Gore story - Gilles Bergal

Publié le par Zaroff

 

Grâce à TRASH, ce bon vieux Gilles Bergal refait surface, à la grande joie de ses fans dont je fais partie. Rien de bien gore dans ce roman, malgré le titre. Ne vous attendez pas à lire du Amok, du Cauchemar à Staten Island ou du Camping sauvage.

Ce bouquin est plutôt une parenthèse récréative entre deux romans glauques de la collection comme Lumpen ou Nuit noire. Je me suis marré à lire les mésaventures de Fabien, l'auteur de la série horrifique des "Bloody Marie". Comme dans Misery, il tue son héroïne après 37 volumes pour passer à autre chose, au grand dam de son éditeur Shark. Lors d'un salon, un fan fou fait des menaces à l'écrivain et l'ordonne de poursuivre la série. Peu après, des meurtres surviennent dans l'entourage de Fabien (son attachée de presse est la première victime) en reprenant les modes opératoires décrits par l'auteur dans certains opus. Forcément, il devient le suspect numéro un...

Comme je le rappelle plus haut, l'intrigue ne tombe pas dans le sordide crapuleux. Bergal règle ses comptes avec malice contre le milieu éditorial, les critiques et l'ambiance des salons populaires. L'humour est également présent dans les réactions du personnage, les actions et quelques effets de style (à vous de les dénicher) semblables à la nouvelle de Bergal intitulée "Le mort aux dents dignes d'un don" parsèment les paragraphes.

Vous l'aurez compris, ce numéro de TRASH est différent des autres par son traitement plus souple et moins gory. Un fan Bergalien aurait sans doute préféré la réapparition de Coogan poursuivant des zombies dans les égouts de Manhattan. Malgré tout, Gore Story permet à TRASH de diversifier son catalogue et d'élargir sa palette littéraire. Tout est bon dans le cochon !

Commenter cet article

A
Merci mon pote. Content que tu aies pris plaisir à ces retrouvailles avec Gilles Bergal.<br /> Et ça : "Gore Story permet à TRASH de diversifier son catalogue et d'élargir sa palette littéraire. Tout est bon dans le cochon !" j'apprécie beaucoup. <br /> Parce qu'il ne suffit pas de dire que le Gore/Trash est un genre plus "riche" qu'on ne le croit, il faut le prouver, aussi. Ce que nous nous employons à faire, donc.
Répondre