Chronique de Sangore (forum Ultragore)

Publié le par Zaroff

C’est Zaroff qui signe ce sixième Trash. Celui-ci se situe bien dans la lignée des bons vieux Gore. D’ailleurs, il est dédicacé à Nécrorian (décidément l’auteur fétiche de la Trash team !). Un tueur taré, des meurtres crapuleux mêlant sexe et gore (il y a de la gérontophilie, du viol d’handicapée physique, du bébé empalé… Zaroff ne recule devant rien !), des policiers sur le coup… Et pour parfaire l’illusion, l’histoire se déroule dans les années 80. Le tout est rythmé par les paroles de la chanson « Night Prowler » d’AC/DC. Night Prowler, Night Stalker… Pas besoin d’un dessin ! Le célèbre groupe de heavy metal n’est pas juste cité pour faire beau, il est au contraire bien incorporé au récit : cela tourne autour de l’obsession particulière qu’a Richard pour ledit band. Il faut savoir que l’auteur s’est inspiré du vrai tueur en série Richard Ramirez (1960-2013), condamné pour 14 meurtres et 11 viols et autoproclamé satanique et fan d’AC/DC. Fiction et réalité sont donc entremêlées, ce qui donne un caractère dérangeant à l’ensemble. L’importance accordée à la dimension musicale est l’un des aspects qui donnent sa singularité à cette histoire somme toute assez classique dans le fond. La plongée dans les années 80 californiennes, qui n’est pas du tout pour nous déplaire, amène aussi un certain cachet. Et puis les meurtres scandaleux qui parsèment ce sympathique roman font leur petit effet… « Le jeune homme se vida à grands jets sur les chairs molles, puis son bras décrivit un geste latéral rapide. Le corps tressauta sur le lit, tel un cheval sur le point d’être dompté. La gorge de la vieille dévoila, en se déchirant, une nouvelle bouche obscène. Un sang visqueux inonda le matelas et projeta sur le mur un geyser écarlate. » (P. 10) En bref, il n’y a rien à jeter dans ces deux premières fournées (2 X 3) de Trash. Il y en a qui frappent plus fort que d’autres, certes, mais tous méritent le coup d’œil. Une bien belle collection débute. Pourvu qu’elle dure longtemps et s’enrichisse de très nombreux titres ! Vivement les prochains ! Longue vie aux éditions Trash !

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