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Du fond des bois et Vomito negro in Violences 11

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Du fond des bois et Vomito negro in Violences 11

(Fanzine dirigé par Luna Beretta)

 

 

 

 

Cette année 2021 pouvait difficilement mieux commencer pour moi. En effet, j’ai eu l’insigne honneur de voir deux de mes textes retenus par Luna Beretta pour le onzième numéro de son désormais célèbre « fanzine » Violences. Et si je mets fanzine entre guillemets, c’est parce que si ce mot correspond sans doute toujours à la démarche qui anime l’éditrice, il ne traduit que très médiocrement l’incroyable travail réalisé et la beauté du résultat obtenu.

 

Jugez plutôt : Violences 11, c’est un bouquin de 288 pages remplies jusqu’à la gueule de nouvelles, poèmes et illustrations pour rien moins que 70 participant.e.s. En fait, la bête s’apparente davantage à une revue pro qu’à un fanzine, et à titre personnel, j’y vois une sorte de trait d’union entre le second GoreZine et l’anthologie Dimension Violences. Autant dire que Luna Beretta a mis pour l’occasion les petits plats dans les grands – et que les contributeurs et contributrices se sont fait un plaisir de mettre les pieds dans lesdits plats.

 

En ce qui me concerne, j’ai donc deux nouvelles au sommaire. Si elles sont assez différentes dans la forme, elles partagent un point commun : l’influence de la musique. Le premier de ces deux textes, Du fond des bois, m’a en effet été directement inspiré par un clip sur lequel je suis tombé par hasard. Ce clip-là, en l’occurrence :

 

 

 

VIDÉO de "Då Som Nu För Alltid"

 

 

 

Quant au second, s’il a été suscité par un fait d’actualité précis, son titre doit tout à un des plus grands groupes d’EBM belges, que je cite d’ailleurs à la fin du texte. Vomito Negro, donc. J’aurais pu profiter de ce billet pour en dire davantage, mais je préfère laisser la parole à un invité de prestige, dont j’avais déjà cité les propos me concernant dans un précédent billet.

 

Cet invité de prestige n’est autre que Christophe Siébert, qui m’a envoyé le message suivant en octobre dernier : « Excellent, ton texte Vomito Negro, bravo !! Et il fonctionne d’autant mieux qu’en le lisant un an après l’événement, on croit d'abord que c'est un truc de SF glauque avant de piger que pas du tout, c'est du fait divers bien contemporain. »

 

Et ce n’est pas tout. Car Christophe en a remis une couche en février dernier, en présentant ce onzième Violences dans une publication sur un célèbre réseau social. Je le cite à nouveau :

 

« Évidemment, un machin pareil (288 pages format gros livre, 70 participants), tu ne peux pas tout aimer. Voici mes préférés, par ordre d’apparition au sommaire, avec quelques phrases pour se faire une idée, un petit top 18 qui n’enlève rien aux autres : »

 

Voilà les 17 premiers noms ou pseudos cités par Christophe : Astrid Toulon, Luna Baruta, Sébastien Gayraud, Noban, Henri Clerc, Louloute, François Fournet, Marlene Tissot, Grut Nicolas, Raphaël Eymery, Tampa Simoni, Lörns Borowitz, Clément Milian, El Piñes Graves, Catherine Bialais-Mathis, Beurklaid et Snoeg Snoedal. Plus ma pomme, avec cet extrait :

 

Vomito Negro : « Tu es né ici. Tu as grandi dans le coin. Tes parents, tes amis, ta scolarité, ton boulot, ta femme, tes mômes, tout t’a retenu dans cette ville. Tu n’as pas eu à te forcer, du reste, parce que tu l’aimes plutôt bien, cette vieille cité portuaire. Ses rues pavées qui tordent les chevilles, ses maisons à colombages qui tordent les cous, ça t’aurait tordu les tripes de les abandonner. »

 

Envie d’en voir et d’en lire davantage ? Un billet de 15 balles suffira. Alors n’hésitez pas à cliquer ICI !

 

 

 

 

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Mémoires d'un compagnon de l'ombre et Travaux forcés

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Mémoires d’un compagnon de l’ombre et Travaux forcés

(In La ronde de Glorvd et Les Compagnons De l’Ombre 27. Éditions Rivière Blanche)

 

 

 

 

 

 

Après Noir sur Blanc il y a deux ans, voici maintenant Noir ET Blanc. Tous les mois, Rivière Blanche publie en effet un livre dans la collection Blanche et un autre dans la collection Noire. Or en décembre dernier, j’ai eu l’honneur de figurer au sommaire des deux nouveautés.

 

Le premier de ces deux titres s’intitule La ronde de Glorvd. Il s’agit d’un projet très particulier, consistant à apporter une suite à un roman inachevé de Louis Thirion. À cette fin, Philippe Ward a sollicité un certain nombre d’auteurs maison – dont votre serviteur. Cependant, étant donné que je connais très mal l’œuvre de Louis Thirion, j’ai préféré décliner l’invitation.

 

Mais au moment de boucler l’ouvrage, Jean-Marc Lofficier a eu l’idée d’y adjoindre les témoignages de quelques collaborateurs fidèles – dont moi. C’est alors que je lui ai proposé de reprendre Mémoires d’un compagnon de l’ombre, publié dans Noir sur Blanc en tant qu’introduction à la seconde partie du recueil, intégralement consacrée à Rivière Blanche.

 

Le boss m’ayant donné le feu vert, j’ai revu, actualisé et partiellement réécrit ce texte. Et j’ai eu le privilège de voir mon témoignage publié avec ceux de François Darnaudet, Thomas Géha, Richard D. Nolane, Max-André Rayjean, Jean-Luc Rivera et Brice Tarvel. Rien que ça.

 

Quant au roman en lui-même, étant donné qu’il a été écrit par 30 auteurs différents, je ne détaillerai pas les contributeurs ici. Sachez néanmoins que j’ai déjà publié ou fait publier des livres de cinq d’entre eux (trois avec TRASH et deux autres avec Rivière Blanche). Et que j’aurai le plaisir de travailler avec un sixième cette année… Mais j’en reparlerai en temps et en heure. En attendant, pour La ronde de Glorvd, c’est par ici que ça se passe :

 

https://www.riviereblanche.com/blanche-2194-la-ronde-de-glorvd.html

 

 

 

Et ce n’est pas tout. Car j’ai aussi figuré en décembre au sommaire du 27ème tome des Compagnons De l'Ombre. C’est ma troisième participation à la série, après la publication de mes nouvelles Le masque et la marque et Le péril jaune en 2014 et 2016 dans les numéros 14 et 19. Et tout comme pour La ronde de Glorvd, il s’agit d’une contribution un peu spéciale.

 

En effet, celles et ceux qui parmi vous ont lu mon recueil Noir et Rouge se souviendront peut-être d’un petit texte intitulé Travaux forcés, en forme d’hommage à la série Panthéra, de Michel « Pierre-Alexis Orloff » Pagel. Ce texte, je lui ai donné une suite début 2018. L’auteur a lu ces deux fragments complémentaires, et les a appréciés. Au point qu’il les a retenus pour figurer au sommaire du numéro spécial que lui a consacré la revue Gandahar en 2019.

 

Galvanisé par cette invitation inespérée, mais aussi par la poursuite de Panthéra, j’ai ensuite rédigé deux nouveaux fragments inédits. Puis je les ai transmis au principal intéressé pour avis. Et là encore, j’ai obtenu un retour de lecture enthousiaste.

 

Après avoir constaté que l’édition papier du Gandahar spécial Michel Pagel était désormais épuisée, je me suis décidé à proposer la version intégrale de Travaux forcés à Jean-Marc Lofficier. Qui l’a acceptée pour son anthologie récurrente des Compagnons De l’Ombre.

 

Cette nouvelle en quatre actes est donc parue le 1er décembre dernier. J’ai pris la liberté d’y convier divers personnages imaginaires bien connus des amateurs de littérature populaire, mais aussi quelques personnes bien réelles. Jean-Marc Lofficier a beaucoup aimé ma façon, je cite, « de faire tomber le quatrième mur ». En espérant que ce sera aussi votre cas :

 

https://www.riviereblanche.com/noire-n140-les-compagnons-de-lombre-27.html

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Xebru in Malpertuis XI

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Xebru in Malpertuis XI

(Anthologie dirigée par Thomas Bauduret. Éditions Malpertuis)

 

 

 

2016 : premier forfait chez Malpertuis (À mourir de rire, in Malpertuis VII).

 

2018 : récidive (Gravée dans le marbre, in Malpertuis IX).

 

2020 : retour sur le lieu du crime (Xebru, in Malpertuis XI).

 

Un premier constat s’impose : les années paires et les anthologies impaires me réussissent plutôt bien. Mais il en existe un second, a priori moins évident – et c’est justement la raison pour laquelle je tenais à le signaler ici. Parce que je dois cette troisième publication chez Malpertuis à quelqu’un. En effet, sans les photographies d’Olav Kresp, je n’aurais jamais écrit Xebru.

 

J’ai fait la connaissance d’Olav sur Internet, et j’ai tout de suite été vivement impressionné par son travail. Comme il se montrait de son côté réceptif à mes textes, nous n’avons guère tardé à constater que nos univers se répondaient. L’étape suivante, assez naturelle, était une association plus étroite, que j’ai proposée à l’intéressé. Olav m’ayant fait l’honneur d’accepter, nous avons initié l’an dernier un partenariat virtuel visant à organiser une rencontre entre mes textes et ses photos. Ce petit feuilleton, partagé sur nos pages Facebook respectives, a duré quelques mois.

 

Cette collaboration m’a notamment permis de consolider, puis de mener à bien, un projet qui m’a en quelque sorte pris par surprise. De fait, je n’avais aucune attente particulière en postant en janvier 2019 un petit texte visant à retranscrire le plus fidèlement possible un de mes rêves. L’idée était juste de me débarrasser de cette « vision » en la mettant en partage. Contre toute attente, ma bouteille à la mer a été accueillie avec enthousiasme par mes contacts. Alors j’ai poursuivi, accumulant des textes mois après mois. Au point de parvenir à un ensemble de 40 courts récits, que j’ai intitulé Nachtmahr et soumis tout récemment à un éditeur. Mais sans les photographies d’Olav, que je considère comme une véritable valeur ajoutée, je ne l’aurais sans doute jamais fait : la contribution de mon partner in crime à ce recueil est donc déterminante.

 

Et sa contribution à Xebru l’est encore davantage. Car pour écrire cette nouvelle, je ne me suis pas seulement inspiré des photos d’Olav… Mais le mieux reste de citer mes sources. Cet album, en l’occurrence :

 

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.115993828969067&type=3

 

Il contient environ 220 photos, dont seules les 50 dernières sont dotées de titres, tous en anglais.

 

50 courtes traductions plus tard, Xebru était lancé…

 

Extrait : Mais l’intérieur était trop petit et l’extérieur trop grand. La maison était un confessionnal et le monde une immense scène de crime. Ou l’inverse : je ne savais plus. Mais je sentais qu’il me fallait couper court.

Couper ce foutu cordon avant qu’il ne finisse par m’étrangler. Alors je me suis fabriqué une armure à l’épreuve des balles. Et j’ai tranché dans le vif. Puis je suis parti sans me retourner. Sans trouver le courage de nettoyer.

 

Quant à la version intégrale, naturellement dédiée à Olav, elle se trouve ici :

 

http://www.ed-malpertuis.com/spip.php?article130

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Seasons of the Witch

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Seasons of the witch in Dimension Étranges Détectives 2

(Anthologie dirigée par Pascal Roussel. Éditions Rivière Blanche)

 

 

 

Depuis la publication de Noir et Rouge fin 2016, j’ai surtout laissé parler le Schweinhund qui sommeille en moi. J’ai ainsi enchaîné les fragments plus ou moins ramassés, dans la continuité de White trash, la quatrième et dernière partie de mon recueil. Comme s’il y avait une espèce d’urgence à aller droit au but. Résultat des courses : un (in)certain nombre de textes courts, voire très courts (entre 3000 et 12 000 signes, à la louche). Mais je n’ai pas vraiment cherché à analyser cette orientation ; ça ne m’intéresse pas. Pour autant, au bout d’un moment, j’ai à nouveau ressenti le besoin de prendre davantage de temps pour raconter une « vraie » histoire. Surtout que j’avais une idée de nouvelle qui nécessiterait un minimum de développement.

 

C’est alors que Pascal Roussel m’a parlé de son anthologie Dimension Étranges Détectives. À ce moment-là, il était en train de boucler le premier volume, et il envisageait déjà d’en mettre un deuxième en chantier. Je lui ai donc balancé mon pitch. L’idée était de raconter une histoire mettant en scène John « Hellblazer » Constantine, le fameux punk sorcier inventé par Alan Moore. Mais avec deux « contraintes » de mon choix. La première consistait à prendre pour cadre l’univers mis en place par Azzarello et Frusin quand ils ont repris la série au numéro 151. La seconde était de traiter le thème de la sorcellerie – et surtout celui des sorcières. Je n’avais pas emprunté le titre de mon texte au regretté George A. Romero pour rien.

 

Pascal m’ayant dit banco, je me suis lancé. Quelques mois plus tard, j’accouchai de mon texte le plus long depuis quatre ans. Que j’envoyai dans la foulée à l’anthologiste, non sans une légère appréhension. Son retour devait rapidement dissiper mes doutes :

« J'adooooooooooooore. J'avais conscience de connaître le héros sans parvenir à trouver son nom. Mais ça fait un moment que j'ai lu Hellblazer. Donc en effet, il est clair qu'il est préférable de connaître la BD. Mais c'est juste un plus. Le texte fonctionne très bien comme il est. »

 

Le texte en question est donc paru le 1er mai dernier. Et j’ai été ravi de découvrir que Pascal l’avait placé en dernière position, pour clôturer l’anthologie. En bientôt dix ans de publications, c’est la première fois que ça m’arrive, alors c’est un peu beaucoup la fête. Reste maintenant à espérer que cette nouvelle vous plaira aussi.

 

Extrait : Mais ce jeu de dupes ne trompait personne : chassez le surnaturel, il revient au galop. D’ailleurs, ce n’était pas un jeu, et il n’avait pas la main. Quelque chose – ou plutôt quelqu’un – l’avait retenu. Alors il était resté là comme une loque perdue entre deux mondes, attendant de retrouver ses esprits pour mieux les mettre au service d’autres esprits. Attendant que la louve hurle plus fort que les chiens. Que vienne l’heure des sorcières.

 

https://www.riviereblanche.com/fusee-f91-dimension-etranges-detectives-2.html

 

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Aux morts

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Aux morts in Dimension New York 3

(Anthologie dirigée par Philippe Ward. Éditions Rivière Blanche)

 

 

 

Mars 2013 : Première publication personnelle chez Rivière Blanche dans la collection Fusée/Dimension (La tension de la stratégie, dans Dimension Super-Héros 2).

Mai 2013 : Publication de ma première nouvelle Post-Apo (Caïn et la belle, dans Riposte Apo, pour l'association ImaJn'ère).

Février 2020 : Retour dans la collection Fusée/Dimension avec un texte Post-Apocalyptique intitulé Aux morts. La boucle est bouclée.

 

Après deux volumes parus en 2015 et 2017, voici la troisième anthologie consacrée par Philippe Ward à New York. Et j’ai donc l’honneur d’y figurer avec une nouvelle intitulée Aux morts, manière d’hommage au cinéma Post-Apo italien – mais pas que. À l’instar des deux premiers tomes, celui-ci rassemble nombre de signatures connues et reconnues, comme vous pourrez le constater en découvrant le sommaire de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

 

L’objet de ce billet n’est pas de présenter tout le monde de façon exhaustive, mais je me dois quand même de citer quelques noms. En effet, le maître d’œuvre Philippe Ward a retenu, outre le mien, trois textes que je lui avais proposés. J’ai donc le plaisir de retrouver la talent-tueuse Dola Rosselet (dont j’ai fait publier le recueil De chair et d’encre, toujours chez Rivière Blanche) et mon vieux complice Zaroff (les romans Night stalker et Bayou chez TRASH, les anthos Dimension TRASH et Dimension Violences chez RB, et c’est pas fini…). Je signale enfin la présence de la remarquable novelliste Marie Latour, avec laquelle j’ai déjà partagé rien moins que quatre sommaires (deux chez Malpertuis et deux chez Les Artistes Fous Associés).

En ce qui concerne les autres contributions, je ne les ai pas encore lues, à une – notable – exception près : la nouvelle Une vieille Chinoise, de Lou Jan, que j'ai beaucoup aimée. Et si j'en parle, c'est parce qu'elle est en accès libre sur le site de Rivière Blanche. Alors ne vous en privez pas : https://www.riviereblanche.com/_iserv/dlfiles/dl.php…

 

Quant à mon propre récit, je suis bien mal placé pour le présenter. J’espère juste que les vrais-faux morceaux de cinéma qu’il contient ne séduiront pas que les plus cinéphiles/cinéphages d’entre vous. Parce que si je ne suis jamais allé à New York, il se trouve que j’ai vu nombre de films qui s’y déroulent. D’ailleurs, toute ressemblance avec des acteurs et réalisateurs existants ou ayant existé est parfaitement volontaire dans mon texte… Mais j’en ai assez dit.

Désormais, la parole est aux lecteurs. Quoiqu’il en soit, merci à Philippe Ward de m'avoir permis de désorganiser un réel percuté de plein fouet par la fiction. Et inversement.

 

Extrait : Tous ces films… Tous ces films qui nous disaient la peur, la haine, l’ignorance, le rejet. Du futur, de l’autre, de la différence, de l’inconnu. Tous ces films qu’à force d’avoir projetés je connais par cœur. Au point qu’ils ont fini par construire une petite histoire contemporaine alternative. Jusqu’à ce que la grande histoire vienne tout écraser sur son passage, bien sûr.

 

https://www.riviereblanche.com/fusee-f88-dimension-new-york…

 

Bon voyage.

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À la masse

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À la masse in Violences 10

(Fanzine dirigé par Luna Beretta)

 

 

 


 

Depuis septembre 2016, le fanzine Violences édité par Luna Beretta allie textes en prose, poésie et illustrations et regroupe une trentaine d’artistes par numéro. Explorant la violence sous différentes formes et points de vue, les auteur.e.s traitent du vide, de la douleur, de l’angoisse, des souffrances sociales ou encore familiales d’un point de vue réaliste et sans concessions.

 

Also sprach Luna Beretta. Ce sont les mots de l’éditrice, tels qu’ils figurent sur son site, et je ne voyais pas de meilleure introduction à ce nouveau billet. Car Violences, c’est elle – et elle seule – depuis le début de l’aventure et jusqu’à ce numéro 10 paru fin 2019.

 

Violences, donc. Comme celles et ceux qui suivent mes pérégrinations connaissent déjà l’essentiel de ma petite histoire avec ce fanzine devenu grand (prozine, anyone ?), je serai bref. Luna Beretta m’a publié pour la première fois dans Violences 6. Ensuite, nous avons dirigé ensemble l’anthologie Dimension Violences, parue chez Rivière Blanche en septembre 2018. Après quoi j’ai figuré au sommaire de Violences 8. Puis à celui de Violences 9, avec deux courtes nouvelles (voir le quatrième billet de cette rubrique : http://gorezaroff.over-blog.com/2019/06/violences-9.html Et rebelote dans ce Violences 10, avec encore un texte bref.

 

Si bref d’ailleurs que je ne vais pas vous le présenter plus en détail. Je préfère laisser la parole à quelqu’un qui l’a lu, ce texte. Et qui l’a apprécié au point de me le dire, alors qu’on n’avait jamais échangé jusqu’alors. Ce quelqu’un, il s’appelle François Fournet. Et il est un des auteurs les plus réguliers de la Team Violences, puisqu’il a participé à presque tous les numéros du fanzine. Un palmarès déjà très costaud, auquel il faut encore ajouter ses contributions aux deux GoreZine et à Dimension Violences, avec une volée de nouvelles pas piquées des vers. Cerise sur le gâteau, le lascar a été choisi par Christophe Siébert afin d’inaugurer l’an dernier la collection « Les Nouveaux Interdits », qu’il dirige pour les éditions La Musardine (au cas où il y aurait des à-mateurs, le roman de François s’intitule Banlieues chaudes : à bon entendeur…).

 

François Fournet est donc un sacré client. Et il m’a écrit pour me dire ça :

 

« Je viens enfin de lire tout Violences #10, et donc ton texte dans la foulée, qui m'a sacrément plu. Le rythme marche super bien, la fin m'a fait rire (ça, je ne sais pas si c'était l'effet recherché) ; bref, je me suis dit que c'était bien assez pour te l'écrire. »

 

Voilà, voilà. Qu’ajouter après ça ? Eh bien pas grand-chose, à part remercier François. Parce que ce serait quand même abusé de faire une présentation plus longue que le texte en lui-même. Allez, un dernier mot quand même. À la masse est une sorte de jeu du chat et de la souris. Toute la question est de savoir qui est qui. Vous le découvrirez (peut-être) en suivant ce lien : https://berettaviolences.wordpress.com/violences-2/

 

Bonne(s) lecture(s).

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Travaux forcés - Travaux forcés 1,5

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Travaux forcés et Travaux forcés 1,5 : la revanche de la vengeance, in Gandahar 19

(Revue dirigée par Jean-Pierre Fontana et Christine Brignon)

 

 

 

Drôle d’histoire que celle de ces deux drôles d’histoires. Tout a commencé il y a… huit ans, soit quelques mois après la publication du tome 2 de la série Panthera, chez Rivière Blanche. À l’époque, j’ignorais qui se dissimulait derrière le probable pseudonyme de Pierre-Alexis Orloff, mais j’avais beaucoup aimé le premier épisode de son feuilleton. Au point que j’eus l’idée d’un petit texte hommage, que j’adressai une fois achevé à Philippe Ward. Sa réaction fut enthousiaste, et il me confia en outre que l’auteur de Panthera avait aussi apprécié le résultat.

 

Galvanisé par ce double retour aussi élogieux qu’inattendu, je ne pensais pas cependant que ce court récit puisse être publié en l’état, aussi je me contentai de l’inclure au sommaire de mon recueil Noir et Rouge. Malgré tout, l’envie de revenir sur le lieu de mon crime me titillait, d’autant que j’avais appris entre-temps la véritable identité de l’auteur de Panthera. Ma rencontre avec lui, lors des Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres en novembre 2016, fut un de ces moments très spéciaux que l’on n’oublie pas. Elle me décida à franchir le pas.

 

Au printemps suivant, après avoir dégusté Un amour de Panthera, le quatrième tome de la série, je rédigeai donc la suite de Travaux forcés, que j’adressai dans la foulée au principal intéressé. Là encore, j’eus droit à une réponse chaleureuse. Si chaleureuse d’ailleurs qu’elle fut suivie, après quelques nouveaux échanges, d’une offre inespérée. J’appris ainsi que les éditions Gandahar avaient pour projet de publier un numéro spécialement consacré à mon interlocuteur, et celui-ci me proposa d’intégrer mes deux textes au sommaire ! Est-il nécessaire de préciser que j’acceptai sans même réfléchir ? Quelle destinée pour ces petits récits !

 

Quelques mois s’écoulèrent encore, et je reçus la confirmation officielle que j’étais bel et bien convié à la fête. Puis, à l’été 2019, ce fameux numéro spécial me parvenait enfin. C’est alors que je pris la pleine mesure de l’honneur qui m’avait été fait. Doté d’une superbe couverture, le recueil comportait une sélection de nouvelles, un article analytique aussi pointu que pertinent, la préface de l’œuvre la plus emblématique de l’auteur concerné, une bibliographie exhaustive, ainsi qu’une série de textes hommages – parmi lesquels mes Travaux forcés.

 

Vraiment de la belle ouvrage, pour un auteur qui le mérite bien. Ah, j’allais oublier : comme le laisse entendre l’image choisie pour illustrer ce billet, l’auteur en question n’est autre que… Michel Pagel. Car oui, le Michel Pagel de La comédie inhumaine et le Pierre-Alexis Orloff de Panthera ne sont qu’une seule et même personne. Et ce numéro très spécial que lui (leur) ont consacré les éditions Gandahar est déjà bientôt épuisé. À bon entendeur…

 

https://www.gandahar.net/2019/05/24/gandahar-19-michel-pagel/

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Alienation

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Alienation in Créatures

(Anthologie dirigée par Nicholas Bréard. Éditions Otherlands)

 

 

 

Deuxième reparution de l’année (voir le troisième billet de cette rubrique), deuxième fois grâce à Otherlands, et en particulier à son fondateur Nicholas Breard. Alienation est une nouvelle qui a été publiée une première fois chez Otherlands fin 2015, dans le tome 2 de l’anthologie Créatures. Un an plus tard, avec l’accord de Nicholas, je faisais figurer ce texte au sommaire de mon recueil Noir et Rouge chez Rivière Blanche. Enfin, le boss des Otherlands m’a resollicité l’année dernière, pour me dire qu’il comptait rééditer les deux tomes de Créatures. Et il m’a demandé s’il pourrait reprendre Alienation. Deux ans après la parution de mon recueil, rien ne s’y opposait. Je suis donc ravi de voir ce texte connaître aujourd’hui une troisième vie au sein d’une colossale anthologie (750 pages !) évoquée par l’éditeur en ces termes :

 

« Délicieuse invitation à vous perdre dans les chemins et détours de notre bestiaire enchanté : que vous aimiez les endroits sombres et perdus, les maisons spacieuses et éclairées ou les îles désertes, vous trouverez de quoi satisfaire vos envies : une faune étrange autant que diversifiée vous sera présentée dans ces pages, et vous aurez tout le loisir par la suite d'adopter (ou pas) ces charmantes créatures.

Issues des ténèbres, créées par la folie de l'homme, craintives tapies dans l'ombre ou carrément agressives et conquérantes, elles vous montreront les différentes facettes du terme « Créature » et la large palette que recouvre ce mot somme toute assez banal. Ne sommes-nous pas, nous aussi, simples humains, parfois des monstres bien plus cruels et féroces ?  C'est ce que ce recueil tentera de vous démontrer, au travers de ces quarante-trois histoires fantastiques, toutes plus mystérieuses et envoûtantes les unes que les autres... »

 

Présentation : Cette nouvelle, fortement influencée par une célèbre saga cinématographique, se déroule dans un vaisseau spatial. Mais elle ne relève pas de la Science-fiction. En tout cas, les androïdes qu’elle présente n’y rêvent pas de moutons électriques, et se livrent à des actes que la science réprouverait sans doute. Heureusement qu’il reste la fiction…

 

Extrait : Quand, quelques semaines plus tard, je réalisai que la forme du fœtus s’avérait tout à fait anormale, il était déjà trop tard. La créature s’était développée à une vitesse effrayante, et de toute façon je ne pouvais plus freiner le processus. Quant à l’interrompre, c’était hors de question : mes programmes me l’interdisaient.

 

L’avis de Françoise Grenier-Droesch, autrice également présente au sommaire :

 

« Une belle surprise ! Le voyage à bord d’un vaisseau spatial en direction d’une planète inconnue tourne mal. Un seul témoin rend compte de l’accident après un trou noir qui décime une partie de l’équipage… Il choisit de sauver un fœtus humain, de lui donner toutes les chances de se développer. Une catastrophe se prépare. J’ai adoré cette histoire qui m’a rappelé… »

 

Vous saurez à quel(s) film(s) Françoise fait allusion en cliquant sur le lien !

 

 

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À la rue - À sec

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À la rue et À sec in Violences 9

(Fanzine dirigé par Luna Beretta)

 

 

 

Je suppute que je n’ai plus besoin de présenter Violences en détail aux lecteurs et lectrices de ce blog, aussi je ferai vite. Violences est donc une revue animée par un désir de défricher de nouveaux territoires littéraires. Dirigée et publiée par Luna Beretta, Violences s’est imposée en l’espace d’à peine trois ans comme une référence en matière de radicalité, grâce à son refus des sentiers battus et sa volonté d'explorer les zones obscures de l'humanité.

 

À titre personnel, j’ai eu l’an dernier l’honneur de figurer au sommaire des numéros six et huit, avec deux nouvelles intitulées Le chant des mygales et Trois petits singes. Entre-temps, Luna et moi-même avons conçu Dimension Violences, une anthologie en forme de « Best-of » des six premiers numéros, publiée début septembre chez Rivière Blanche.

 

Autant dire que c’est pour moi un immense plaisir de revenir aujourd’hui sur les lieux de mes crimes. Ma contribution perso à ce Violences 9 : deux micro-textes intitulés À la rue et À sec. Entre White Trash et Confrontation, pour celles et ceux qui ont lu mon recueil Noir et rouge. Présentation de l’éditrice : « Une couverture EXCEPTIONNELLE signée Ssolœil, des textes DÉCHAÎNÉS, des illustrations ENDIABLÉES, et un sommaire HALLUCINANT !!! »

 

Ҫa ne vous suffit pas ? Alors voilà, avec son accord, l’avis d’un auteur que j’apprécie beaucoup. Lui aime bien ce que j’écris, mais n’en conserve pas moins un œil impartial sur mes textes :

 

« Je corrige comme chaque fois les textes du numéro à paraître, ce qui me permet de les lire avant tout le monde (bon plan !) – et le tien est mon préféré parmi tous ceux que je j'ai lus de toi, et dans mon top trois en ce qui concerne le sommaire de ce numéro. Ce que j'ai aimé dans ce diptyque, c'est la maturité, la vivacité et la netteté dont fait preuve ta langue. Bravo ! »

 

Ce commentaire, reçu par mail le 10 mai dernier, émane de… Christophe Siébert, et je vois pas comment je pourrais espérer retour plus gratifiant et meilleur argument de vente.

Alors maintenant vous allez peut-être me dire que tout ça c'est un peu trop pour ma pomme et je serai pas loin d'être d'accord avec vous, mais des auteur-e-s, il y en a plein d'autres dans Violences 9, comme vous pourrez le constater quand vous aurez acheté ce nouveau numéro tout beau tout chaud. Parce que bien sûr vous allez vous l'offrir, cette orgie violente, n'est-ce pas ?

 

https://berettaviolences.wordpress.com/violences-2/

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Angst

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Angst, in Promenons-nous dans les bois… tant que le loup n’y est pas

(Anthologie dirigée par Nicholas Bréard. Éditions Otherlands)

 

 

 

Celles et ceux qui me connaissent savent qu’en matière de littérature, j’aime les moines-soldats. Quand on a été forgé-formé par Philippe Ward et Jean-Marc Lofficier, ça vaut mieux, vous me direz. Certes. Mais, aussi étonnant que ça puisse paraître, le « Noir duo » de la Rivière Blanche n’est pas le seul à s’intéresser à ce que j’écris (voir les deux premiers billets de cette rubrique). Et ce n’est pas tout. Car figurez-vous que mes textes sont aussi appréciés par un certain Nicholas Breard, également connu sous son pseudonyme d’auteur Tim Corey. Or Nicholas/Tim est le créateur des Otherlands, une structure éditoriale collaborative qui se présente en ces termes :

 

« Otherlands est une communauté associative d’auteurs de Science-fiction, de Fantastique et genres dérivés œuvrant autour de projets communs. Elle propose des ouvrages inédits (romans, recueils de nouvelles et anthologies) écrits par une nouvelle génération d'auteurs SFFF. Découvrez la relève du fantastique francophone au travers de livres qui vous feront trembler, frissonner ou pleurer... mais ne vous laisseront pas indifférents ! Plongez au plus profond des Otherlands, ce monde étrange où le paranormal s'invite dans le quotidien... »

 

Nicholas et moi, l’histoire remonte maintenant à quatre ans. Nous avions fait connaissance lors d’un appel à textes dont je reparlerai bientôt. Puis il y eut d’autres échanges. Une nouvelle, notamment, fut proposée. Coup de cœur pour le boss des Otherlands. Mais à l’époque, Noir et rouge était sur les rails, et Philippe Ward m’avait dit qu’il apprécierait d’y voir des inédits. Après réflexion, je décidai donc de réserver ce texte à mon recueil. Un rendez-vous manqué ? Oui et non. Car Nicholas ne l’a jamais oublié. C’est ainsi qu’après avoir passé un an à refondre l’intégralité du catalogue des Otherlands, il m’a proposé de republier cette nouvelle. Noir et rouge étant paru depuis deux ans, j’ai accepté. Angst commence donc aujourd’hui sa deuxième vie, grâce à un homme dont je tenais à saluer le travail acharné et la persévérance désintéressée. Un moine-soldat, je vous disais : ça valait bien un billet, non ?

 

Présentation : Berlin compte beaucoup pour moi, pour toutes sortes de raisons. Il y avait longtemps que je songeais à écrire un texte qui se déroulerait dans cette ville chargée d’histoire, belle jusque dans ses cicatrices. La découverte du site de Teufelsberg m’a donné le déclic. Il ne me restait plus qu’à convoquer des hommes et des loups. Et plus si affinités.

 

Extrait : Il se murmurait que d’anciens Nazis s’étaient regroupés pour mener diverses actions de sabotage. Des individus portant des uniformes SS auraient été aperçus dans la forêt de Grunewald à plusieurs reprises ces dernières semaines, et leur comportement, eh bien, leur comportement… (le docteur Schweinsteiger chercha ses mots)… n’avait pour ainsi dire rien d’humain.

 

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