La saga de Mme Atomos # chapitre 4

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

La saga de Mme Atomos # chapitre 4

Lady vengeance : La saga de Mme Atomos, chapitre 4.

Inoxydable. Telle un phénix de métal renaissant des cendres radioactives tombant en une pluie acide sur les ruines d’Hiroshima, Kanoto Yoshimuta, alias Mme Atomos, se dresse une nouvelle fois, hautaine et insaisissable, pour cracher une lave toxique au visage de l’Amérique. Toujours plus créative et dangereuse, l’obsessionnelle Japonaise ressemble à un roseau au cœur de bambou : si elle peut parfois plier, jamais elle ne rompt, et chaque défaite est pour elle une Naniwa sur laquelle elle affûte son inextinguible soif de destruction…

Dans le torride Mme Atomos crache des flammes, elle apparaît de fait comme l’incarnation d’un fantasmatique dragon femelle en jouant avec un feu d’une nature bien particulière… Ses ressources paraissent inépuisables et, bien qu’ayant essuyé de sévères revers dans les livres précédents, Kanoto Yoshimuta a réussi à se retrancher sur son île nommée… « Atomia » ! Grâce au Grand Cerveau qui lui permet d’agir à distance sur les éléments, elle peut ainsi déclencher un nouveau plan machiavélique. Smith Beffort et Yosho Akamatsu vont avoir d’autant plus de mal à le contrecarrer que Mme Atomos ne se trouve jamais où on l’attend, et que le fait de la capturer n’indique pas, loin s’en faut, une éradication de la menace…

Le roman suivant, Mme Atomos croque le marmot, est malgré son titre « pop », un tournant dramatique dans la série. La diabolique Japonaise n’a en effet pas renoncé à se venger de Mie Azusa, ex-Miss Atomos devenue Mme Beffort. La jeune femme est même devenue une cible de premier choix depuis qu’elle a donné à l’agent du FBI un petit Bob bien difficile à protéger… C’est ainsi que la décision d’isoler la jeune mère et son fils dans un lieu tenu secret, surveillé par une équipe de G-Men prête à intervenir jour et nuit semblait aussi justifiée qu’avisée… Las, nul obstacle ne peut dissuader Mme Atomos, et cette fois-ci les conséquences seront aussi épouvantables que funestes pour certains protagonistes majeurs…

Un arc aussi sombre appelait un développement à la hauteur, et le moins que l’on puisse dire est que sa suite, le judicieusement intitulé La ténébreuse Mme Atomos, relève le défi avec brio. Après un préambule servant de lien douloureux avec les terribles évènements précédents, l’auteur donne une ampleur nouvelle à son récit, rappelant que Mie Azusa était une femme d’action avant de devenir une mère… Smith Beffort et son épouse ne combattent plus seulement le mal incarné, mais aussi et surtout la peur insidieuse de le voir frapper à leur propre porte, et cette double caractérisation donne un véritable supplément d’âme à des personnages toujours sur le fil du rasoir… Et ils auront encore besoin de puiser dans leurs ressources pour neutraliser l’un des soutiens logistiques et financiers les plus surprenants de leur ennemie : l’O.A.A.M.A., soit… L’Organisation des Amis Américains de Mme Atomos !

Les trois romans composant ce recueil édité par Rivière Blanche, respectivement numéros 146, 147 et 152 de la collection Angoisse, et parus à l'origine entre 1967 et 1968, n'ont, à l'instar de leur protagoniste principale, pas pris une ride. Ce quatrième volume s'avère donc tout aussi indispensable que ses prédécesseurs, et ses immenses qualités devraient être célébrées dans les meilleures écoles de littérature populaire. Et si de telles écoles sont hélas devenues rares, raison de plus pour aller puiser à la source de ce magistral cours de narration, délivré par l’un des maîtres du genre. André Caroff se fera un plaisir de mettre les petits plats dans les grands et de vous offrir en apéritif son cocktail Molotov maison. Bien frappé.

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Il fout quoi le Zaroff ?

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Il fout quoi le Zaroff ?

Les visiteurs de ce blog se demandent sans doute pourquoi je ne poste pas des chroniques avec régularité et assiduité ? Les langues de pute diront que je suis le glandeur de l'année ou que je me fourre un paquet de chips Lay's devant la téloche ! Je dois vous avouer que je lis moins en ce moment car je me documente beaucoup et je tergiverse. Mais pourquoi ? Eh ben parce que je bosse sur un projet d'écriture super secret envié par l'élite franc-maçonnique judéo-bretonnante, pardi !

Je ne peux pas encore en parler mais je dois pondre neuf chapitres avant la fin de l'année. Ce projet sort des sentiers battus car il est novateur. Évidemment, ce sera un roman gore assorti d'un autre concept. Ceci est lié à la demande extérieure d'un mec qui baigne dans le milieu et, entre passionnés du genre, je ne pouvais qu'accepter la chose. Je reste fidèle au Collectif TRASH (avec qui j'ai des trucs en cours) mais cette bande de joyeux drilles n'avait pas les moyens financiers de me verser un acompte de vingt millions de dollars.

Plus sérieusement, mon projet se déroulera dans le Nevada et nous baignerons (une fois de plus) dans les meurtres sordides et crasseux. Le titre sera DIRTY EYES pour un tapuscrit de 200 000 signes maxi. Une fois le projet finalisé, la promo sera faite après accord de mon mystérieux mécène.

Donc ne soyez pas surpris de lire peu de chroniques dans les semaines à venir, je bosse dur pour contenter le lecteur avide de tripailles. Et n'oubliez jamais : "un seul être vous manque et la vaisselle s'accumule dans l'évier !"

Je vous aime. Surtout en grillades.

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Chronique de Lekarr (SF EMOI)

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Merci à Lekarr pour cette chronique avisée (blog SF EMOI) :

"Précisons-le tout de suite, je ne suis pas amateur de romans gores. Ce n'est pas que les passages ultra-violents ou les descriptions bien cracra me posent problème mais j'avoue ne les apprécier que s'ils sont mis au service d'une intrigue digne de ce nom. Or, mes quelques expériences en la matière m'ont laissés le souvenir d'histoires qui n'étaient que prétexte à un étalage de violence et d'hémoglobine.

Dans ces conditions, pourquoi lire un bouquin de ces éditions Trash qui ne se cachent pas de marcher dans les pas de la célèbre collection Gore du Fleuve Noir ? Pourquoi ? Parce que Zaroff. J'avais déjà pu apprécier sa prose sur ses différents blogs et dans quelques unes de ses nouvelles postées sur le site de L'écritoire des ombres. Je connaissais donc déjà son style : imagé, puissant, souvent provocateur et parfois même vulgaire et j'étais curieux de voir ce que tout cela pouvait donner à l'échelle d'un roman. Et je n'ai pas été déçu.

Une chose est en tout cas certaine, il a respecté le cahier des charges de son éditeur parce que, côté gore, on est servi. Et copieusement ! Zaroff ne respecte rien. Ni les vieux, ni les enfants, pas même les handicapés. Ses personnages sont poignardés, égorgées, étripés, embrochés ou plus modestement, abattus. Son roman est gorgé de sang, de merde, de bouts de cervelles et de viscères. Et de foutre aussi ! Parce que dans Night Stalker, il y a presque autant de sexe que de violence. Et du bien hard, du genre à passer à la télé le samedi soir.

Heureusement, l'humour n'est jamais bien loin et aide grandement à supporter l'accumulation de scènes immondes. Il se niche dans certaines répliques ("je vais t'arracher la tête et te chier dans le cou"), dans quelques scènes (la vie sexuelle de l'adjoint Hunt, les bavures de Winkins), mais surtout dans les rapports entre le Sherriff Dumont et la tripotée d'imbéciles ou d'arrivistes qu'il côtoie.

Tous ces personnages constituent d'ailleurs le meilleur atout du roman. Entre le shérif désabusé qui attend la retraite, l'ancien du vietnam complètement frappadingue et le maire occupé par sa réélection, on a un peu l'impression d'être dans une série B américaine. Mais c'est à l'évidence le but recherché. Zaroff se joue de ces stéréotypes. Ils les caricature à l'excès pour en faire les figures loufoques d'un polar totalement décalé. Même ses scènes de meurtres prêtent à rire. Pourtant, selon un procédé assez classique, elles sont toutes précédées d'une petite présentation des futures victimes, des instantanés de la vie de ces américains moyens qui permettent au lecteur de pénétrer un peu de leur intimité et de les connaître juste ce qu'il faut pour ne plus être indifférent à la mort ignominieuse qui les attend.Mais l'outrance est telle que là encore, c'est l'humour qui domine... avec un arrière goût de nausée tout de même.

Côté style, on signalera quelques petit tics d'écriture et notamment des expressions qui reviennent un peu trop souvent comme ces femmes qui "ne cachent rien de leur nudité" ou la "matière cervicale" répandue à tout bout de champs. Mais je chipote parce que, globalement, ça tient carrément la route. Les dialogues surtout sont particulièrement bien menés, avec des répliques qui claquent, cinglantes et savoureuses.Quant à sa description de la Californie, elle m'a semblé assez juste, en tout cas conforme à l'idée que je m'en fait.

Un mot tout de même de l'histoire. Zaroff s'est inspiré de celle de Richard Ramirez, un tueur en série qui sévit dans la Californie des eighties. Le personnage est effectivement intéressant mais l'enquête qui doit mener à son interpellation manque un peu de punch et de rebondissements. Cela n'est toutefois pas très grave car, comme je l'ai dit plus haut, le point fort du roman réside dans son ton drôle et percutant qui culmine dans un final absolument immoral mais terriblement jouisif.

Au final, si Night Stalker est indéniablement un roman gore, il a aussi un petit côté parodique qui lui va plutôt bien. Je me suis en tout cas bien poilé en le lisant. Sans doute autant que Zaroff en l'écrivant."

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Stoner Road - Julien Heylbroeck

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Stoner Road - Julien Heylbroeck

Route 666: Stoner Road

À bientôt 34 ans, Julien Heylbroeck dispose déjà d’un CV impressionnant. C’est simple, on dirait que l’adage selon lequel « la valeur n’attend pas le nombre des années » a été inventé pour lui. Jugez plutôt : auteur de quinze nouvelles à ce jour (Rivière Blanche, Malpertuis, ImaJnère, Les Artistes Fous Associés), il a également signé sous trois pseudonymes différents cinq formats longs pour Le Carnoplaste et TRASH Éditions, structure dont il est par ailleurs co-fondateur. Comme si ça ne suffisait pas, il a écrit en parallèle trois romans, dont le premier, Stoner Road, vient de paraître aux éditions Actusf.

Et contrairement à ses précédents récits, qui relèvent pour la plupart du Fantastique ou de l’Horreur, celui-là flirte avec le Polar et le Thriller. Même si l’auteur apporte à ces genres un cachet très personnel, et c’est vraiment le cas de l’écrire… Car Josh Gallows est un junkie. Un junkie sympa, mais un junkie quand même. Quitté par sa petite amie, il décide de se lancer à sa poursuite dans le désert, où la jeune femme a pour habitude d’assister à des generator parties, concerts de rock illégaux fréquentés par un public amateur de substances plus ou moins licites. Hélas, Ofelia reste introuvable, et l’ombre d’un groupe pas comme les autres plane sur le désert, comme un vautour au-dessus de sa proie…

Tel un chevalier déglingué boosté aux amphétamines, Josh va donc entreprendre une enquête qui le mènera beaucoup plus loin que prévu. Sa rencontre inopinée avec Luke Lee, redneck itinérant à la recherche de sa sœur, ajoutera sel et piment au cocktail téquila-mezcal concocté par Julien Heylbroeck. Car cet improbable duo, servi par des dialogues aux petits oignons, rappelle les meilleurs « buddy movies », où deux individus que tout oppose finissent par s’unir face à l’adversité. Ce qui est préférable en général, et dans Stoner Road en particulier, l’adversité en question étant ici d’une espèce fort peu commune…

Et Josh devra aller puiser tout au fond de lui-même, voire en dehors de lui-même (en témoignent de superbes scènes d’hallucinations, peintes avec une maîtrise et un luxe de détails proprement… stupéfiants) pour trouver une issue au piège dont les mâchoires avides pourraient bien se refermer sur lui. À la fois parcours du combattant sous acides, chemin de croix ponctué de riffs hypnotiques et quête initiatique à la mode « white trash », Stoner Road se trouve quelque part entre Sur la route de Kerouac, Cul-de-sac de Kennedy et la tétralogie Bourbon Kid du fameux « Anonyme ».

Un roman à la croisée des chemins, et c’est ce qui fait toute sa richesse. En effet, l’auteur parvient à extraire le meilleur de chaque genre pour mieux traiter certains de ses thèmes de prédilection (respect des différences et goût pour la marginalité, au sens le plus large et surprenant du terme) sans jamais perdre son lecteur en route. Au contraire, il opère une spectaculaire synthèse pour mieux délivrer un récit si généreux et haletant qu’il est quasi-impossible d’en interrompre la lecture avant d’être parvenu à la dernière page. Oui, ceci est un défi. Alors dépêchez-vous de le relever, car Julien Heylbroeck écrit aussi vite (et bien) que vous ne lisez. Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’il ait déjà un autre Polar dans les tuyaux…

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Crève majorette, crève... - John Russo

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Crève majorette, crève... - John Russo

Dieu lui avait confié une mission : châtier les femmes pour leur concupiscence. Ainsi, il leur épargnait les flammes de l'Enfer en accomplissant_ une action de grâce. Il se purifiait, en quelque sorte, en dépeçant ces jeunes corps dont les spasmes d'agonie éveillaient en lui de bien étranges sensations. Et lorsqu'il allait voir les majorettes à l'entraînement, il se disait que Dieu, décidément, avait bien fait les choses : il y avait tant de filles à châtier...

Bof, bof, bof... L'auteur de la célèbre trilogie consacrée aux morts-vivants adopte une intrigue différente et s'apparentant plutôt à un polar semi-gore. On en a tiré un film nommé "The Majorettes" en 1987 (soit huit ans plus tard que la sortie du bouquin) qui ne casse pas des briques mais qui contentera les adeptes du genre. Un psycho-killer viole et tue des majorettes pour des raisons particulières. Les personnages sont grossièrement esquissés, notamment l'infirmière Helga et je ne parle pas de la bande de voyous dirigée par Mace Jackson.

Quelques scènes sont violentes sans parvenir à terrifier le lecteur aguerri. C'est un bouquin assez insipide en somme. Vaut mieux se rabattre sur un film du style "Trauma" pour le côté huis-clos entre la vieille femme et son bourreau féminin. Le seul intérêt de ce livre est la magnifique couverture qui illustre le premier meurtre sur "la colline des bons coups."

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Le lac d'épouvante - John Lutz

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Le lac d'épouvante - John Lutz

Mouais, mouais, mouais... ce bouquin me semble être une vaste fumisterie. Après le monstre du Loch Ness, voici le Broyeur de l'Orzak ! Sauf que nous suivons les dépeçages de la bestiole (peu nombreux et pas vraiment gore) sur les berges d'un lac sombre avec un intérêt décroissant. Les personnages sont caricaturés, comme dans les Dents de la Mer : maire cupide avec de la merde dans les yeux, un shérif dépressif, un scientifique qui se la pète, un journaliste qui cherche à se faire du fric, un riche qui offre une rançon, des chasseurs à la ramasse...

L'auteur y ajoute un crime en dehors du contexte pour corser ce récit où le lecteur s'emmerde au fil des pages. Mais, peine perdue, ça ne fonctionne pas malgré une belle écriture et un style très honorable. Et le pire, c'est que le final fruste le lecteur qui a peiné pour finir les dernières pages, en espérant un ultime sursaut et la révélation du monstre.

Bref, ce livre pourra plaire pour son atmosphère mais faut pas espérer une intrigue sanglante avec un suspense terrifiant. Ce livre est une escroquerie.

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