Mourir à Palerme - David Rome # S.C.U.M 05

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En regardant cette couverture digne d'un plagiat de Schwarzy défouraillant du métal dans son Commando, on sent que ce bouquin ne va pas relater l'historique du canevas et de la broderie depuis la Renaissance ! Les S.C.U.M vont encore foutre leur bordel en plein Paris après avoir quitté l'Afrique et ses putains de nègres à leur précédente aventure.

Le cœur de l'intrigue est de l'héroïne irradiée au plutonium. Après avoir enlevé une femme mourante à l'hôpital Saint-Louis et semé plusieurs cadavres dans leur sillage, les S.C.U.M retrouvent l'infâme Yezhoda du KGB. Ils remontent les filières d'un trafic nucléaire iranien.

Ce cinquième opus est moins bon que les précédents. J'ai trouvé l'intrigue assez pépère et relativement banale. Le ton est proche d'un S.A.S car tout le final se passe en Sicile dans la propriété d'un capo, chef incontesté dans le milieu de la drogue palermitaine. En parallèle, les S.C.U.M combattent iraniens et maffieux tandis qu'en sous-marin Fairfax négocie des millions de dollars entre les américains et les russes. Le contrat est juteux contrairement au bouquin somme toute pas terrible et qui ressemble à des restes de la veille réchauffés vite fait sur le gaz !

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Pour qui ricanent les hyènes... - David Rome # S.C.U.M 04

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Incontestablement, cette couverture est de loin la meilleure des six opus. L'histoire sera-t-elle à la hauteur de l'illustration ? Eh bien, c'est ce que nous allons voir mes amis invisibles ! Le premier volume se déroulait en Europe, le second au Japon, le troisième au Liban et Égypte et celui-ci en Afrique. Autant dire que le S.C.U.M forme sa jeunesse !

Le prologue démarre fort car il débute par un cunnilingus ! Puis l'homme se fait massacrer par un géant noir nommé Barnabé King. Il l'éventre et retire des organes. Et voilà nos membres du S.C.U.M en vadrouille à Abidjan partis traquer un vieux nazi épidémiologiste qui inocule un virus à des putes qui couchent avec des blancs. Autant dire que ce bouquin est truffé de réflexions racistes et sur la nécessité vitale du commando à détruire tous les noirs qui osent croiser leur route.

Sexe, bains de sang, filatures, bordels et traquenards... les S.C.U.M ne chôment pas dans la capitale ivoirienne. Laetitia Vecci donne beaucoup de ses charmes pour soutirer des informations précieuses et prendre son pied lorsque la nymphomane est conquise par de belles femmes à la peau ambrée.

Le final est une apothéose digne d'un Apocalypse Now avec ses hélicoptères PUMA et ses bombes au napalm. David Rome écrit comme les mitraillettes gavées de plomb : en saccade et en musique. Il ne manque plus que du Wagner pour lire les derniers chapitres. L'auteur ne perd rien en puissance visuelle et le lecteur prend toujours autant de plaisir à lire ces aventures sanglantes et viriles. Et dire qu'il ne me reste que deux bouquins des S.C.U.M ! Et après je fais quoi ? Je me suicide ? Comment vais-je tenir jusqu'à ma retraite capitalisée sans des S.C.U.M inédits ? David (Joël) Rome (Houssin), tu fais chier grave !...

P.S : cette couverture de Melki est ma préférée de la série. Elle déchire sa race. C'est beau comme une affiche des Morfalous.

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Ouch... dans le derche !

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Pour une fois, et tant mieux, mon bouquin se fait démonter le bassin par Phénix Web :

"L’objectif de la collection Trash est clair : rendre hommage à la collection « Gore », des Editions du Fleuve Noir et offrir au public des romans courts, sans concession, qui secoue le lecteur et lui offre sa ration de sang frais, de foutre et d’évasion… Une idée en soit intéressante, reste que ce parti-pris doit-il pour autant déboucher sur un récit facile, des effets répétitifs et une écriture quelque peu… légère ? Certes, celui qui entre dans la collection Trash sait ce qu’il vient y chercher, mais Night Stalker, qui s’articule autour d’une chasse au serial-killer dans le L. A. des années ’80, franchit à plusieurs reprises la frontière entre le délire pulp assumé et des erreurs pures et simples… Ainsi, après seulement 50 pages, le shérif menant l’enquête se contredit d’un paragraphe à l’autre, balance une référence à « Strange » (revue française de comics, jamais parue aux USA…), un personnage change de nom, un autre ouvre une fenêtre au 56ème étage… Et les déductions qui font avancer l’enquête ressemblent davantage à des intuitions de médium qu’à de réelles réflexions d’agents des forces de l’ordre…

Certes, vous me direz que la sodomie pratiquée sur des diptères est l’apanage des critiques et que nous sommes tous là pour nous amuser comme des gamins, sans trop se prendre la tête… Reste que les meilleures série « Z » sont celles qui sont réalisées avec un sens profond de l’honnêteté et une implication totale de leurs créateurs. Ici, l’impression est plutôt celle d’un récit vite écrit sur le coin d’une table, sans même la plus élémentaire des relectures. Dommage. D’autant plus dommage que la formule peut fonctionner, comme le prouve « Emoragie », de Brain Salad, chroniqué par ailleurs."

Merci pour la critique. J'assume certaines erreurs mais le principe du gore est d'assouvir une pulsion morbide et littéraire sans trop s'attarder sur de quelconques effets documentaires chiants et policés. Décortiquer un gore ne sert à rien et on s'en fout. Bref, je suis content de cette chronique argumentée et généreuse mais je m'insurge totalement sur ce passage : "un sens profond de l’honnêteté et une implication totale de leurs créateurs. Ici, l’impression est plutôt celle d’un récit vite écrit sur le coin d’une table, sans même la plus élémentaire des relectures"... c'est un peu facile et c'est méconnaître le boulot effectué par TRASH et l'auteur. Mais bon... les critiqueurs sont souvent désinformés de la réalité créatrice. Par manque de chance ou de talent ?

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