La peste grise - Dean R. Koontz

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

La peste grise - Dean R. Koontz

Deux hommes déversent un produit chimique dans un lac en amont de la ville de Black River au milieu de la nuit. Ils repartent et à 12h30 se séparent. A 16h00 Rossner reçoit un appel lui signifiant de quitter l'autoroute et de percuter un mur. A 16h10 Holbrook est également contacté. Rossner heurte le mur à 160 km/h et Holbrook se tranche les veines dans la baignoire du motel où il se trouve. Nous sommes le samedi 06 août 1977.

On peut dire que le roman démarre fort ! Puis, peu à peu, Koontz pose ses personnages. Un veilleur de nuit de la scierie (proche du lac) a aperçu les deux hommes dans la nuit. Un homme (avec fils et fille) vient à Black River pour des vacances ; quelques habitants locaux pour présenter le décor et surtout un scientifique associé avec un homme d'affaires. Des recherches sur le subliminaire sont effectuées afin de modifier les réactions motivées du subconscient. Ceci intéresse fortement les militaires. Contrôler les cerveaux des hommes en maîtrisant leurs pulsions. Le principe est simple : une drogue amorce le cerveau comme une pompe pour l'ouvrir à la subception ; de telle sorte qu'un individu obéira à toute directive reçue de manière subliminale. Dawson (le boss) et Salsbury (le créateur du procédé) arrivent à convaincre le général Klinger (responsable de la sécurité sur 14 états américains) de rendre une faille possible au centre de recherches du Brockert Institute, afin que Salsbury puisse sortir en fraude des bandes magnétiques de renseignements. Dawson a financé un laboratoire dans sa propre maison pour achever le processus.

Le récit souffre de longueurs certaines et les pulsions sexuelles inassouvies de Salsbury (qui profite de son pouvoir pour contraindre des femmes à se déshabiller et à les cogner) rappellent Le déclic de Manara ! Disons que le langage ordurier employé par le personnage prête à sourire et est hors de propos. On peut également regretter une édition truffée de fautes d'orthographe. Le contexte ressemble plus à un scénar de série B au final. Vous pouvez lire ce bouquin si vous avez du temps à perdre !!!

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Ravage - René Barjavel

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Ravage - René Barjavel

Quel funeste avenir nous présente BARJAVEL dans son premier roman paru en 1943 mais commencé en 1939 (et achevé le 6 septembre 1942). Tous les revêtements divers sont en plastec (voire plastec caméléon pour les statues), Paris est défiguré (notamment le Vieux Montmartre), les artistes sont subventionnés, la nourriture est chimique et transformée mais les êtres sont les mêmes ! Vils et ambitieux. Les défunts sont conservés dans des vitrines dans le salon du commun des mortels. La Compagnie de Préservation des Défunts s'occupent de leur entretien, ainsi les générations conservent un souvenir visuel de leurs aïeux.

Barjavel se souvient : "Robert Denoël était devenu un ami. C'est lui qui a fait de moi un écrivain. En 1939, je lui avais apporté le manuscrit du roman qui devait s'appeler Ravage et auquel j'avais voulu donner comme titre : Colère de Dieu. (...)
Il n'a pas aimé le titre, Colère de Dieu. Il a quand même lu le manuscrit dans la nuit et, le lendemain, il a consacré sa matinée à me montrer quels étaient mes défauts et mes qualités. Il a remplacé le titre par celui de Ravage. J'étais jusque là un journaliste, il a fait de moi un écrivain. En cette matinée, il m'a appris mon métier. C'était un homme fantastique. À part Céline, tous ceux qui sont passés chez lui lui doivent quelque chose de leur talent. Denoël était un éditeur dans le grand sens du mot."

Ravage se décline en quatre parties :

Les Temps Nouveaux est la présentation des personnages, les statuts sociaux et le lieu : Paris en 2052. François Deschamps est l'acteur principal. 22 ans et étudiant en école de chimie. Il est fort et possède des origines paysannes dans le Sud de la France.

Son amie d'enfance (qu'il retrouve à Paris) est Blanche Rouget, jeune femme de 17 ans devenue la vedette d'un spectacle radiophonique de la station Radio-300 que dirige le richissime et puissant Jérôme Seita. Blanche se fiance avec son Patron qui, pour se débarrasser de François, le fait recaler du concours de chimie dont il était à l'origine le major de la promotion.

Ce roman apocalyptique fait évidemment penser à Malevil de Robert Merle, Sécheresse de J.G Ballard et diverses anthologies sur le thème de la fin du Monde.

La Chute des Villes annonce l'apocalypse à venir. L'Empereur du Continent Africain déclare la guerre à l'Amérique du Nord. Le jour même de son annonce radiophonique, Paris est coupé de toute énergie, mettant ainsi les habitants dans le désarroi. Mais vous connaissez l'Homme dans la difficulté ! Sans civilisation, son instinct primaire reprend le dessus ! L'horreur commence exponentiellement. Des vieux sont balancés dans le vide (plus d'ascenseurs), les vêtements tombent (les coutures tenaient électro-magnétiquement) et beaucoup se retrouvent nus, le Gouvernement est divisé, le Ministre de la Guerre ressort les baïonnettes car les armes ne fonctionnent plus... mais le Ministre de la Médecine Gratuite et Obligatoire est plus alarmiste : que vont devenir les soixante-dix millions de morts privés de conservation et qui commencent à dégeler dans leurs vitrines ? François forme une bande, un clan où les hommes survivent en se battant pour de la nourriture, de l'eau et de l'espoir. François devient le chef incontesté d'un petit groupe. Ils se déplacent lentement et sortent de la périphérie et rejoignent la campagne. Les scènes dantesques se suivent et se ressemblent.

Le chemin de cendres est un chemin de croix. Un immense brasier ravage les villes et les campagnes environnantes. L'odyssée se parsème de morts, de péripéties mouvementées à travers les flammes, les forêts détruites, les crevasses, les animaux apeurés et affamés. Le constat est terrible car l'eau manque cruellement et les chevaux succombent un par un. François envoie un homme à la quête du précieux liquide.

Le Patriarche est nettement plus mystique ! La femme du groupe enfante dans un coin de paradis. Ils arrivent enfin dans le Sud et s'organisent. Des années passent et François a dix-sept enfants. A l'âge de 129 ans, l'autorité de François s'étend sur "toute la région limitée à l'ouest et au nord par le Rhône, à l'est par les Alpes et par la Méditerranée au Sud." La polygamie est obligatoire.

On peut déplorer une fin un peu trop "new-age", un peu trop spirituelle, un peu trop paternaliste ("travail-famille-patrie") mais les descriptions (lieux, personnages, actions, pensées...) sont remarquables et dénotent déjà l'exceptionnel talent de narration de Barjavel.

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Méchant garçon - Jack Vance

Publié le par ZAROFF

Méchant garçon - Jack Vance

Voilà un putain de bon bouquin ! Jack Vance, auteur plutôt accroc à la Fantasy et la SF a néanmoins produit un tiers de ses œuvres dans des polars et thrillers. Méchant garçon est sans doute son meilleur thriller tant l'angoisse est si bien distillée dans les chapitres. Le jeune Ronald vit avec sa mère lorsqu'il viole et tue une fillette de onze ans. La mère, très protectrice de son fils unique, décide de le cacher dans une pièce sous l'escalier. Dans son nouvel univers, Ronald évolue dans un imaginaire Fantasy qu'il exprime par des écrits et dessins. Des pulsions sexuelles troublent son esprit tandis que Vance développe une atmosphère glauque et confinée.

Les jours se passent sans encombre lorsque sa mère choisit une option dangereuse : elle meurt à l'hôpital ! Ronald se retrouve seul durant des semaines. Mais une nouvelle famille emménage dans la maison abandonnée. Les parents sont accompagnés de deux jeunes filles pulpeuses dont Ronald va bientôt connaitre les secrets par un judas qu'il va confectionner. L'angoisse monte...

C'est vraiment un bouquin intense avec une fin qui ne m'a pas convaincu. C'est le seul défaut de cette intrigue magistrale et rondement menée par Vance.

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Poison d'avril

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox


Le milicien décapite la femme violée à coups de machette, soulève son corps qu'agitent les derniers spasmes et le superpose à celui de Breuil, qu'il force à la pénétrer. Horrifié, le visage inondé de sang, David sent son érection durcir au contact des muqueuses souillées. L'autre braque sur lui sa propre caméra. - Tu vois, charognard de journaliste, tu es encore pire que nous... 

Sang à la une, meurtres à vocation publicitaire, viols à but lucratif, reportages ignobles, fictions où les acteurs souffrent et succombent réellement: la société du spectacle dans ce qu'elle a de plus infect. Silence, on tue.

(Illustration: DeshumanisArt)


 



Melchior achève de dénuder Isaiah à l'aide de son couteau. Il considère avec dédain le pénis flasque qui tressaute sur les testicules et détaille le corps à sa merci, terrain de jeu si merveilleusement innervé. Puis il choisit un crochet. Il va débuter en douceur, avec un petit hameçon à barbillons qu'il enfonce dans le muscle trapézoïdal, juste au-dessus de la clavicule gauche saillante comme un guidon de vélo.

Sexe, piercings et rock'n'roll. Chant des aiguilles, tintement des crochets, vrombissement des moteurs et hurlements de douleur. Si on devait mettre en chanson La Ballade de Mel & Rose, ce ne serait pas Bob Dylan qui s'y collerait. Les plus belles histoires d'amour peuvent aussi se vivre sur du Cannibal Corpse.

(Illustration: Willy Favre)


 



Enchaînées aux piliers, trois femmes nues gémissaient. Leur corps suintait de pus. Leur ventre rond et tendu tremblait comme de la gelée. L'une des infortunées releva la tête et poussa un grand cri. Elle écarta les jambes. Une boule rose et noire, visqueuse et ensanglantée, se fraya un chemin hors de la matrice, griffant de ses pattes les lèvres croûteuses, avant de rouler sur le tas de détritus.

New York, 1982. Des femmes disparaissent, des hommes sont dévorés... Secte de cannibales ou... pire ? La détective Gamble Farley et son collègue Amelin sont chargés de l'affaire. Après avoir fouillé les poubelles et les immondices, ils vont devoir plonger dans la fange des égouts. Sans se douter que les y attend la plus abjecte des surprises...

(Illustration: Vitta Van Der Vulvv)


Bientôt. Très bientôt.

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Le reflux de la nuit - J.P Andrevon

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Le reflux de la nuit - J.P Andrevon

Je ne peux jamais résister longtemps à une couverture du Masque fantastique. Celle-ci me fait irrésistiblement penser au Passe-Muraille de Marcel Aymé. La quatrième de couverture est alléchante comme un beau billet de 500 euros. Et quel bonheur d'avoir découvert ce roman !

Andrevon a publié une première fois cet ouvrage en 1972 sous le pseudonyme d’Alphonse Brutsche. Pierre Merlin est un veuf inconsolable. Il est hanté par le souvenir de sa défunte femme Christine morte un an auparavant Tous les soirs il quitte précipitamment son bureau pour se rendre directement au cimetière. Ses collègues de l’agence d’urbanisme le plaignent. Tout son temps libre n’est consacré qu’à se rendre sur la tombe de son épouse. C’est devenu une obsession, un rite. Il se recueille et engage des conversations stériles avec Christine. Soudain il entend des voix, des murmures près de lui. Un vieil homme vient à sa rencontre. Une odeur de nuit et de tombe l’enveloppe. Il propose à Merlin de faire « revenir » son épouse. Après tout c’est le vœu le plus cher de Pierre. Le nom du vagabond est Jéobald Bornimus. Il réclame la somme de 400 000 anciens francs pour la résurrection de Christine.

Petite anecdote : la rue citée près du logement de Pierre Merlin est la rue Auguste Derleth ! Clin d’œil à Lovecraft. Le soir même Pierre a une terrible vision : le corps en décomposition de Christine dort à ses côtés dans le lit conjugal ! Pierre hurle de terreur… mais ce n’est qu’un mauvais cauchemar ! Le veuf accepte le contrat et l’attente commence…

Le reflux de la nuit s’essouffle vers la troisième partie mais le récit est néanmoins excellent dans les descriptions. Agréablement surpris par cet Andrevon dont je conseille l’achat les yeux fermés pour les amateurs de récits de morts-vivants. C’est un compromis entre l’Affaire Charles Dexter Ward et Simetierre ! Court roman de 180 pages qui se dévore en deux nuits.

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Blaze - Richard Bachman

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Blaze - Richard Bachman

Blaze est une particularité à lui seul. Il fut écrit avant Carrie ! Rédigé sous le pseudo de Bachman entre 1966 et 1973, c'est le dernier des romans de Bachman (Rage, Marche ou crève, Running Man, Chantier et La peau sur les os). Steevie le trouva mauvais et l'oublia durant quelques années. Le manuscrit fut déposé dans un carton dans un coin de la bibliothèque Folger de l'université du Maine durant trente ans ! Le King admet aussi avoir perdu deux autres manuscrits : Under the Dome et The Cannibals. Blaze fut donc révisé et publié. Les droits d'auteur iront à la fondation Haven. Mais passons tout de suite à l'intrigue...

... On voit tout de suite que c'est une oeuvre de jeunesse car Steevie souffre d'habitude d'éléphantiasis littéraire contrairement à Blaze qui comporte des chapitres très courts et peu développés dans la psychologie des personnages. Psychologie guère poussée d'ailleurs pour Blaze le colosse hanté par la voix de son mentor George, un caïd à la petite semaine. Le père de Blaze a eu la bonne idée de jeter son gamin trois fois de suite dans l'escalier. Depuis Clayton "Blaze" Blaisdell est retardé mental avec une carrure de colosse. Entraîné vers des combines foireuses par George, Blaze sert de main-d'oeuvre pour les boulots de merde, du genre voler une tire... encore faut-il penser à baisser le capot ou éteindre la loupiote du plafonnier ! Le dernier plan foireux de George est d'enlever le bébé d'une riche famille d'armateurs : les Gerard. Hélas, George n'est plus et ne subsiste que dans la tête de Blaze. Le colosse décide de mettre en oeuvre le rapt. Purs moments de lecture à la vue de Clayton faisant ses courses dans un magasin pour nourrissons ou bien encore le braquage d'une boutique pour quelques dollars... surtout penser à mettre le bas sur le visage ! Blaze pénètre chez les Gerard en pleine nuit et enlève le nourrisson. En parallèle nous assistons à des flashbacks sur l'adolescence de Blaze à Hetton House, un pensionnat pour orphelins et enfants difficiles. Il y règne une discipline de fer. Il se fait un copain : John Cheltzman, qui l'aide à faire ses devoirs de maths en contrepartie d'une protection car John est le souffre-douleur de ses camarades. Ensemble ils font une virée mémorable à Boston après avoir trouvé un portefeuille rempli de dollars dans un cinoche. L'épisode de la cueillette des myrtilles est le plus touchant, voire dramatique. Le destin de Blaze se trompe de sens à ce moment hélas.

C'est un bouquin divertissant du King. La lecture est aisée, ça se lit comme un bon polar à la James Hadley Chase et Blaze est attachant dans ses déboires. De nombreuses touches comiques parsèment l'histoire. Ce roman de jeunesse permet de découvrir une facette du King plus légère et moins complexe. Roman moins ambitieux que tous les autres mais qui offre l'occasion d'un excellent compromis entre deux récits plus corsés...

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Chronique de Sangore (forum Ultragore)

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

C’est Zaroff qui signe ce sixième Trash. Celui-ci se situe bien dans la lignée des bons vieux Gore. D’ailleurs, il est dédicacé à Nécrorian (décidément l’auteur fétiche de la Trash team !). Un tueur taré, des meurtres crapuleux mêlant sexe et gore (il y a de la gérontophilie, du viol d’handicapée physique, du bébé empalé… Zaroff ne recule devant rien !), des policiers sur le coup… Et pour parfaire l’illusion, l’histoire se déroule dans les années 80.

Le tout est rythmé par les paroles de la chanson « Night Prowler » d’AC/DC. Night Prowler, Night Stalker… Pas besoin d’un dessin ! Le célèbre groupe de heavy metal n’est pas juste cité pour faire beau, il est au contraire bien incorporé au récit : cela tourne autour de l’obsession particulière qu’a Richard pour ledit band. Il faut savoir que l’auteur s’est inspiré du vrai tueur en série Richard Ramirez (1960-2013), condamné pour 14 meurtres et 11 viols et autoproclamé satanique et fan d’AC/DC. Fiction et réalité sont donc entremêlées, ce qui donne un caractère dérangeant à l’ensemble. L’importance accordée à la dimension musicale est l’un des aspects qui donnent sa singularité à cette histoire somme toute assez classique dans le fond. La plongée dans les années 80 californiennes, qui n’est pas du tout pour nous déplaire, amène aussi un certain cachet. Et puis les meurtres scandaleux qui parsèment ce sympathique roman font leur petit effet…

« Le jeune homme se vida à grands jets sur les chairs molles, puis son bras décrivit un geste latéral rapide. Le corps tressauta sur le lit, tel un cheval sur le point d’être dompté. La gorge de la vieille dévoila, en se déchirant, une nouvelle bouche obscène. Un sang visqueux inonda le matelas et projeta sur le mur un geyser écarlate. » (P. 10)

En bref, il n’y a rien à jeter dans ces deux premières fournées (2 X 3) de Trash. Il y en a qui frappent plus fort que d’autres, certes, mais tous méritent le coup d’œil. Une bien belle collection débute. Pourvu qu’elle dure longtemps et s’enrichisse de très nombreux titres ! Vivement les prochains ! Longue vie aux éditions Trash !

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Ultragore

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Beau dossier consacré à TRASH et les six premiers volumes. Merci à Sangore, l'administrateur de ce forum consacré au Gore.

Lien :

http://ultragore.leforum.eu/t932-Dossier-sp-cial-TRASH-DITIONS-interview-critiques.htm

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Now It's dark podcast - épisode # 44

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Une superbe chronique en podcast de mon roman et de TRASH. Les mecs se marrent bien et on prend vraiment du plaisir à écouter ce bon gros délire. Ils ont adoré mon gore et je les remercie de cette tendre attention !

Cette chronique débute exactement à 20mn47 et dure 6 minutes.

http://nowitsdark.podomatic.com/entry/2014-03-11T02_51_44-07_00

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Les déserteurs temporels - Robert Silverberg

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Les déserteurs temporels - Robert Silverberg

Robert Silverberg, né à New York en 1936. est l'un des auteurs majeurs de la science-fiction américaine. Son personnage favori est un solitaire, embarrassé par des pouvoirs extraordinaires qui lui font plus de mal que de bien. De tous ses romans, le Fils de l'Homme est celui qu'il aime le plus.

De Silverberg, je possède quelques romans mais ce fut le billet d'un ami qui me décidât de lire celui-ci en premier. Et quelle heureuse surprise ! Enfin un bon petit roman qui se lit d'une traite pour un passionné de SF et plus particulièrement de société Orwellienne, de voyages dans le temps et de surpeuplement mondial. Ce bouquin explore ces trois thèmes autour d'un personnage central : Joe Quellen, Secrétaire Criminel du Gouvernement Suprême, de la Septième Classe. Les dirigeants occupent les premières classes et ont donc accès à des privilèges. Pour les classes inférieures, c'est la promiscuité, du chômage ou encore le rationnement en oxygène.
Quellen est chargé de l'enquête concernant des déserteurs temporels qui s'enfuient vers le vingtième siècle pour tenter de retrouver une vie agréable. Les exodes temporels ont lieu entre 2486 et 2491. Le Gouvernement Suprême s'inquiète pour les paradoxes temporels qui pourraient subvenir. Quellen doit découvrir l'endroit et les organisateurs de ces voyages illicites.

Malgré quelques incohérences entre les réactions philosophiques du Gouvernement Suprême et les actes de Quellen, ce livre est une vraie réussite. On peut regretter également des verbiages médicaux concernant les épisodes envers la secte de régurgitation (d'ailleurs ces passages n'apportent rien à l'intrigue) mais l'ensemble est agréable à lire. La quête de Quellen vers un espace de liberté, la médiocrité pour les autres membres de sa famille, le besoin de liberté individuelle plus fort que l'amour familial... tout s'imbrique à merveille vers une conclusion que chacun se forge.

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