Inquisition - Nécrorian

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Il semblait que certains corps avaient bougé après qu'on les eut jetés dans ce caveau et le lieutenant imagina les carcasses brûlées, mais encore vivantes, rampant vers la porte, tendant des mains aux doigts décharnés, dépourvus de chairs, laissant sur le sol de grands lambeaux de peau calcinée.

Ouinnnnnnn, mon dernier GORE de Necrorian ! Ok, il me reste encore Plaques Chauffantes mais ce n'est plus la même chose. Je quitte un ami, un frère et mon coeur est triste. Surtout que ce dernier Gore avait une suite ! Que devient ce prêtre fou hanté par Torquemada, le célèbre Inquisiteur ? Accompagné d'un vétéran du Viêt-Nam (où ils ont combattu ensemble), son fidèle compagnon d'armes est devenu le bras séculier, le Tourmenteur. Les procès pour la Sainte-Office ont lieu dans une cave, sous une église. Les sodomites finissent carbonisées sur une claie de métal. Les cauchemars du Viêt-Nam ressurgissent et se mélangent à un trip religieux et de rédemption par la torture. C'est jouissif et... y aura sans doute jamais la suite ! Léonox, si tu croises le Grand Maître comme prévu, tu auras cette question à lui poser : Et "Inquisition", bordel !!! Tu attends que je t'cogne avec mes rangers pour avoir la suite ?

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Impacts - Nécrorian

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Ils retrouvèrent le sergent Dawn lié à un arbre... Les autres ne l'avaient pas amputé des membres comme ils l'avaient pensé ; ils s'étaient contentés de lui ôter la chair, et c'était presque un squelette noirci de sang séché que se disputaient à présent des chiens sauvages.

Après Blood-sex, je pense que ce roman est aussi bon et percutant parmi les gores nécrorianistes. L'auteur va très loin en décrivant des scènes d'enfants mutilés (en ouverture et dans un final grandiose : la fuite d'un couvent au Viêt-Nam). Le personnage récurrent est Sam, un vétéran. Lorsqu'il voit un accident de camion se produire sous ses yeux, il va péter un câble et sa folie meurtrière va reprendre le dessus. Les séquelles des combats vont s'exprimer dans une fuite sanglante. Les personnages secondaires sont grossièrement esquissés mais les flashbacks de la guerre permettent une lecture sympa et rythmée. Bref, un bon petit bouquin qui joue le jeu jusqu'au bout.

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Skin Killer - Nécrorian

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Il ne voulait pas lui brûler le visage et s'il lui avait enflammé la bouche, c'était uniquement pour l'empêcher de crier. L'autre fille avait été plus coopérative et elle n'avait pas hurlé pendant qu'il découpait les bandes de peau avec lesquelles il avait écrit son nom sur la glace...

Pas le meilleur des NECRORIAN mais ça se lit bien. Quartiers riches américains, putes tailladées et égorgées, flicaille aux abois, scènes torrides et explicites, un final assez bon. Rien de plus qu'une lecture facile, digeste et vite oubliée. Allez zou, j'attaque IMPACTS du même auteur...

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Le bel effet Gore (Autopsie d'une collection) - J.P Mochon

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Pour la toute première fois en France, un ouvrage ose analyser sans fausse pudeur un phénomène littéraire qui nous vient d'Amérique : le Gore. révélé au public français en avril 1985 par Daniel Riche et les Éditions du Fleuve Noir, cette littérature de l’innommable bénéficie aujourd'hui d'un lectorat sans cesse croissant. De même qu'elle a su séduire bon nombre d'écrivains de chez nous, puisqu'on peut maintenant parler d'une véritable école française du Gore. À coups d'entretiens-choc, de nouvelles inédites, de réflexions sur le genre, ce livre unique et référentiel, qui se clôt par un guide commenté des 62 Gore déjà parus au Fleuve Noir, vous propose un périple dans les contrées de l'atroce et de l'immonde, du dérisoire et du bouffon. Son titre : « Le bel effet Gore » ! L'auteur : Jean-Philippe Mochon, né en 1956, rédacteur à l’Écho des Savanes. Il fut pendant trois ans, directeur de l'Alliance Française de San Rafael (Veracruz) au Mexique. Il vient d'achever son premier roman Gore et prépare un ouvrage sur le polar français.

Un pur bonheur de lecture. La première Bible consacrée au GORE avec de multiples articles : naissance du GORE avec Blood Feast de H.G Lewis dans les années soixante, entretiens avec le Directeur de la Collection et auteurs (Necrorian, Houssin, Verteuil...), quelques nouvelles sanglantes (Necrorian, S.K Sheldon...), panorama commenté des 62 premiers numéros... Même si le GORE a évolué, il est plaisant de compulser ces 150 pages afin de se replonger dans les vieux souvenirs de cette littérature insolente et malsaine. C'est surtout un champ expérimental vital et essentiel pour de nombreux auteurs. Le GORE possède ses détracteurs et fans mais il a l'avantage d'exister et de pourvoir à de nouvelles formes d'écriture.

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Blood sex n°2 (Bayou) - Nécrorian

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On la disait morte, disparue à jamais de la surface de cette terre. Pourtant la folie allait renaître. Le cauchemar de sexe et de sang se déchaînerait à nouveau. Ailleurs, dans l'atmosphère lourde et gluante du bayou.

On retrouve l'héritière Vanessa Murderren, belle et riche de 600 millions de dollars... elle n'est pas morte en fait ! Elle est dans un hôpital de cinglés et parvient à s'enticher de Fabien, un autre cinglé qui aime bouffer des mouches. Affamée de sexe, elle arrive à s'évader et à entraîner Fabien dans son sillage pour retrouver ses anciennes pulsions morbides, ses expériences atroces qu'elle faisait en duo avec son frère avec qui elle couchait aussi... mais qui est mort dans le premier opus. Vous suivez un peu ? Donc elle s'évade dans le bayou. L'univers est poisseux, glauque, puant et dégueulasse. Comme les personnages de NECRORIAN. L'auteur a l'énorme défaut de caricaturer tous ses personnages de la même façon : les épouses sont des grosses chiennes alcoolisées, les époux alcooliques et incestueux tabassent leurs grosses chiennes d'épouses et baisent avec leur progéniture, surtout si l'une d'entre-elles est aveugle ! La progéniture sus-nommée est consanguine et abâtardie ; la masturbation étant leur principale occupation en plus de siroter des bières. La flicaille ne vaut guère mieux hélas ! Question Gore, toujours le même schéma : viols, pipes, émasculations, éventrations, farfouillage de viscères, décapitations, éjaculations pré-mortem... NECRORIAN a donc le tort de se répéter mais on s'en fout : on aime ça bordel ! Faut prendre ça pour un bon défouloir et merde aux bien-pensants.

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Que pense TRASH de Zaroff ?

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"Le cas de Zaroff est différent. A notre connaissance, lui ne dessine pas. Mais il écrit. Beaucoup et très bien. Tel un frénétique, le loustic a tapissé les couloirs de l’excellent forum L’Ecritoire des Ombres, qu’il administre en compagnie de son ami Henri « Paladin » Bé, lui-même nouvelliste de talent, de dizaines de textes oscillant entre le Polar hardboiled, l’Epouvante et le Gore pur. Un certain nombre de ces récits a été publié en numérique, dont le remarquable Le cimetière des oubliés, l’angoissant Kainsmal, et l’épatant recueil de nouvelles Zomb’s short (dont nous avons déjà parlé), signé Guy Kermen. Sous ce même pseudonyme, Zaroff a aussi livré deux textes dans la prestigieuse anthologie Ténèbres, cuvée 2013. Féru de littérature populaire, dévoreur de livres, chroniqueur incisif et grand amateur de la collection GORE, il est passé avec Night stalker au format long avec une aisance déconcertante. Comme si son style à la fois brutal et fluide n’attendait que cette occasion pour donner sa pleine mesure. Le tout dans le cadre d’un roman sec comme un coup de trique, qui devrait ravir les amateurs de Nécrorian…"

Merci les gars ! J'ai presque envie de vous mettre la langue au fond du gosier.

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Mon expérience avec TRASH ÉDITIONS

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Oui c’est possible d’écrire un gore abouti et corrigé en deux mois ! Comment ? Mais que raconte-t-il ? Je tiens à vous faire partager mon expérience avec TRASH ÉDITIONS. Ce projet a été concrétisé grâce à une collaboration exceptionnelle, une écoute et un partage.

Tout a débuté par une simple discussion par mail avec un auteur TRASH. J’avais déjà une vague idée en tête, qui ruminait en moi comme un abcès. Tueur en série, Californie, 1984, ACDC. Pas plus.

Fourchette demandée : entre 160 000 et 190 000 signes.

À cet instant, en prenant un risque à la mesure de leur témérité, on me demande un prologue.

Puis un chapitre… et un autre.

La structure se met en place, les avis sont éclairés. Je me prends au jeu et continue sur ma lancée. La confiance devient totale et réciproque. Jour après jour, les phrases deviennent des paragraphes, des chapitres et des intermèdes.

Mon récit a démarré fin juin 2013 et il s’est achevé mi-août. Bon Scott et les riffs rageurs d’Angus Young me tinrent compagnie durant l’écriture. Jamais je ne me suis senti aussi bien. Tout devient fluide, aucune hésitation durant des semaines.

TRASH m’a appris deux choses : il faut écrire ce que l’on aime viscéralement, puis avoir la confiance d’un éditeur dans le suivi d’un roman. Je n’ai jamais été bridé dans mon élan. TRASH m’a permis de m’épanouir en m’assurant d’un soutien sans faille.

Pour cela, je tiens à remercier TRASH pour leur générosité, leur loyauté et leur largesse d’esprit.

Et surtout, mes plus vives et chaleureuses attentions à Antoine, le porteur de ce projet.

Le père spirituel de NIGHT STALKER.

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Blood-sex - Charles Nécrorian

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Le coup arriva par surprise. Le plat du hachoir le frappa en plein sternum, lui coupant la respiration. La douleur n'éclata qu'au second impact, quand le tranchant s'incrusta dans les côtes.. Le simple d'esprit touilla puis s'arc-bouta de toutes ses forces pour arracher l'acier enfoncé dans l'os. Quand il y parvint, l'adjoint glissa à terre, en même temps que ses sphincters se relâchaient et qu'une montée de sang arrivait à ses lèvres... Du sang noir, avec de gros caillots... Une odeur épouvantable se répandit dans l'étable.

Si vous êtes un fan de Massacre à la tronçonneuse, ce livre est pour vous. Je l'ai lu en une seule journée, pris dans le tourbillon sanglant de l'auteur. Deux histoires s'entrechoquent dans ce roman culte : un écrivain riche et avide de crimes sexuels pour s'inspirer et le récit qu'il écrit. Nous suivons deux péquenots dégueulasses qui vivent dans une tannerie au fin fond de l'Amérique. Les frères Schootswater. Sam le crade est le meneur et Willie le dingue est le frère idiot et obsédé par les femmes. Ce duo mortel ne laisse pas passer l'occasion lorsque deux auto-stoppeuses allumeuses traînent dans le coin. Les scènes sont violentes et malsaines. Ces aventures sont écrites par les Murderren, gens riches et pervers. Inceste, crimes sexuels... tout est bon pour inspirer l'auteur qui rédige son premier roman. NECRORIAN ne nous épargne rien, dans un style bien à lui, assez proche de Ketchum. Paragraphes courts, vocabulaire simple mais qui tombe juste, dialogues ruraux, amérique profonde... j'ai passé un bon moment et il me tarde de lire la suite.

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Les larvoïdes - Shaun Hutson

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Maggie n'en croyait pas ses yeux. C'était impossible ! C'était un cauchemar ! Elle éclaira le premier fœtus qui recula, ébloui par la lumière de sa torche, ses yeux menaçants lâchant des étincelles. Il tenait quelque chose d'humide et de gluant entre ses doigts. De longues secondes s'écoulèrent avant que la jeune femme ne réalise que c'était une tête humaine. Par terre, les deux autres créatures jouaient également avec quelque chose. Maggie recula et son pied buta alors dans une masse molle : c'était une seconde tête en état de décomposition avancée. La cervelle avait été retirée de la boite crânienne, décalottée, et la peau déchiquetée autour du coup et des yeux étaient en train de virer au vert. Voilà donc ce qu'était cette substance grise visqueuse et collante que la plus grosse créature portait à sa bouche pour s'en gaver goulûment !

Cette histoire manque de crédibilité mais le talent de Hutson parvient à surmonter ce récit bancal. Imaginez un enfant responsable de la mort de son frère (un bébé). Il périt avec sa mère dans un incendie (la scène est atroce et merveilleuse) mais, une fois adulte et enfermé dans un asile, il se retrouve à incinérer des fœtus ! C'est certain que ça ne va pas arranger son traumatisme !!! En parallèle, un tueur adepte de la décapitation à la faucille rouillée sévit dans la contrée d'Exham. Ajoutez à cela des avortements, des femmes suicidées par auto-suggestion, des fœtus télépathes... Hutson nous pond un bon petit bouquin qui se lit vite. On ne lui en demande pas plus. Et avec cet auteur, y a toujours une ambiance thriller derrière le côté surnaturel. Bref, on en redemande.

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Massacres d'outre-tombe - Brandner

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Pour le docteur Hovde, cela ne faisait aucun doute : Joana était morte noyée. Pour les amis de la jeune femme aussi, qui contemplaient son corps au bord de la piscine. Alors, quand elle rouvrit les yeux et que son coeur se remit à battre, on cria au miracle. Mais Joana savait que les morts ne l'entendaient pas ainsi. Elle leur appartenait et sa résurrection était une imposture. D'ailleurs, ils le lui avaient dit : "nous viendrons te chercher". Or les morts tiennent toujours leurs promesses, dussent-ils pour cela feindre de vivre encore !

Je ne connaissais pas du tout cet auteur américain, célèbre pour sa trilogie "Hurlements" parue dans la collection GORE. Ma foi, c'est pas mal du tout. Ce bouquin n'est pas à retenir pour ses scènes sanglantes (y en a quasiment pas) mais pour son côté fantastique bien amené. Une jeune femme connaît une expérience après la mort et refuse d'aller au bout du tunnel, malgré une voix forte qui l'ordonne de venir à eux. À son réveil (ou résurrection), elle se trouve percutée par une femme en voiture. Mais le légiste est formel : cette femme était déjà morte avant l'accident. Pourtant, c'est bien elle qui conduisait le véhicule ! Les personnages se mettent en place : un charlatan médium, un flic, une sorcière, un docteur, un compagnon... et des créatures qui veillent ! Ça se lit bien et je pense acquérir les autres bouquins de cet auteur. Le style est correct, lisible et l'intrigue est tissée comme il faut. Dommage que MANIAC ait cessé au huitième numéro car Brandner était prévu en numéro quinze avec "Possessions". La vie est cruelle parfois... Vous aurez relevé cette magnifique illustration de Gourdon, ça donne envie de devenir mort-vivant !

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