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Acid Cop

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Acid Cop est enfin disponible chez Zone 52. Je remercie toute l'équipe et les divers intervenants de cette belle aventure. Le rêve gore se prolonge avec Karnage et je me souviens du formidable élan initié par TRASH pour relancer une collection digne de ce nom. Depuis, mes contacts avec cette grande famille sont restés indéfectibles. Je souhaite que Karnage poursuive « le bel effet gore » le plus longtemps possible car la littérature populaire sale et méchante doit survivre. Mes remerciements chaleureux vont aussi à Will Argunas pour cette couverture remarquable qui retranscrit parfaitement l'atmosphère de mon roman.

De nombreuses influences ont guidé mon inspiration lors de l'écriture. Je cite mes films majeurs en préface et j'en oublie beaucoup d'autres. Le nœud central est le vigilante et revenge movies. L'auto-justice, le rapport tortueux avec la hiérarchie et la paranoïa. C'est souvent le cas dans ce domaine où l'homme finit seul dans un délire insidieux. Et les éléments déclencheurs sont multiples dans les œuvres cinématographiques : la vengeance, le viol, l'impunité politique, la corruption, le stress post-traumatique, la non-reconnaissance, l'oubli, l'alcool, la déchéance, le chômage, la société individualiste...

Le vigilante est souvent l'affaire d'un territoire : quartier, bayou, marais, maison, famille et le mien est celui de Hell's Kitchen à New York. Quartier de naissance de Stallone. Il me fallait un flic : Bereglia, origines italiennes. Pour le prénom, j'ai pensé à Serpico. Donc, Frank. Un mobile pour l'enquête : la disparition d'une femme de haute bourgeoisie dans une ruelle sombre, le mari est retrouvé mort. La voiture du couple : forcément la Mustang de Bullitt. Mes idées deviennent claires et le décor se pose. Les dialogues sont clairement orientés vers de l'humour gras, comme les doublages de nos bonnes vieilles VHS.

Il me faut une bande de sales mecs. Et je me souviens des Morlocks de H .G Wells dont j'ai revu le film de 1960 dernièrement avec Rod Taylor en guest star. Égouts et hommes-taupes. Tout s'imbrique à merveille. Le destin de ce flic doit être horrible et je pense à Maniac Cop pour le visage défiguré... sans oublier le physique de Vincent Price dans le rôle du docteur Phibes. Vous voyez que c'est important de visionner des centaines de films pour articuler une intrigue ! Il ne faut jamais se contenter d'une seule idée. Un roman doit être tissé avec des fils d'origine diverses. Après le monde souterrain new-yorkais, je dois trouver un autre lieu pour continuer mon histoire. Toxic Avenger surgit dans mon cerveau. Il me faut une décharge ! Et qui s'en occupe ? Alors là, je me tourne vers la seconde guerre mondiale. Aucune logique, me direz-vous ! Mais un roman gore ne se soucie jamais de ce genre de questionnement !

Les fondations en place, on pose des scènes cradingues et pornos... c'est le minimum syndical ! Pour resserrer l'intrigue, on supprime un chapitre entier de 10 000 signes. Ça fait toujours mal de se séparer d'un morceau de roman où on a tout donné. Mais le roman en sort plus vif et il ne faut jamais hésiter à couper (n'est-ce pas Shaun Hutson ?) pour le bien d'une intrigue. Le final part en vrille et nous abordons le thème du spree killer, un meurtrier qui tue en masse en une seule fois. Les lieux évoqués dans Acid Cop existent ou ont existé : Central Park, le Peep Land, les Narrows, Times Square... dans cette ambiance posée en 1986. Voilà ! J'espère que ce roman vous plaira autant que j'ai eu à l'écrire au fil des semaines. Et surtout qu'il ravivera des bons souvenirs aux cinéphiles que nous sommes : je l'ai rédigé en ce sens.

Le site de Karnage.

Acheter Acid Cop.

 

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Florence versus Quarantine

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Il est temps de vous livrer quelques infos sur mes deux prochaines publications. Déjà pour dépoussiérer cette catégorie « Zaroff-Kermen - Publications et réflexions » qui sert rarement et surtout pour évoquer deux amis aux projets toujours intéressants dont je reste dans leurs traces tel un bouledogue suivant la charrette d'un boucher-charcutier : Jérémie Grima et David Didelot.

 

 

 

 

Ce mois de novembre 2019 est donc particulier à mes yeux car il regroupe deux éditions où je laisse mon humble signature. En premier lieu, « Le monstre de Florence, autopsie d'un mythe criminel » de David Didelot, 68 pages tout couleur en format fanzine. Ce fascicule est consacré à l'énigmatique tueur en série qui sévit à Florence et ses environs de 1968 à 1985. Sept double-meurtres de couples adultères, de nombreux suspects aux vies dévastées, des pistes écartées, un fiasco judiciaire... bref le mystère reste entier sur l'identité du criminel. David Didelot revient sur l'originalité des meurtres, les mutilations empreintes de symbolisme et toute la culture populaire qui se greffe autour du mythe : fumetto, filmographie, documents, giallo, littérature, illustrations... Un univers étendu et labyrinthique que David détaille avec un œil d'expert.

 

Ce fut une énorme fierté de préfacer l'ouvrage, de dévoiler mon intérêt sur les serial killers, de donner ma version des faits sur le Monstre de Florence et d'établir un modeste « profilage » sur les motivations de ce tueur impuni. Je me suis sans doute trompé dans les grandes largeurs et un criminologue averti risque de rire aux éclats en me lisant. Mais ce n'est pas grave. Ce fanzine est l'occasion de transmettre notre passion commune, de creuser les différents aspects de l'enquête et de prouver que l'emprise populaire envers ces tueurs méconnus est forte et prolifique dans de multiples domaines artistiques. Merci David pour ta confiance renouvelée... et vivement le prochain !

 

 

 

 

En second lieu, j'ai été invité par Jérémie Grima à participer à un recueil de nouvelles pour Zone 52 Éditions. 464 pages au format livre de poche. Vingt auteurs firent partie de l'aventure Zone 52 à un moment donné. Ce livre est donc une sorte d'hommage avec un thème imposé : Zone 52 qui devait impérativement prendre une place centrale dans le récit. Un lieu, un décor, une zone secrète, un laboratoire pour mutants... à chacun de se forger une idée et de l'écrire.

 

C'est en parcourant « La foire aux monstres » bande dessinée de Berni Wrightson et Bruce Jones (Albin Michel, 1984) que l'intrigue de ma nouvelle s'est extirpée des brumes pestilentielles de mon cerveau. Double avantage : je respectais les codes du recueil et j'évoquais mon roman « Heca-Tomb » publié chez Zone 52. Mon récit « Quarantine » est une préquelle à « Heca-Tomb », la boucle est bouclée ! Ça se passe un siècle avant les terribles événements de cette ville maudite perdue dans l'Oregon. Quelles sont ces deux mystérieuses roulottes, ce camelot charismatique et ses effrayants bocaux ? Il me tarde de voir comment mes confrères de plume ont abordé le thème et de lire le résultat avec délectation. Je rappelle que ce recueil sortira le 18 novembre et que les pré-commandes sont ouvertes. Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

 

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Cathodic Overdose

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Retrouvez une longue interview de moi dans le troisième numéro de Cathodic Overdose. Pour apprendre à mieux aborder mes influences, ma méthode de travail, mon vécu avec TRASH ÉDITIONS, les origines de HECA-TOMB... le tout orchestré par Nasty Samy, le leader de The Black Zombie Procession.

Cette joyeuse équipe de contributeurs nous propose un large panorama de la culture bis : chroniques d'albums, films, V.H.S, dossiers sur Juan Piquer Simon, culture teenage au cinéma, jeux vidéo, western, watchlist... Les photographies et illustrations en noir et blanc agrémentent tout ce fourmillement d'informations où l'enthousiasme de Mighty Matt, Poison Emy, Val Le Blond, Nasty Samy, Rigs Mordo, Roswellito, BAF, Dr Stagup, Nola, Evilash, Sanju Rom et Helljay se fait sentir à chaque page. De quoi contenter le fan qui se respecte pour un prix très raisonnable. Cathodic Overdose est un fanzine de cinéma bis et fantastique des années 80 et 90, désormais édité par Sin'Art. 8 euros pour 100 pages. Le sommaire est vaste, complet et comblera vos soirées moroses. Merci à toute l'équipe de m'avoir permis d'entrouvrir les portes de ce sanctuaire dédié à nos passions interdites.

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Dimension Trash

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Dimension TRASH, un vaste recueil de vingt récits dédié à la mémoire de Daniel Riche et Pascal Marignac. Couverture RanXeroxienne de Willy Favre, illustrations intérieures par Maniak et préface de David Didelot où les passerelles reliant GORE, Rivière Blanche et TRASH sont détaillées avec passion et sincérité.

Christian Vilà démarre fort avec SPLASH ! Le ton employé rappelle celui de Jean Viluber et son « Décharges », mélangé à un semblant de « Street Trash » et « Les parasites de la haine » de Childer. Regroupez une invasion parasitaire venue de l'espace, un trio de zonards vivant sur les berges de la Seine, ébats sexuels incestueux... et vous obtiendrez un récit sordide, une caricature sociale perverse et un aspect SF digne d'un « Creepshow » gore et porno. C'est abouti, maîtrisé et formidablement visuel.

Adolf Marx n'est pas un type fréquentable. Avec son Épilogue du « Vivre ensemble », il répond au terrifiant « Lumpen » de Janus (tome 13 chez TRASH). On y retrouve le sale nègre tueur de vieilles et son acolyte tueur de DRH, détenus en cellule. Un troisième larron va subir les foudres destructrices des deux tordus. C'est dégueulasse, c'est vil, c'est horrible. Macabre tableau d'une société en dérive où chacun se meut avec le masque de l'égocentrisme.

Avec François Darnaudet et ses Femmes, plantes et autres machines cruelles, on bascule dans un monde tendance Métal Hurlant (illustré par Manara, ce serait formidable), sorte de rite initiatique d'un jeune homme qui traverse un univers où les hommes sont traits avec des machines et des grosses mamas. Puis ce sont les geigneuses, le carrefour à cinq branches, les plantes carnivores et un Wang qui se fait prendre au piège sensuel d'une paire de fesses végétale. Et on retombe dans le monde réel par un terre-plein qu'il ne faut guère accoster.

Le vieux briscard Brice Tarvel nous délivre un récit incroyable, Kotok, qui m'a rappelé le thème des « Souris et des hommes » de Steinbeck. Sauf que le colosse Lennie Small devient Kotok, un évadé de Sibérie, tueur et homo, qui se retrouve en France, après avoir traversé de nombreuses frontières. Il prend en stop une fillette nommée Grubiche. Va-t-il en faire son dessert ? Il va vite se rendre compte de son erreur. Surtout lorsque le cadavre du pépé de Grubiche est exposé sur une table. Le mythe de Frankenstein n'est pas loin dans ce sombre traquenard. Bravo monsieur Tarvel, il fallait y penser. Du grand art. Et quelle prose !

Texte troublant que celui de Cancereugène. Descente d'organes possède, à mon sens, plusieurs niveaux de compréhension. Est-ce l'enfer venant sur terre ? Est-ce la vision foudroyante et morbide d'un fœtus en développement ? Est-ce l'incarnation d'un cannibalisme incestueux et matricide ? À vous de vous faire votre propre opinion. C'est quasiment du Siébert. Donc un compliment.

On arrive (enfin) à mon auteur favori, le fabuleux Julien Heylbroeck. Même si il adore bouffer des légumes en se caressant le torse, c'est un type qui gagne à être connu. C'est donc avec une joie non contenue que je me suis plongé dans son Junkfood Rampage en foutant mes gamins jouer dehors avec les chiens, tandis que ma femme était tenue de passer l'aspirateur à l'étage. Magnifique ! Emballé comme jamais. USA, hiver nucléaire 89. Un vieil homme, Old Timer, se bat pour conserver ses livres entassés dans son repaire envahi par les rats. Le danger est aussi dehors avec les rares humains qui rodent dans les ruines. Petit hommage assumé à Lansdale et ses enfants du rasoir.

Romain d'Huissier évolue magistralement dans l'univers oriental. Avec sa Veuve écarlate, il brosse un huis clos intense et érotique, un peu à la manière de « L'empire des sens » sous fond d'immortalité. Écriture soignée et percutante.

Votre serviteur Zaroff (moi-même pour ceux qui n'ont pas suivi) détaille le mode zombies en huit histoires courtes. Zomb's short a été remanié par l'un des deux anthologistes de ce recueil et le résultat forme une palette réaliste sur ce thème fortement éculé. Ceci prouve qu'on peut toujours innover dans ce milieu avec un minimum d'imagination.

Sarah Buschmann est la jeunette de l'équipe. Remarquée depuis longtemps sur le forum de l'Écritoire des Ombres, elle est parvenue (à coups de griffes et d'ongles) à se faufiler parmi nous avec brio. Tranche de nuit relate la confrontation entre une pute droguée et un tueur sauvage. Elle luttera pour sa survie avec acharnement. Mais un appel téléphonique changera le cours de son destin. Une belle réussite. Style sec et accrocheur. Et un final glauque.

Gilles Bergal nous concocte un court récit mêlant zombies, faim lancinante et rats avec sa Nouvelle vie. La chute est savoureuse. C'est cynique, drôle et percutant. En plus d'être un romancier reconnu, c'est un sacré nouvelliste.

Est-il besoin de présenter Robert Darvel, le patron du Carnoplaste ? Son récit Killing Joe d'Amato est éprouvant, crapuleux et surtout original. Une sorte de fan-fiction mettant en scène le réalisateur d' « Anthropophagous » et l'auteure E.L James de « 50 nuances de grey ». Le thème du snuff dévie forcément dans une sauvagerie morbide. Cette confrontation impossible devient crédible sous la plume sanglante de Robert. Beurk !

Patrice Lamare donne souvent dans le théâtral. Les décors sont toujours soignés et ses galeries des horreurs sont une source d'inspiration pour les auteurs du genre. Allegro ma non troppo rend hommage aux créatures fantastiques (la Hammer n'est pas loin) contemplant un sacrifice orgiaque. L'assemblée composée de freaks se gargarise de ce macabre spectacle. Sorte de Club Monster revisité par Tod Browning. C'est délicieux en bouche.

Artikel Unbekannt & Schweinhund et ses multiples personnalités névrotiques. Huit récits forment White Trash. Textes sodomites et cruels souvent teintés de démences freudiennes. Mais ce sont aussi des hommages assumés à GORE et TRASH, famille indissociable dans l'univers de l'auteur et de son importance dans la construction sensorielle et intellectuelle de l'écrivain.

Catherine Robert n'a jamais été aussi proche de Gudule avec Je suis méchante. Vengeances d'une fillette envers des gamins de sa classe et de ses parents que tout oppose. Le machiavélisme de cette gamine est brossé avec talent et la chute judicieusement posée en deux phrases conclut ce récit d'une manière efficace. En gros, c'est parfait.

Guy Kermen est un sale mec. Encore plus avec cette tendre bluette Gloriole au glory hole. Les personnages sont vils et demeurés. Un bar de routiers, une femme qui se rend aux toilettes... et ça part en couilles.

Vaut mieux ne pas croiser Corvis entre minuit et une heure du matin. Sauf si vous avez Une heure à tuer. Bonne tranche de torture-porn où rien ne vous sera épargné. Un homme attaché et son bourreau. Soumission, délire mental, crescendo dans la cruauté. Bref, on ne voudrait pas être à la place de ce mec qui va en prendre plein la gueule. Et pour notre plus grand plaisir évidemment !

Kriss Vilà nous offre un second texte dans ce recueil avec Éventration d'une grenouille. Banlieue post-communiste dégueulasse, cités HLM. Un homme, gestionnaire des ordures ménagères, trône sur son petit monde de trafics. Il chope une gitane fouillant dans ses poubelles. Un style rappelant Houssin ou encore Andrevon. Forcément, ça va très mal se terminer.

Charles Nécrorian est mon mentor. Dans cette nouvelle SF, on y retrouve les hommes de verre de « Djinns ». C'est d'une poésie rare. L'intensité d'un récit de Matheson couplée avec la grandiloquence d'un Bradbury. Les immortels plairont sûrement aux admirateurs des « Chroniques Martiennes ».

Ce que j' adore chez Nelly Chadour, c'est sa facilité à explorer des univers historiques dans un ton cohérent et imaginatif. Un bourreau impérial de la Rome antique traque les chrétiens pour assouvir ses pulsions sexuelles et respecter son rang de rédempteur. Sacré gril est sans doute mon récit préféré de ce recueil.

On termine cette anthologie avec un texte désespérant et qui nous rappelle notre existence précaire, malgré notre penchant à nous croire immortels. Christophe Siébert tape fort en relatant la lente décomposition de La vieille. Et encore mieux lorsque les souvenirs d'une vie passée entrecoupent les détails de la putréfaction.

En guise de gourmandise, Sandy Foulon (l'administrateur du forum ULTRAGORE) chronique les douze premiers titres de TRASH. Un grand merci pour tous les contributeurs de ce recueil. Ce fut un moment magique, une fierté et un formidable élan pour les bâtards de Gore que nous sommes.

Se procurer le recueil chez Rivière Blanche.

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L'almanach des vampires (tome 2)

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La popularité du mythe du vampire est due au fait qu'il traite du sujet de la résurrection des morts, qui est au coeur de la plupart des religions du monde. Les nouvelles rassemblées dans ce volume mettent en vedette certains des plus célèbres vampires de l'histoire de la littérature. Certains prédatent Dracula, tandis que d'autres sont des incarnations modernes du mythe. Des écrivains du monde entier apportent une diversité de points de vue à ce mélange de tradition et de légendes vampiriques.

Figurent au sommaire de ce recueil Carmilla et Lenore, la Princesse Asa Vajda et la Comtesse Nadine Carody, Alinska, la Vierge-Vampire de Hongrie et Irma Vep, Dracula et le Capitaine Vampire, Lord Ruthven et Nosferatu, mais aussi les Vampires de Mars, Koschei l'Immortel et les Orphelines Vampires, présentant de nombreuses versions, à la fois traditionnelles et non-traditionnelles, du mythe du vampire, toujours plus non-vivant que jamais.

Retrouvez ma nouvelle intitulée "Une chambre pour Fingal" dans cette anthologie parue en septembre 2015 chez Rivière Blanche. Inspirée de "La chambre dans la tour" de E.F Benson, je revisite le mythe du vampire avec un hommage à Oscar Wilde. Vous y lirez également des récits de mes amis Dola Rosselet, Henri Bé, Artikel Unbekannt et Catherine Robert.

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Écrire des nouvelles fantastiques

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Ce guide conviendra à l'auteur débutant qui désire écrire des nouvelles fantastiques. Guy Kermen dispense surtout un état d'esprit, des manières à adopter, des astuces en évoquant les principes de base pour prétendre à la publication rapidement sur différents supports : fanzines, micro-édition, auto-publication...

L'amateur y puisera des conseils simples, nécessaires et compréhensibles sans tomber dans la lourdeur de ces nombreux guides rébarbatifs et trop documentés. Règles basiques de mise en page, phénomène de la page blanche, inspiration et critiques, soumissions de récits et comment débuter ?

Guy Kermen parle avec sincérité de sa passion pour l'écriture et espère que le débutant trouvera dans ce guide tout ce qu'il recherche au fond de lui pour se jeter dans le grand bain.

SOMMAIRE :

— Pourquoi ces conseils ? 10 points essentiels — Pourquoi veux-tu écrire ? — Écrire quoi ? — Les influences — Supports et coins d'écriture — Comment débuter ? Mise en page — Soumissions, appels à textes et critiques — Trouver son style, sa respiration — S'auto-publier — Un peu de promo : L'Écritoire des Ombres — Conclusion

 

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Il fout quoi le Zaroff ?

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Les visiteurs de ce blog se demandent sans doute pourquoi je ne poste pas des chroniques avec régularité et assiduité ? Les langues de pute diront que je suis le glandeur de l'année ou que je me fourre un paquet de chips Lay's devant la téloche ! Je dois vous avouer que je lis moins en ce moment car je me documente beaucoup et je tergiverse. Mais pourquoi ? Eh ben parce que je bosse sur un projet d'écriture super secret envié par l'élite franc-maçonnique judéo-bretonnante, pardi !

Je ne peux pas encore en parler mais je dois pondre neuf chapitres avant la fin de l'année. Ce projet sort des sentiers battus car il est novateur. Évidemment, ce sera un roman gore assorti d'un autre concept. Ceci est lié à la demande extérieure d'un mec qui baigne dans le milieu et, entre passionnés du genre, je ne pouvais qu'accepter la chose. Je reste fidèle au Collectif TRASH (avec qui j'ai des trucs en cours) mais cette bande de joyeux drilles n'avait pas les moyens financiers de me verser un acompte de vingt millions de dollars.

Plus sérieusement, mon projet se déroulera dans le Nevada et nous baignerons (une fois de plus) dans les meurtres sordides et crasseux. Le titre sera DIRTY EYES pour un tapuscrit de 200 000 signes maxi. Une fois le projet finalisé, la promo sera faite après accord de mon mystérieux mécène.

Donc ne soyez pas surpris de lire peu de chroniques dans les semaines à venir, je bosse dur pour contenter le lecteur avide de tripailles. Et n'oubliez jamais : "un seul être vous manque et la vaisselle s'accumule dans l'évier !"

Je vous aime. Surtout en grillades.

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Pourquoi j'écris du gore ?

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Pourquoi j’écris du gore ? Je me pose souvent cette question. Qu’est-ce qui pousse certains auteurs à franchir le pas de cette littérature malsaine et incomprise parmi nos proches ? Nous sommes pourtant des êtres sains (enfin je crois), ne mangeons pas de chair humaine avec un bol de café, ne nous masturbons pas non plus devant un chien écrasé sur le bord d’une route. Je suis comme la plupart des gens : marié, une baraque à payer, un chien, des serins à la con qui se battent dans une volière, une femme et des gosses. On s’échine sur un paragraphe mettant en scène un viol minable dans une ruelle sombre, on file aider les gamins à terminer leurs devoirs et on repart aussi sec dans notre histoire où le sang et la peur se mêlent aux viscères fumants, à la mutilation et à la torture. Quoi de plus normal, hein ? Quel est ce besoin viscéral de raconter de telles histoires ?

Je crois important de dire que le phénomène GORE est grand-guignolesque et doit le rester. Ce que nous écrivons n’aura jamais la puissance de la misère quotidienne. Allez traîner vos pattes dans une unité Alzheimer, en gériatrie ou encore au SAMU et vous rencontrerez les véritables souffrances humaines et le sordide caché du quotidien. Vous voyez bien que je suis un homme normal ! Comme mes confrères, je suis fasciné depuis tout gamin par les serial-killers mais je serais le premier à faire dans mon froc si je venais à en croiser un vrai dans une impasse, un soir de novembre. Il ne faut pas se leurrer : nous sommes des plaisantins. Le gore a-t-il été créé pour nous rassurer ? Nous donner le léger frisson de dégoût qui manque dans nos vies routinières, conformistes, douillettes et civilisées ? Je ne connais aucun auteur du genre qui soit rescapé d’un génocide rwandais ou syrien ! Le gore est-il uniquement perceptible et accepté par les sociétés progressistes, consuméristes et démocratiques ? Je n’ai pas envie de partir dans un débat qui n’intéressera personne mais je pense que cette parallèle était nécessaire. Est-ce l’ennui qui me fait écrire du gore ? Voilà la vraie question qui me taraude les génitoires.

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Le Gore selon Nécrorian

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Cet auteur aux nombreux pseudos est sans aucun doute mon auteur GORE préféré car je me retrouve dans ses univers. Mais c'est quoi le Gore pour lui ? En lisant son interview par J.P Mochon en mai 1987 (et parue dans "Autopsie d'une collection, le bel effet GORE" chez Fleuve Noir), je vous cite ses meilleurs passages en la matière : "D'abord, pour que ça accroche, pour que ça tape, il ne faut pas que ça fasse peur. Le gore n'est pas fait pour ça. Il y a l'épouvante, le fantastique, le S.F parfois. Le gore fait gerber. Il écœure, il dérange. Il obsède. Ensuite, un bouquin gore doit être court. [...] C'est exactement comme pour les films : s'il y a trop de sang, on en rigole. Donc je pense qu'il faut que le récit soit court, et qu'il soit haché." "J'ai pris un postulat de départ pour tous mes gores : toutes les histoires se passent aux États-Unis, parce que je crois que le paroxysme peut davantage sembler vrai là-bas qu'ici. Aux U.S.A, on apprend de temps en temps qu'un type a flingué quinze mecs. Quand ça arrive en France, c'est que derrière tout ça, il y a un but excessivement précis. Une vengeance, un truc politique, une partie de chasse. Tandis que là-bas, c'est de la folie pure." "Ce qui me fascine dans le gore, c'est que les hommes sont capables des pires paroxysmes. C'est pour ça que je ne fais pas intervenir de monstres ou de créatures abominables venues d'ailleurs, parce qu'alors, ce n'est plus du gore, mais ça vire au fantastique, et moi, dans ce cas-là, je n'y crois plus." "Le gore est un genre à lui seul et je pense qu'il ne doit pas être constitué uniquement de trucs d'horreur. Il faudrait que ça devienne une manière nouvelle d'écrire des histoires. C'est pour ça que pour moi, le label Gore veut dire : pas de censure, chacun traite le sujet qu'il veut comme il veut, mais pas forcément avec des scènes de viol, d'étripement ou d'amputation. On pourrait très bien imaginer des gores où il n'y a pas tout ça. Parce que je crois que si ça n'évolue pas, comme on ne peut pas aller tellement plus loin, ça va s'affadir et donc, à plus ou moins court terme, perdre des lecteurs."

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Qui m'a fait écrire du populo ?

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Quelle fut votre influence majeure pour écrire de la littérature populaire ? Pour ma part, ce fut le personnage de Bob Saint-Clar, interprété par Belmondo dans "Le Magnifique". Ce film peut sembler débile ou stupide mais il m'a profondément marqué. Le métier d'auteur est caricaturé en quelques signes distincts : - misère financière - misère affective - éditeur véreux - appartement sordide - matériel obsolète

L'écrivain François Merlin est intéressant. Son univers est gris, pluvieux et morose. Tout se détraque dans son logement : la plomberie est foireuse, l'électricité est dangereuse, la pluie gifle les vitres, la voiture rend l'âme (un agent de police se résigne à ne pas donner de PV lorsque l'essuie-glace lui reste dans les mains). Le personnage de l'agent secret Saint-Clar est l'exact opposé : soleil, bronzage, belles femmes, bagarres, dents éclatantes... Pour travailler, Merlin se sert de photographies, prospectus et plans. Tandis que son éditeur se paye de vrais voyages aux destinations paradisiaques. Merlin est divorcé et écrit pour payer la pension alimentaire. Son fils vient manger une fois dans la semaine. Le frigo est vide. L'écrivain est symbolisé comme un forçat, devant taper 80 feuillets dans le week-end, avec une machine à écrire qui ne frappe plus les "R". Il doit écrire vite "sans se relire", surtout pas ! Durant ce temps, son éditeur va en soirée, fume du shit et se pavane. L'éditeur devient l'affreux colonel Karpof, ennemi juré de Saint-Clar. Le mimétisme entre la réalité et la fiction devient un leitmotiv pour le pauvre Merlin. Une sociologue tente de comprendre le phénomène de cette culture populaire... mais Merlin ricane en lui disant : "Tout le monde s'en fout de votre thèse"... avant de se prendre une baffe.

C'est en voyant ce film que je me suis dit un jour : "Putain, j'ai envie de ça !" Merlin prouve aussi qu'écrire est inutile. Il jette tout son manuscrit par la fenêtre à la fin du film. Il veut vivre. C'est formidablement résumé. Contenter le lectorat populaire est fastidieux et vain. Mais on doit le faire.

Vive Saint-Clar et Super Crime Club. Je lui dois beaucoup.

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