouve qu'il est encore là et pour longtemps.

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Ramirez vs Davidoff

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Encore une belle chronique de David Coulon. Merci à lui !

"Bon, ah y est, j'ai fini "Night Stalker ! Alors, amateurs de Marc Lévy, passez votre chemin. Il y a des meurtres bien crades, des branlettes dans des paquets de céréales, des bébés morts, et plein d'autres images bien réjouissantes. Le camarade Zaroff signe là son premier roman chez TRASH Editions les bien nommées ! Nous voilà plongé dans une bonne série B, avec un tueur en série s'inspirant de la vie et l'oeuvre de Richard Ramirez, qui trucide et sodomise à peu près tout ce qu'il croise sous fond d'ACDC. Ajoutez des flics bien nazes, mélangez, préparez votre sac à vomi, et ouvrez la première page !
Voilà un bon petit thriller, fichtrement bien troussé, qui se lit d'une traite sans que l'on arrive à lâcher le bouquin. Et pourtant, Zaroff ne nous épargne aucun détail. La distanciation n'existe pas dans le bouquin, le tueur franchit des paliers dans l'horreur, et on les franchit avec lui. Le pire est que, lors de ces moments-là, on n'a qu'une envie : continuer à lire et plonger encore plus dans l'abîme. Zaroff crée un nouvel effet "page turner", qui n'est pas seulement bâti sur le suspense, mais sur la fascination porno-gore qu'il arrive à nous procurer. Car ce n'est pas l'enquête en elle-même qui est intéressante (elle aurait d'ailleurs gagnée à être plus approfondie de mon point de vue), mais bel et bien cette description clinique, et pourtant chaleureuse (!!!) des tréfonds tordus des esprits humains (tueur en série et flics confondus). Et cette description-là est fichtrement bien fichue. De même que la scène finale qui est une tuerie dans tous les sens du terme ! A quand le prochain, Zaroff ?"

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La saga de Mme Atomos # chapitre 2

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

La saga de Mme Atomos # chapitre 2

Femmes criminelles : La saga de Mme Atomos, chapitre 2.

Le premier roman de ce deuxième omnibus Rivière Blanche, Miss Atomos, introduit un nouveau personnage nommé Mie Azusa (la « Miss Atomos » en question), dont l'impact sur le valeureux agent du FBI Smith Beffort et, par voie de conséquence, sur l'avenir de la série, va se révéler considérable. La jeune femme, dont la volonté est annihilée 23 heures sur 24 par un cerveau-moteur, va en effet profiter de l'heure de répit nécessaire à son organisme, et contacter Smith Beffort au moment où la Floride est en proie à de mystérieuses attaques...

Un double parallèle avec la notion de « péril jaune » et l'univers de Bob Morane peut dès lors être effectué. Si Mme Atomos rappelle L'Ombre Jaune, le personnage de Mie Azusa se rapproche en effet des figures ambigües délicieusement incarnées par Miss Ylang-Ylang, chef de l'organisation Smog, et Tania Orloff, nièce de Monsieur Ming, autres belles plantes exotiques au service d'entreprises criminelles mais « secrètement » amoureuses du héros. André Caroff se montre toutefois plus tranchant et réaliste: les relations entre ses protagonistes ne resteront pas longtemps platoniques, et la schizophrénie artificielle de la jeune Japonaise apparaît comme un véritable ressort dramatique.

Grâce à ce Jekyll & Hyde au féminin, l'auteur peut ainsi nous servir un cocktail détonnant où coup de foudre et odeur de poudre sont savamment mêlés: faites l'amour, ET la guerre ! Car c'est bien de guerre qu'il s'agit, et à tout conflit ses « dommages collatéraux ». À la fin de Miss Atomos, un personnage de premier plan sera même sacrifié sur l’autel de ce « serial » kamikaze, lequel rebondira néanmoins de manière pour le moins surprenante avec le très « exploitation »… Miss Atomos contre KKK ! Derrière ce titre haut en couleur (si j’ose l’écrire) se cache un récit passablement inattendu. Pour la première fois dans l’histoire de la saga, l’Organisation Atomos n’y applique pas un plan d’ampleur mûrement réfléchi, mais adapte ses méthodes radicales à un micro-conflit régi par la stricte loi du talion, où le Ku Klux Klan se trouvera vite dépassé par la férocité de son adversaire…

L'intérêt du roman ne se réduit cependant pas à ce - certes réjouissant - jeu de massacre: le duel à distance opposant Miss Atomos et Smith Beffort irrigue et dynamise l'action, d'autant que l'homme du FBI semble avoir trouvé un moyen de conjuguer la défaite de Miss Atomos et la libération de Mie Azusa... Le bien nommé Retour de Mme Atomos va cependant permettre à la femme fatale ultime de réagir à cette provocation en reprenant l'initiative, et elle va même faire passer sa lutte contre les États-Unis au second plan pour mieux employer ses forces à traquer le couple qui lui résiste… Smith Beffort et Mie Azusa ayant cependant fait leur l'adage selon lequel « la meilleure défense, c'est l'attaque », la situation ne va guère tarder à s'inverser, et les antagonistes vont s'adonner à un jeu du chat et de la souris dopé par une angoisse paranoïaque et des retournements de situations constants.

Initialement parus dans la mythique collection « Angoisse » du Fleuve Noir (numéros 124, 130 et 134), ces romans explosifs et inventifs fournissent une nouvelle preuve par trois de l'exceptionnelle qualité de la série. Écrite vite mais bien, menée à un train d'enfer et n'hésitant pas à se servir des codes en usage pour mieux les transgresser sans vergogne, La Saga de Mme Atomos s’impose comme un incontournable de la littérature populaire française, auquel ces superbes rééditions de Rivière Blanche rendent un hommage amplement mérité.

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Scan Rise Tattoo

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Scan Rise Tattoo

Encore un grand merci à Samy Nasty !

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Rise Tattoo Magazine

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Rise Tattoo Magazine

Le dernier numéro de Rise Tattoo Magazine (N°30 du 29 avril 2014) a chroniqué NIGHT STALKER. La critique est élogieuse et je les remercie.

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Trilogie Noire - Léo Malet

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Ô rage, ô désespoir : Trilogie noire, de Léo Malet.

La vie est dégueulasse. Le soleil n’est pas pour nous. Sueur aux tripes. Difficile de faire plus explicite. Difficile d’annoncer la couleur - noire, forcément - de manière plus frontale. Et difficile aussi d’imaginer que l’on puisse aller plus loin dans le roman noir sans basculer dans l’horreur pure. Parce que la Trilogie Noire, c’est du tord-boyaux sur papier, de l’essence millésimée, et une tournée du patron servie aussi bien frappée, ça ne peut pas se refuser.

Des personnages écrasés par le destin, si conscients de leurs propres failles qu’ils prennent un plaisir pervers à les agrandir, s’y débattent comme des mouches prises dans la toile d’une araignée. Inadaptés, hostiles, farouches, ils foncent tête baissée vers l’inéluctable, semant la désolation sur leur passage. Ainsi de Jean Fraiger, qui avant de s’abandonner à un suicide effroyable (« Tirez au sexe ! »), a ces mots terribles : « J’aurais tant aimé vivre ».

Mais La vie est dégueulasse. André, à seize ans, le sait déjà quand il sort de prison. Pourtant, il va essayer. Essayer de survivre, essayer d’aimer, essayer de trouver sa place au sein de cette société qui ne veut pas de lui. Plus dure sera la chute. Paul appartient à la même espèce. Celle des petits truands pour qui braquage rime fatalement avec ratage, puis avec carnage. Celle-là même qui dès lors ne fait plus guère de différence entre petite et grande mort.

Narrés à la première personne, ce qui accentue encore leur impact et leur potentiel immersif, ces romans font mal. Très mal. Impitoyables, complaisants, insoumis, ils mettent en scène une triple danse macabre exécutée par tout ce que la banlieue parisienne d’après-guerre pouvait compter de figures tragiques et de laissés pour compte. La Trilogie noire, c’est de la poésie du macadam, c’est ce qui reste répandu au sol quand la tête a cogné une fois de trop sur le mur.

Voilà trois diamants noirs taillés au rasoir, balancés comme des pavés dans la mare, et qui plus de cinquante ans après leur découverte brillent encore d’un éclat qui fait mal aux yeux. Trois romans d'une bouleversante âpreté, d’un réalisme si douloureux qu’il en vient à abolir toute distance pour vous étreindre de l’intérieur. Sueur aux tripes, donc. Bien possible que Léo Malet ait inventé la notion d’ « horreur sociale » en tant que genre, finalement. Car la Trilogie noire, c'est la France d'en bas qui hurle à la mort, mais dans la fange personne ne t'entendra crier. Trois brûlots ravageurs et enragés, écrits en lettres de sang par-delà le bien et le mal, ou quand l'auteur de Nestor Burma crache son Voyage au bout de la nuit.

Trois livres essentiels qui représentent une étape décisive dans mon parcours de lecteur. Parce qu’il y eut pour moi un « avant » et un « après » Trilogie noire. Après avoir dévoré ces trois romans comme un mort de faim, je me suis retrouvé écrasé par leur terrifiant nihilisme, leur tempétueuse intransigeance et leur sauvagerie suicidaire. Merveilleuses et glaçantes qualités que je n’ai eu de cesse de rechercher dans d’autres livres. Autant dire que ma quête fut souvent vaine. C’est là le prix à payer pour certaines lectures. Pour autant, je ne regrette rien. Bien au contraire.

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La tronçonneuse de l'horreur - Nick Blake

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

La tronçonneuse de l'horreur - Nick Blake

Bouquin de 1984 par un certain Nick Blake. Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant cet auteur a sévi sous de nombreux pseudos d'emprunt : Wolf Kruger pour des récits de guerre, Samuel P. Bishop pour des westerns, Frank Taylor pour des histoires d'ovnis, Nick Shadow pour les romans ados et littérature de jeunesse... alors ? Toujours pas ?

Mais on parle de Shaun Hutson, bande de pleutres consanguins ! Les mauvaises langues diront que c'est une bénédiction qu'il soit peu traduit en France malgré une production prolifique et tournée vers l'horreur depuis plus de trente ans. Moi j'estime ce mec qui assume ses choix d'écriture malgré les nombreuses critiques.

Hélas, ce livre est une bouse. Il n'aura jamais la force des larvoïdes (le meilleur de Hutson à mon avis) et est ennuyant à mourir. L'intrigue est linéaire et la fin n'arrive à surprendre personne. C'est bien écrit mais on s'ennuie ferme. J'ai même pas envie de vous en faire un résumé. Tout est dit dans cette moche couverture.

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Série "BURP !"

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Série "BURP !"

Quoi de neuf de mon côté ? Vous croyez que je me claque les burnes en regardant "Les anges à Los Angeles" ? Putain de merde, respectez au moins les formidables chroniques que Léonox daigne poster sur ce fabuleux blog dédié à la littérature de mauvais genre ! De mon côté, je veux faire honneur à la littérature gore où je me vautre avec délice depuis de nombreuses années. Mais avoir écrit NIGHT STALKER en quelques semaines pour TRASH m'a ouvert les bronches et l'esprit. J'adore écrire dans ce domaine.

Du coup, je veux mettre en ligne prochainement des nouvelles gore pour inciter mes millions de visiteurs à découvrir ce genre littéraire aux multiples qualités. Les intellos pourront toujours se rabattre chez Gallimard et découvrir "Mort à crédit" de Céline mais moi je combats pour la littérature populaire pas chère et rapide à lire.

Du coup, au fil des prochains mois, je vais lancer sur ce mirifique blog une série nommée "Burp !" consacrée à de courts récits gore de moins de 50 000 signes. Surtout pour me faire plaisir. Et lorsque l'auteur jouit en écrivant, le lecteur reçoit son éjac faciale en lisant... et c'est tout ce qui m'importe !

J'ai une nouvelle en cours. Elle s'intitulera "Swimming-Blood". Comme d'habitude, ce sera écrit à l'arrache. Le gore est avant tout écrit par des éjaculateurs précoces. On laisse les hardeurs besogneux rédiger du Musso.

Bien à vous mes amis...

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La saga de Mme Atomos # chapitre 1

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

La saga de Mme Atomos # chapitre 1

J'inaugure une nouvelle catégorie dédiée aux chroniques avisées de Léonox, mon vieux complice de Gore et Directeur de TRASH. Régulièrement, quelques rubriques seront en ligne sur ce blog pour notre plus grand plaisir. Bienvenue à lui... et à sa prose !

On commence donc avec une mystérieuse Madame Atomos...

"

Hiroshima, mon amour : La saga de Mme Atomos, chapitre 1.

1945. La seconde guerre mondiale trouve une issue à la (dé)mesure de son horreur dans l'anéantissement des deux villes japonaises Hiroshima et Nagasaki par des bombes atomiques américaines. 1954. Les alliés d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui, et on parle désormais de « guerre froide » entre les États-Unis et l’URSS. En France, les éditions Fleuve Noir, bien connues des amateurs de littérature populaire grâce à leurs collections « Espionnage », « Spécial Police » et « Anticipation », s'engouffrent dans la brèche ouverte par cette période où tout semble possible - le pire ne s’est-il pas déjà produit ? - pour promouvoir un genre mal perçu chez nous: le Fantastique. La collection « Angoisse » est née.

1964. J.F. Kennedy est mort depuis un an quand André Caroff, auteur « maison » et prolifique du Fleuve Noir signe, après avoir écrit onze livres en trois ans pour « Angoisse », son premier roman consacré à Mme Atomos. Un tour de force autant qu'une incroyable « somme de toutes les peurs », dans la mesure où ce récit offre rien moins qu’une synthèse stylistique et thématique des quatre genres précités ! La sinistre Madame Atomos oppose en effet le meilleur de la police et des services secrets américains à une super-méchante Japonaise assoiffée de vengeance, dont la maîtrise de l'atome lui a permis de se constituer une armée de zombies équipée de fusils désintégrateurs, pour déclencher une guerre contre les États-Unis !

Un personnage aussi radical ne pouvant être contrecarré aisément, André Caroff met en place dès le premier épisode une équipe de choc constituée de Smith Beffort, agent du FBI, du docteur Soblen, spécialiste en énergie atomique, du « Singe », collaborateur direct de J.E. Hoover, ainsi que de Yosho Akamatsu, dynamique agent spécial de la police japonaise. Une galerie de protagonistes courageux et déterminés, que l’on retrouve avec plaisir dans le deuxième roman de la série, Mme Atomos sème la terreur, où celle qui ne tarde guère à s’imposer comme l’ennemi public numéro un utilise cette fois un immense champignon radioactif, puis des araignées mutantes géantes pour tenter de rayer le Texas de la carte.

Malgré un nouvel échec, qui aura quand même fait subir aux États-Unis des pertes humaines colossales et des dégâts matériels considérables, notre dragon femelle n'entend pas en rester là. Véritable Docteur Mabuse en jupons, elle n'apparaît quasiment jamais en personne, usant de clones à son image afin de mieux tirer les ficelles en coulisse. Vouant son aberrante créativité à son fantasme fanatique, elle ira même jusqu'à inventer dans l'opus suivant (Mme Atomos frappe à la tête) une onde "raciste" qui, plongeant les Blancs en catalepsie tout en épargnant les Noirs, lui semble le meilleur moyen de provoquer une guerre civile en Amérique ! Un parti pris thématique pour le moins audacieux au milieu des années soixante…

2014. Fort d'une écriture nerveuse et efficace, d'un sens de la narration et du suspense redoutable, d'effets judicieusement dosés, ainsi que d'une absence totale de retenue lors d'explosions de violence aussi nombreuses qu'inattendues, le début de cette saga magistrale se dévore encore aujourd’hui avec un plaisir gourmand, et ce un demi-siècle après sa rédaction. Les éditions originales d’« Angoisse » (numéros 109, 115 et 120) sont rares et onéreuses, mais un opulent volume rassemblant ces trois romans est disponible grâce aux vaillantes éditions Rivière Blanche, qui inaugura ainsi en 2006 sa collection « Noire ». Si j'osais, je vous dirais bien qu'il serait criminel de vous en dispenser... Comment ça, je viens de le faire ?"

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L'équarrisseur de Soho - Norbert George Mount

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

L'équarrisseur de Soho - Norbert George Mount

Norbert Moutier a merdé. Son récit intimiste démarrait bien pourtant. Bailey, un pauvre gusse travaillant dans un abattoir est le roi du dépeçage. Puis, peu à peu, les machines le remplacent au détriment d'un travail manuel acharné et jouissif. Bailey se retrouve à faucher des quartiers de viande pour les revendre à des restaurateurs indélicats. Forcément, il se fait choper et se fait virer.

Vivant à Soho dans un gourbi, Bailey doit trouver de nouvelles sources de revenus et combiner sa passion de l'équarrissage. En parallèle, il doit fournir une vieille (Miss Parkington) en bouteilles de sang tous les jours (vous suivez, j'espère ?). Quoi de mieux que de buter des putes ? Elles ont de l'argent en liquide, sont dans des endroits discrets, n'intéressent pas les flics et du sang frais circulent dans leurs veines gonflées. Jusqu'ici le pitch semblait bon, quasiment un scénar à la Shaun Hutson.

Cette ambiance centrée sur un personnage seul et solitaire rappelle MANIAC ou DERANGED. Et après, Norbert a foiré son coup. Lamentablement et c'est une grosse erreur de débutant. Que fout ce putain de soldat-zombie qui débarque au milieu de l'intrigue ? De plus, il conduit une bagnole et décime 73 flics dans les ruelles londoniennes !!! C'est du grand n'importe quoi ! Et je vous évite de révéler à qui est adressé le sang livré à la vioque.Ce GORE est essentiel pour les écrivaillons laborieux (dont je fais partie) pour connaître les écueils à éviter. Faut pas non plus prendre le lecteur pour un débile. Mais bon, Norbert j'te pardonne car il semble que ton premier gore "Neige d'enfer" est parfait. Et, d'après les rumeurs, il semblerait que tu caches quatre GORE dans tes fouilles et jamais publiés.

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