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Que pense TRASH de Zaroff ?

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"Le cas de Zaroff est différent. A notre connaissance, lui ne dessine pas. Mais il écrit. Beaucoup et très bien. Tel un frénétique, le loustic a tapissé les couloirs de l’excellent forum L’Ecritoire des Ombres, qu’il administre en compagnie de son ami Henri « Paladin » Bé, lui-même nouvelliste de talent, de dizaines de textes oscillant entre le Polar hardboiled, l’Epouvante et le Gore pur. Un certain nombre de ces récits a été publié en numérique, dont le remarquable Le cimetière des oubliés, l’angoissant Kainsmal, et l’épatant recueil de nouvelles Zomb’s short (dont nous avons déjà parlé), signé Guy Kermen. Sous ce même pseudonyme, Zaroff a aussi livré deux textes dans la prestigieuse anthologie Ténèbres, cuvée 2013. Féru de littérature populaire, dévoreur de livres, chroniqueur incisif et grand amateur de la collection GORE, il est passé avec Night stalker au format long avec une aisance déconcertante. Comme si son style à la fois brutal et fluide n’attendait que cette occasion pour donner sa pleine mesure. Le tout dans le cadre d’un roman sec comme un coup de trique, qui devrait ravir les amateurs de Nécrorian…"

Merci les gars ! J'ai presque envie de vous mettre la langue au fond du gosier.

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Mon expérience avec TRASH ÉDITIONS

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Oui c’est possible d’écrire un gore abouti et corrigé en deux mois ! Comment ? Mais que raconte-t-il ? Je tiens à vous faire partager mon expérience avec TRASH ÉDITIONS. Ce projet a été concrétisé grâce à une collaboration exceptionnelle, une écoute et un partage.

Tout a débuté par une simple discussion par mail avec un auteur TRASH. J’avais déjà une vague idée en tête, qui ruminait en moi comme un abcès. Tueur en série, Californie, 1984, ACDC. Pas plus.

Fourchette demandée : entre 160 000 et 190 000 signes.

À cet instant, en prenant un risque à la mesure de leur témérité, on me demande un prologue.

Puis un chapitre… et un autre.

La structure se met en place, les avis sont éclairés. Je me prends au jeu et continue sur ma lancée. La confiance devient totale et réciproque. Jour après jour, les phrases deviennent des paragraphes, des chapitres et des intermèdes.

Mon récit a démarré fin juin 2013 et il s’est achevé mi-août. Bon Scott et les riffs rageurs d’Angus Young me tinrent compagnie durant l’écriture. Jamais je ne me suis senti aussi bien. Tout devient fluide, aucune hésitation durant des semaines.

TRASH m’a appris deux choses : il faut écrire ce que l’on aime viscéralement, puis avoir la confiance d’un éditeur dans le suivi d’un roman. Je n’ai jamais été bridé dans mon élan. TRASH m’a permis de m’épanouir en m’assurant d’un soutien sans faille.

Pour cela, je tiens à remercier TRASH pour leur générosité, leur loyauté et leur largesse d’esprit.

Et surtout, mes plus vives et chaleureuses attentions à Antoine, le porteur de ce projet.

Le père spirituel de NIGHT STALKER.

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Bloodfist - Schweinhund

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Bloodfist traite de la notion de confrontation. Il y a des filles faciles-femmes fatales, un gourou de banlieue, des pratiques sexuelles extrêmes, et deux types souffrant - ou pas - d'hallucinations qui traînent dans les caves. Comment tout cela pourrait-il finir autrement qu'en boucherie ?

Extrait: L'homme-seringue s'entrouvre, il a une haleine de poubelle, sa langue est une aiguille qui s'insinue entre mes lèvres... Alors je serre les dents de toutes mes forces, je mords jusqu'à ce que j'entende un hurlement, je serre et serre encore... Il y a du sang dans ma bouche, je mords de plus en plus fort, mes dents tranchent quelques chose de grumeleux que je crache aussitôt dans l'égout.

BLOODFIST est un bouquin étrange aux cercles multiples. Il m'est extrêmement difficile de résumer une telle construction dans le gore. C'est une oeuvre anatomo-psychanalytique dont vous suivrez le personnage central par le biais de ses pensées et actes. Les confrontations avec l'homme rasé amènent un côté rationnel qui tranche avec le romanesque malsain et imagé du tueur. L'illusion se mêle au fantasmagorique cruel. Le lecteur est désorienté par les pistes multiples et les scènes horribles et explicites.

Comment illustrer l'intrigue ? Imaginez un miroir sans tain qui reflète la folie meurtrière. Vous vous trouverez derrière la glace et contemplerez le Mal, démuni et désarmé. Ce bouquin est également une gigantesque allégorie théâtrale. Les personnages sont anonymes, esquissés par des hallucinations. Tout semble factice et pourtant vrai. Les frontières de la raison sont floues.

Je vous préviens de suite que la lecture ne sera pas aisée ni mâchée aux lecteurs. Une bonne nuit de sommeil sera nécessaire entre les chapitres. Vous devrez vous oxygéner le cerveau entre les paragraphes. C'est un Gore intelligent et précurseur d'un genre névrotique. Assurément, il mérite une relecture pour jouir pleinement des facettes de ce diamant maudit.

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Pestilence - Degüellus

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L'ignoble Moyen-âge... Un village dans les marais, une épidémie... Hommes, femmes et enfants couverts de bubons, qui meurent dans d'atroce souffrances, lorsqu'ils ne sont pas brûlés vifs. Et ce médecin de la pestilence aux prises avec un complot répugnant...

Extrait: Les corps étaient dans le grand lit. Barbet, pourtant habitué aux cadavres, s'accrocha au chambranle, écœuré. Le père de famille, visage tourné vers le médecin, semblait le dévisager. L’œil gauche disparaissait sous une énorme cloque putride dont s'échappait une coulée de pus brunâtre. Le nez était tombé, laissant un orifice à vif, au pourtour rosacé recouvert d'un mucus glauque contournant les lèvres constellées de bubons, figées en un rictus de douleur.

J'ai toujours été fan des récits médiévaux de Brussolo et j'estime que Deguellus a fait mieux. J'ai tellement aimé ce bouquin se passant au 14ème siècle que je l'ai dévoré en une seule journée. Imaginez un village reculé (Saint Ragondard) planté au milieu de marécages. La pestilence décime les habitants et on brûle des Juifs car on pense, à l'époque, que ce sont eux les responsables de la Peste. Mais ce fléau est différent et les victimes meurent dans d'atroces souffrances. Un médecin, radié de l'Ordre, arrive au village et tente de résoudre ce mystère. Les personnages sont multiples et possèdent une personnalité propre. Nous sommes littéralement plongé dans une ambiance superbement rendue, les décors sont en place et l'intrigue est parfaite. Mais là ou l'auteur réalise une véritable prouesse, c'est la précision des dialogues. Le vocabulaire utilisé illustre les faits et gestes de tous les protagonistes. Certaines scènes sont brillantes, je pense au châtiment du fouet par le nain Horatio ou encore à l'intrusion du médecin dans cet étrange monastère. Vous y trouverez aussi la Sainte Inquisition, des moines maléfiques, un complot, des scènes de cul, des actes de barbarie... j'ai été captivé comme jamais. J'ai pour habitude de noter sévèrement ce que je lis mais je dois admettre que ce roman mérite un beau 20/20. Il est tout simplement parfait.

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Necroporno - Robert Darvel

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Apocalypse nécrophage et pornographique. Agonies brutales accompagnées d'une incontrôlable soif de sexe. Tout cela parce que, à Eternod, la faune des cadavres dédaigne la fade chair des morts pour dévorer celle des vivants.

Extrait: Une jeune fille se dressa et offrit à l'aïeul un cul admirable, peau des reins ôtée qui dévoilait sa fragile colonne vertébrale affleurant de sa raie culière, os dépiautés, taraudés par une cohorte chitineuse, qui se brisa net sous l'ardeur qu'elle mit à vouloir se faire foutre et bascula, entraînant avec elle boyaux et organes le long des lambeaux luisants de ses lombaires.

Que dire de Necroporno ? C'est du Darvel pur jus. Un brio incomparable dans le ton et l'atmosphère. Un grand Jardin des Délices contemporain avec sa Nef des Fous. Eternod, ville maudite ayant connu une épidémie de choléra. Des décennies plus tard, les habitants se trouvent confrontés à des mouches nécrophages dont le processus est inversé. Les mutilations se mêlent aux pulsions sexuelles. C'est un formidable élan putride et sacrificiel. Il ne faut surtout pas manquer l'équipée sauvage d'un tank dans les décombres de la ville, les massacres dans une chambre froide ou encore les réflexions philosophiques sur la taille du sexe du maître nageur tandis que la piscine municipale grouille de cadavres se bouffant de l'intérieur.

TRASH a réussi son pari en nous proposant trois premiers romans d'une intensité remarquable et très variée. Les styles des auteurs parviennent (enfin) à rendre le gore intelligent et littéraire. Ce n'était pas chose aisée mais le défi est relevé. Il me tarde de découvrir les prochains volumes. À cela s'ajoutent des couvertures de grande qualité et révélatrices des thèmes proposés. Et pour la modique somme de 6 euros l'exemplaire, il faut reconnaître que TRASH ÉDITIONS méritent d'être canonisées.

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TRASH ÉDITIONS, c'est quoi et qui ?

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"Le collectif TRASH rassemble des auteurs et illustrateurs qui ont de la tripaille et des entrailles à revendre. Ils ont décidé de se réunir pour oeuvrer, ensemble, à l'édition de romans dégueulasses, choquants, gores, avec plein de sexe, de sang, de foutre, de sueur et de larmes. Notre but, c'est autant de rendre hommage à la mythique collection GORE du Fleuve Noir que de tenter, modestement, de poursuivre sa démarche en proposant des romans courts, secs, nerveux et sans concession."

Les trois trashers parus en juin 2013 seront chroniqués prochainement. Je vous rappelle les trois sorties prévues en novembre. Toutes les infos sur les liens à gauche. Je vous encourage à découvrir cette maison d'édition qui a le mérite (et le courage ?) de relancer le phénomène gore en France !

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