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Nécrose - Mort Humann

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Nécrose - Mort Humann

"Putain de pays", aimait à répéter le Maréchal des Logis Chef Aimée Borne en parlant de Saint-Loth, cette petite île des Antilles françaises à laquelle il ne parvenait décidément pas à s'accoutumer. Pourtant, Saint-Loth avait tout pour être un paradis: des plages, des cocotiers, la mer des Caraïbes...Mais c'était compter sans les caprices du temps...et les effets du tourlourou qui, parfois, broient les corps des touristes et font d'un paradis un lieu pire que l'enfer.

Huitième et dernier volet de la série MANIAC. C'est un récit honnête se passant sur une île perdue des Antilles. Le maréchal des logis Borne est le chef d'une brigade de gendarmerie à Saint-Loth. Un cyclone nommé Mirza s'approche. Borne a chopé un sale virus, la dengue, et le fait délirer. À cela, il faut ajouter un climat chaud et poisseux, une humidité crasse qui vous fait boire de la bière dès le matin. Deux touristes canadiennes ont disparu de leur hôtel. Borne se met à les rechercher tandis que le cyclone arrive de la Guadeloupe... J'ai aimé ce récit vif où l'atmosphère hallucinatoire et tropicale prime sur l'intrigue. On peut relever des moments bien sanglants et les descriptions sont de très bonne facture. Ce bouquin conclut la série d'une fort belle manière.

Au final, MANIAC est une courte collection de niveau inégal. Le meilleur côtoie le médiocre mais l'ensemble laisse un bon souvenir de lectures. Mon classement est :

1 : CHAIR À SUPPLICES de Brotot

2 : VICTIMES de Hutson

3 : LES PARASITES DE LA HAINE de Childer

4 : VOYAGE AU BOUT DU JOUR de Béhémoth

5 : NÉCROSE de Humann

6 : UN FESTIN DE RATS de Berma

7 : MASSACRES D'OUTRE-TOMBE de Brandner

8 : CRÈVE MAJORETTE, CRÈVE... de Husso

Et je remets la palme de la meilleure illustration à UN FESTIN DE RATS.

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Crève majorette, crève... - John Russo

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Crève majorette, crève... - John Russo

Dieu lui avait confié une mission : châtier les femmes pour leur concupiscence. Ainsi, il leur épargnait les flammes de l'Enfer en accomplissant_ une action de grâce. Il se purifiait, en quelque sorte, en dépeçant ces jeunes corps dont les spasmes d'agonie éveillaient en lui de bien étranges sensations. Et lorsqu'il allait voir les majorettes à l'entraînement, il se disait que Dieu, décidément, avait bien fait les choses : il y avait tant de filles à châtier...

Bof, bof, bof... L'auteur de la célèbre trilogie consacrée aux morts-vivants adopte une intrigue différente et s'apparentant plutôt à un polar semi-gore. On en a tiré un film nommé "The Majorettes" en 1987 (soit huit ans plus tard que la sortie du bouquin) qui ne casse pas des briques mais qui contentera les adeptes du genre. Un psycho-killer viole et tue des majorettes pour des raisons particulières. Les personnages sont grossièrement esquissés, notamment l'infirmière Helga et je ne parle pas de la bande de voyous dirigée par Mace Jackson.

Quelques scènes sont violentes sans parvenir à terrifier le lecteur aguerri. C'est un bouquin assez insipide en somme. Vaut mieux se rabattre sur un film du style "Trauma" pour le côté huis-clos entre la vieille femme et son bourreau féminin. Le seul intérêt de ce livre est la magnifique couverture qui illustre le premier meurtre sur "la colline des bons coups."

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Chair à supplices - Dominique Brotot

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Chair à supplices - Dominique Brotot

"Michel, Marie-France, Noëlle, Georges, Armand St Hubert... Ils étaient cinq plus leur guide, Vittorio, et tous avaient une bonne raison de séjourner à Praraye, "le trou le plus perdu d'Europe". Chacun espérait y trouver le rêve, le repos, l'aventure, le salut... Et puis, il y eut cette excursion. Et l'avalanche qui faillit les engloutir. Sans doute eût-il mieux valu qu'ils périssent ainsi. Car ce qui les attendait, tapi sous cette montagne où ils croyaient avoir trouvé refuge, devait leur faire à jamais regretter d'avoir échappé à une mort brutale."

Quel bon bouquin ! Sans doute le meilleur de la série, à mon humble avis. Le vocabulaire est judicieux, notamment tout ce qui touche au décor alpestre et les personnages sont passionnants. On y trouve un réalisateur raté, un médecin pédant, une chaudasse, une femme désabusée, un excité du boulot... tous se retrouvent coincés lors d'une excursion dans les Alpes italiennes. Ont-ils une chance ?

Évidemment que non ! Ils sont piégés par le Comte Skirnof et l'insatiable servante Minochka. L'aristo se terre dans une grotte souterraine aux multiples galeries. Certains celliers regorgent de victuailles innommables. J'en dis pas plus. Faut lire ce monument de littérature de gare. Y a un peu de cul, du gore, du cannibalisme à outrance, des nibards bombés, de la cervelle à la louche... un pur bonheur pour les amateurs !

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Les parasites de la haine - Childer

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Les parasites de la haine - Childer

Imaginez cela : un médecin attaqué en salle d'opération par un ver carnassier surgi des viscères d'une de ses patientes ! L'incident avait fait la une de tous les journaux, mais Olivia, la sœur de la jeune opérée, ne pouvait se contenter du récit publié dans la presse. Elle voulait savoir comment sa sœur avait pu abriter dans son ventre une telle atrocité. C'est pourquoi elle alla trouver un détective du nom d'Ed Causey. Ed, au chômage depuis longtemps, croyait tenir une bonne affaire. Il se trompait. Celle-là le conduirait au-delà de l'effroi, au-delà de la haine, au cœur de la folie...

Mouais... le thème des gros vers a déjà été écrit maintes fois et ne comptez pas sur ce second gore de l'auteur (après "Vrilles") pour renouveler le genre. Les personnages sont inconsistants, le détective alcoolique n'a pas le charisme d'un Sam Spade ou Marlowe et l'intrigue est assez poussive. Quelques scènes mériteraient un développement plus équivoque (notamment les viols répétés de Joyce) ainsi que la traque de la créature dans les égouts. La chute relève un peu le niveau mais ce récit nous laisse pantois. Ça se mélange entre complot Lybien et manipulations génétiques. Vu la consistance du scénario, Shaun Hutson aurait été parfait pour écrire ce roman.

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Massacres d'outre-tombe - Brandner

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Massacres d'outre-tombe - Brandner

Pour le docteur Hovde, cela ne faisait aucun doute : Joana était morte noyée. Pour les amis de la jeune femme aussi, qui contemplaient son corps au bord de la piscine. Alors, quand elle rouvrit les yeux et que son coeur se remit à battre, on cria au miracle. Mais Joana savait que les morts ne l'entendaient pas ainsi. Elle leur appartenait et sa résurrection était une imposture. D'ailleurs, ils le lui avaient dit : "nous viendrons te chercher". Or les morts tiennent toujours leurs promesses, dussent-ils pour cela feindre de vivre encore !

Je ne connaissais pas du tout cet auteur américain, célèbre pour sa trilogie "Hurlements" parue dans la collection GORE. Ma foi, c'est pas mal du tout. Ce bouquin n'est pas à retenir pour ses scènes sanglantes (y en a quasiment pas) mais pour son côté fantastique bien amené. Une jeune femme connaît une expérience après la mort et refuse d'aller au bout du tunnel, malgré une voix forte qui l'ordonne de venir à eux. À son réveil (ou résurrection), elle se trouve percutée par une femme en voiture. Mais le légiste est formel : cette femme était déjà morte avant l'accident. Pourtant, c'est bien elle qui conduisait le véhicule !
Les personnages se mettent en place : un charlatan médium, un flic, une sorcière, un docteur, un compagnon... et des créatures qui veillent ! Ça se lit bien et je pense acquérir les autres bouquins de cet auteur. Le style est correct, lisible et l'intrigue est tissée comme il faut. Dommage que MANIAC ait cessé au huitième numéro car Brandner était prévu en numéro quinze avec "Possessions". La vie est cruelle parfois... Vous aurez relevé cette magnifique illustration de Gourdon, ça donne envie de devenir mort-vivant !

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Voyage au bout du jour - Béhémoth

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Voyage au bout du jour - Béhémoth

La mort de sa femme hantait Philippe jour et nuit et il pensait trouver l'oubli en roulant jusqu'à cette île d'Ouessant que le soleil éclaire de ses derniers rayons avant de s'enfoncer derrière l'horizon. Mais sur sa route, il croisa Liane, la fille aux yeux pâles. Ils furent désormais deux à fuir leurs souvenirs. Et lorsqu'ils franchirent la mer pour gagner Ouessant, l'horreur tentaculaire tapie dans les abysses se mut à leur rencontre. Décidément, il est des voyages qu'il vaut mieux ne jamais entreprendre, surtout s'ils vous conduisent jusqu'au bout de la peur et jusqu'au bout du jour...

Bof, bof, bof... Ce bouquin de Béhémoth (alias Corselien, Kaa, de son vrai nom Pascal Marignac) possède une bonne mise en scène lovecraftienne (un poulpe géant sur l'Île d'Ouessant, au large de Brest) mais beaucoup de points restent obscurs. Lecture assez vite ennuyeuse malgré une atmosphère bien développée en première partie.

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Un festin de rats - Berma

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Un festin de rats - Berma

Après tout, c'était sa faute ! Mathilde n'aurait pas dû poser tant de questions embarrassantes. Ainsi, Louise n'aurait pas été contrainte de la livrer en pâture à ses chers protégés et la vie, aux "Ormes", aurait continué comme avant... Enfin, presque, car Louise n'était pas seule à jouer avec la vie des autres dans cette maison de retraite pour vieillards fortunés. D'autant que Christian, le directeur, avait appris son métier dans de bien peu avouables circonstances. Et si les "Ormes", ce manoir au nom si tranquille, n'était que l'antichambre de l'enfer ?

Seul point positif de ce second opus : la couverture de Gourdon ! Dieu qu'elle est belle. L'intrigue en elle-même est mal ébauchée. Un Thierry Jonquet aurait écrit un truc exceptionnel avec la même trame. Une maison de retraite de luxe, un directeur sadique, un château abandonné, une fosse pleine de rats affamés, des héritiers soucieux de voir disparaitre certaines vieilles (avec la compassion complice du directeur et de son épouse)... tout était là pour une bonne histoire... mais les scènes de tortures et de sévices tournent en boucle et rendent une lecture indigeste et ennuyeuse. Dommage.

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Victimes - Shaun Hutson

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Victimes - Shaun Hutson

Frank Miller avait toujours aimé la mort. Ses prothèses, ses masques et ses corps mutilés en mousse de latex étaient tellement réalistes que tous les producteurs de films d'horreur faisaient appel à lui. Seulement, un jour, Frank perdit un œil sur un plateau de cinéma en voulant régler un effet spécial. Une greffe le lui rendit mais rien, désormais, ne fut plus comme avant. Car l'œil greffé de Frank Miller voyait au-delà de la vie, au-delà de la mort. Il voyait les victimes à venir du plus pervers des assassins... Et c'était un spectacle dépassant en horreur tout ce qu'il aurait pu imaginer.

Moi j'aime bien Shaun Hutson. Dans ce premier numéro de MANIAC (plus que sept à lire, bordel !...), Shaun nous concocte plutôt un thriller qui peut rappeler le ton du dernier épisode de l'Inspecteur Harry (La dernière cible). Un spécialiste des effets spéciaux subit une greffe de son œil gauche. Hélas, c'est celui d'un meurtrier ! Il peut dorénavant remarquer un halo sur des photographies lorsqu'il s'agit de victimes potentielles.
En parallèle, un tueur en série réalise des crimes atroces calqués sur des meurtres antérieurs. Est-ce un copycat ? Les scènes horribles se succèdent dans un rythme effréné d'une soixantaine de chapitres en 156 pages ! Ça se lit bien même si on peut regretter une intrigue pas totalement gore.

Petite anecdote : une victime se prénomme Nicholas Blake. Ce sera un pseudo utilisé par Shaun Hutson (Nick Blake) pour écrire La tronçonneuse de l'horreur, GORE N°12. Victimes est dédié aux membres d'Iron Maiden, le groupe préféré de l'auteur.

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