Période estivale bien méritée !

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Afin de reprendre des forces, Zaroff & Léonox sont en vacances à partir d'aujourd'hui. Léonox a prévu une virée dans l'hémisphère austral pour buter des manchots. Quant à Zaroff, il n'a pas eu le choix. Il devra contenter la fougue de mannequins nymphomanes sur une plage caribéenne. Et il paraît que les cocktails seront offerts.

Nous remercions nos visiteurs fidèles et leur souhaitons de passer d'agréables vacances ensoleillées. Reprise des hostilités le lundi 04 septembre.

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Noir et rouge : complément

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Complément d’information

 

Noir et rouge aura neuf mois demain. Si on ajoute à cette période les neuf mois qui ont séparé la validation du projet par Philippe Ward de sa publication le premier octobre dernier, ça représente un an et demi. Alors même si mon recueil n’a pas reçu de nouveau retour depuis quelque temps, j’ai estimé que le moment n’était pas trop mal choisi pour faire un petit bilan. D’où ce billet aux allures de récapitulatif, qui va mettre à votre disposition tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur mon bouquin sans oser le demander.

 

Mais commençons par le commencement. Et au commencement était cette rubrique dédiée, que je vous invite à parcourir si vous ne l’avez pas encore fait. Y figurent notamment la couverture de mon recueil, et sa superbe illustration par Hari Wald, le sommaire détaillé et la quatrième de couv’ (billet un). Ensuite, je rappelle que plusieurs de mes nouvelles sont en accès libre sur le site de Rivière Blanche (billet deux).

 

Ont aussi été postés sur ce blog tous les visuels des anthologies dans lesquelles mes textes ont été publiés au préalable (billet trois). Enfin – et surtout – les superbes chroniques reçues par Noir et rouge ont bien entendu été relayées tour à tour (billets quatre à sept, avec encore une fois mes sincères remerciements à Zaroff, Catherine Robert, Amaranth et Sébastien Gayraud).

 

Si vous lisez ces lignes, vous savez déjà tout ça. Ce que vous savez peut-être moins, c’est qu’il existe sur la Toile des endroits où on cause de mon bouquin. Et où j’interviens. Celui-ci, par exemple :

 

http://ecritoiredesombres.forumgratuit.org/t3167-noir-et-rouge-artikel-unbekannt-schweinhund

 

Et ces deux-là, aussi :

 

http://riviereblanche.informe.com/octobre-2016-noir-et-rouge-dt1818.html

http://ultragore.leforum.eu/t1771-Noir-et-rouge-Artikel-Unbekannt-Schweinhund.htm

 

Je n’en avais pas encore parlé jusqu’ici pour deux raisons. 1/ Je suis une quiche totale en matière d’autopromo et 2/ Je suis admin sur le premier de ces trois forums et modo sur les deux autres. Compliqué par conséquent d’être juge et partie, surtout sur le forum de mon éditeur. D’où le fait que je n’ai jamais osé la ramener par là-bas, laissant le soin à l’indispensable mvpfef d’y relayer les chroniques reçues par Noir et rouge.

 

Pour autant, j’avais quand même envie de signaler ici l’existence de ces trois topics. Ne serait-ce que pour renvoyer l’ascenseur à toutes celles et ceux qui y ont manifesté de l'intérêt à l'égard de mon bouquin. Alors comme un peu de name-dropping ne peut pas faire de mal (et que je n’ai pas envie que mvpfef se sente seul), merci à Paladin, Amaranth, Zaroff, Raven, Catherine, Cancereugène, Ulysse, Françoise, Lester, Silence, Sangore et Tak.

 

Autre chose : même si ma double identité et mes pseudos impossibles rendent le référencement… compliqué, disons, certain(e)s ont réussi la prouesse de constituer (une partie de) ma biblio et de jolies fiches « auteur ». Consultables en cliquant sur les liens suivants :

 

https://www.noosfere.org/icarus/livres/auteur.asp?numauteur=2147190535

http://www.bdfi.net/auteurs/u/unbekannt_artikel.php)

https://booknode.com/auteur/schweinhund

 

Au cas où tout ça vous donnerait l’envie d’acquérir mon recueil, je me permets d’ajouter une autre série de liens. Parce que si les livres publiés par Rivière Blanche ne se trouvent qu’assez rarement en librairie, les choix restent nombreux sur Internet. La preuve :

 

http://www.riviereblanche.com/index.html

http://www.priceminister.com/boutique/mvpfef

http://www.ebay.fr/usr/mvpfef?_trksid=p2047675.l2559

 

Le recours aux robots-esclaves amazoniens n'est donc pas une obligation, ni même un mal nécessaire. Au contraire. Tous les indépendants vous le diront : l'achat en direct chez l'éditeur est TOUJOURS préférable. Alors merci d’avance d’agir en conséquence.

 

Voilà, je crois que j’ai à peu près fait le tour. Et si jamais vous en voulez (encore) plus :

 

https://www.facebook.com/Artikel-Unbekannt-Schweinhund-630722613775161/?ref=hovercard

 

À vos risques et périls.

 

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Trilogie Bill Hodges - Stephen King

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Sans avoir lu Stephen King durant des mois, je me suis plongé dans cette trilogie consacrée à Bill Hodges, un officier de police retraité. Dépressif, il passe ses journées devant la télévision à regarder des jeux débiles. Près de lui, un flingue qui le tente. Il le porte souvent à sa bouche. Et c'est un macabre fait divers qui va le sortir de sa léthargie. Un homme dans une Mercedes grise va foncer dans une foule de demandeurs d'emplois au City Center. Huit morts et des dizaines de blessés. Par jeu, le tueur va adresser un courrier à l'ancien flic et un contact virtuel sur la messagerie d'un site Le parapluie bleu de Debbie. On connaît vite l'identité de Mr Mercedes, un pauvre type vivant avec sa mère alcoolique, relation presque incestueuse. Mais c'est un type intelligent et minutieux qui adore bricoler des « trucs », notamment pour capter le signal d'ouverture des portières d'une bagnole. Dans ce jeu pervers entre les deux hommes, le flic va être secondé par deux alliés : Jerome, un étudiant afro-américain et Holly, une femme un peu tarée et virtuose de l'informatique. Hodges va perdre une femme aimée dans cette lutte acharnée mais aussi une raison de vivre. Empêchera-t-il une autre tragédie ? Mr Mercedes a les moyens techniques pour causer la mort d'une centaine d'innocents. Surtout qu'il a une idée en tête...

 

Nous retrouvons nos trois acolytes, quatre ans après les faits, dans Carnets noirs. Hodges a fondé une agence nommée Finders Keepers et Holly est devenue sa secrétaire. Sauf dans de brefs apartés, Mr Mercedes est absent de l'intrigue. C'est une autre histoire qui se déroule sous nos yeux. Tout débute par un cambriolage en 1978 chez un écrivain célèbre : John Rothstein, auteur de la trilogie Jimmy Gold et qui n'a rien publié depuis quinze ans. Mais il a écrit dans des carnets (165 au total) qui sont rangés dans un coffre-fort. Morris Bellamy, le cerveau de la bande a connaissance de l'existence de ces carnets, tue l'écrivain par vengeance (il ne supporte pas ce qu'est devenu Jimmy Gold et en veut à l'auteur) et planque l'argent et les carnets dans une malle. Cette malle est enfouie sous les racines d'un arbre, au bord d'un ruisseau, près de chez lui. Pour une sordide affaire de viol, il prend trente ans de prison. En 2009, Pete Saubers qui habite dans l'ancienne maison de Morris va trouver par hasard cette malle. Et l'argent qui représente 20 000 dollars. Et il va s'en servir pour aider ses parents car son père est handicapé : il faisait partie des blessés du City Center. Durant quatre ans, Pete va poster 500 dollars chaque fin de mois, sans que ses parents se doutent de la provenance de cet argent qui va les sortir de la misère. Pete est un fan absolu des livres de Rothstein et va planquer les carnets pour les compulser petit à petit. Deux romans inédits de Jimmy Gold, des nouvelles, des poésies, des essais. C'est une découverte majeure à ses yeux et des collectionneurs se ruineraient pour ces carnets intimes. Et cette idée commence à germer dans sa tête, surtout lorsque la réserve d'argent est épuisée. Arrive ce qui devait arriver : Bellamy sort de prison, liberté conditionnelle. Il est vieux et épuisé. Mais son obsession est restée la même. Reprendre la malle et lire les carnets. Il ne pense qu'à ça depuis trente longues années. Sa déception va se transformer en une haine morbide. Et il va partir à la chasse de celui qui a pris son trésor. Bill Hodges, Jerome et Holly vont aider Pete, suite à l'appel de Tina, sœur de Pete et amie de la sœur de Jerome. C'est une course contre la montre. Car Bellamy retrouve vite le responsable du sacrilège et il ne pardonne rien.

 

Fin de ronde reprend un aspect plus surnaturel que les deux autres romans. Mr Mercedes reprend du service. Je ne vais pas dévoiler l'intrigue, mais on parle de psychokinésie, de tablettes digitales (les fameux Zappits) reprogrammés, le jeu Fishin' Hole et sa démo hypnotisante, les poissons roses à choper, les étranges Dr Z et son acolyte Z-Boy... Mr Mercedes est le Prince du Suicide et Hodges est à cran pour attraper ce tueur redoutable. Sous fond de contrôle mental, King nous délivre un thriller fantastique musclé et terrifiant. Surtout par les personnages attachants et complexes. Quel malheur de quitter Holly, Hodges et Jerome. Se dire qu'on ne les reverra sans doute jamais. Une véritable tristesse après avoir lu la dernière page de cette formidable trilogie. Le deuxième opus est un peu à part, selon moi, dans la cohérence de cette trilogie. C'est plus un hommage à la littérature américaine et à J.D Salinger en particulier, sous les traits de Rothstein (un mélange de Philip Roth et de John Steinbeck ?). Les deux autres opus sont plus proches et putain que le final est émouvant. Pour ne rien vous cacher, j'ai même versé une larme. King a fait le boulot comme jamais. Gloire à William Kermit Hodges, le Off-Ret. Un toufu policier au grand cœur.

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Stan Levine - Maud Tabachnik

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Deux volumes sont consacrés au flic Stan Levine, officier de police new-yorkais. Le premier opus date de 2001 et le second ne sera écrit que neuf ans plus tard ! Ce laps de temps est assez regrettable car « Le 5e jour » laisse le lecteur sur sa faim, surtout par un final trop vite enlevé. Mais je vais trop vite en besogne. Reprenons depuis le début. Levine est un flic brutal et consciencieux marié à une femme juive (un truc récurrent chez Tabachnik). Il sera sans doute le prochain chef de la Police car ses statistiques sont excellentes. Un homme répond à une annonce où un jeune homme sérieux propose ses services pour travailler dans une ferme. D'allure convenable et courtoise, il parvient à emmener la fillette après avoir déjeuné avec la mère du futur ouvrier à qui il a donné une avance. Il prétend se rendre à un anniversaire et la fillette sera ravie de jouer avec des gamines de son âge. Promis, il la ramènera dans la soirée. Mise en confiance, la mère accepte de voir partir sa petite fille avec cet inconnu si serviable. La fillette ne reviendra jamais. Peu après, la mère recevra une lettre où l'homme décrit les sévices faits à l'enfant. Et surtout, il l'a mangée ! Et cuit ses fesses au four avec des légumes.

 

Puis survient le meurtre d'un homo dans une ruelle. Et d'un handicapé dans un parc. L'homme est insaisissable. Les rares témoins décrivent un homme âgé aux cheveux gris, le corps frêle et une fine moustache. Vous l'aurez compris, Tabachnik s'est inspirée largement des crimes atroces commis par le célèbre Albert Fish dans les années trente pour créer le personnage sadique nommé Edgar Nichols. Les flics sont à cran et écument les réseaux pédophiles, mettent le FBI sur le coup et passent New York au peigne fin. Le tueur a une famille et son boulot d'archiviste lui permet une discrétion certaine dans les sous-sols qu'il occupe. Psychose religieuse, rédemption dans la douleur pour s'approcher du Christ, l'homme s'automutile en s'enfonçant des aiguilles dans la verge, l'aine, le ventre, la bouche et les cuisses. Il atteint l'orgasme en torturant et en mangeant de la chair humaine. Levine le provoque en l'insultant à la télévision, mettant en doute les capacités mentales de l'individu. Nichols se venge en kidnappant la fille du flic en se faisant passer pour un aveugle. Il donne cinq jours au policier pour le trouver. Sinon, il mangera sa fille. Désespérée, Sarah (la femme de Levine) participe à l'enquête en recherchant des témoins oculaires. Levine devient fou et violent lors des interrogatoires. Retrouvera-t-il sa fille avant que ce monstre ne la dévore ? Le suspense est terrible et formidablement mené (sauf la fin) et je plains les lecteurs qui ont dû attendre neuf longues années pour lire la suite de cette traque et de voir ce que sont devenus Stan et Sarah après cette morbide épreuve.

 

Dix ans plus tard, on retrouve Levine à Milwaukee. Les choses ont changé. Il ne voit plus sa femme et ses deux autres enfants. Il a passé dix ans à traquer Nichols qui s'est évaporé dans la nature. Par un curieux concours de circonstances, Nichols revient près de Levine et recommence ses crimes sauvages. Le flic reconnaît la signature du criminel, même si les doutes sont nombreux. En parallèle, des attentats islamiques dévastent la ville. Un agent du FBI est infiltré dans le réseau et tente de faire tomber les cerveaux sans trahir sa couverture. Tabachnik reprend ses poncifs habituels et, souvent, ses romans se ressemblent tous. Malgré tout, la lecture est plaisante et procure un bon divertissement. C'est pourquoi j'y reviens souvent. Ce second opus est moins prenant que le premier, mais il a le mérite de boucler ce dyptique avec efficacité.

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La fiancée du vieux renard - Kââ

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

J'ai le cul bordé de nouilles car il semblerait que ce bouquin paru chez Fleuve Noir Polices est introuvable. Et pourtant, je l'ai trouvé chez Emmaüs pour cinquante centimes. Mon oeil de faucon l'avait repéré dans un rayonnage poussiéreux parmi des polars et des séries d'espionnage du genre OSS 117 et SAS. J'ai dévoré cet opus de Kââ en deux jours tant le style est drôle, savoureux et vif. L'auteur n'épargne pas les meurtres, les accidents et les rebondissements qui rythment l'intrigue en tranchant dans le lard. Ce qui ressort également entre les lignes est l'énorme culture de l'écrivain. Notamment la description d'un vol de nuit entre l'Angleterre et Belle-Île-en-Mer. D'ailleurs Kââ nous gratifie d'une annexe à la fin pour expliquer toutes les difficultés à piloter un avion à vue tout en évitant les radars !

Hélas, il faut avoir lu les autres polars de Kââ pour en saisir toutes les subtilités. Il est fait référence régulièrement à "La princesse de Crève" et "Mental". On suit les tribulations d'un dénommé Aurel qui est chargé de récupérer l'objet sexuel (Tatiana) d'un lord qui vient de détourner 150 millions de dollars destinés à l'Afrique du Sud. Tout y passe : truands patibulaires, portes-flingues, ferme minée, armes diverses et variées, bagnoles à fond de train... Aurel a du métier et parvient à dénouer cette pelote gigantesque. Qui dit vrai et à qui se fier ? Aurel finira par appeler une vieille copine à la rescousse : Delphine van der Hallen. Leur périple traversera la France du Nord au Sud, la machination est implacable. En 150 pages, Kââ nous livre un scénario parfait avec , en prime, un peu de cul. Mieux que ça, c'est mal !

 

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Le cercle d'argent - Emmanuel Errer

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

 

Sans espoir de retour : Le cercle d’argent, d’Emmanuel Errer.

 

Lucien est un flic sur le retour. Il vit dans un monde gris, où les huiles envisagent de privatiser certaines branches de la police, et entretient une relation décousue avec Marie-Jeanne, une infirmière quadragénaire. Cette liaison improbable, entre tendresse et rustrerie, ne semblait pas faite pour durer. Et pourtant… Lucien n’est plus à même de s’engager, et la jolie veuve a bien dû en prendre son parti. Ainsi ont-ils fini par s’habituer à ces retrouvailles aléatoires, qui mettent un peu de piment dans un quotidien morne et sans surprise.

 

Sans surprise, jusqu’au jour où Lucien est témoin d’un braquage. Deux hommes sortent d’une banque en ouvrant le feu sur le vigile. Le policier réplique sans réfléchir : l’un des voyous s’effondre, blessé à l’épaule, pendant que l’autre réussit à prendre la fuite. Lucien se lance à sa poursuite, mais ne parvient pas à le rattraper. La mort dans l’âme, il revient alors sur les lieux de l’altercation, et s’aperçoit avec effroi que les échanges de coups de feu ont fait une autre victime. Un enfant d’une dizaine d’années gît sans vie sur le trottoir.

 

Le décès accidentel de ce petit garçon va tout changer pour le flic revenu de tout. Il se sent responsable, et demande à être chargé de l’enquête. Lucien ne comprend pas comment le second braqueur a pu se volatiliser, et il compte bien faire parler son complice. Seulement ledit complice est retrouvé massacré sur son lit d’hôpital. Il a littéralement été réduit en charpie. Et ce n’est que la première d’une longue série de bizarreries. Car plus le policier poursuit ses investigations, plus le mystère entourant cette affaire semble s’épaissir…

 

Mag, la tenancière d’une librairie-bar située dans le quartier où le tueur a disparu, prétend qu’elle n’a rien vu. Mais Lucien, bien que sensible au charme de la quinquagénaire, se méfie d’elle. Il faut dire que son établissement sert de point de ralliement à des individus pour le moins sulfureux. Et la situation s’aggrave quand Malgar, le collègue martiniquais de Lucien, est pris à partie dans la rue après avoir interrogé Mag et un de ses clients. Une horde de skinheads le passe à tabac, et ce n’est pas seulement en raison de la couleur de sa peau…

 

Suite à cette agression, un autre témoin potentiel est réduit au silence de la plus sauvage des manières. Quelqu’un paraît décidément déterminé à mettre des bâtons dans les roues des policiers, et le quelqu’un en question pourrait bien être très haut placé, car les services secrets sont aussi sur l’affaire. Mais à déterminé déterminé et demi : Lucien est plus résolu que jamais à retrouver le tueur. Même s’il lui faudra pour cela comprendre comment son portrait-robot peut correspondre à celui d’un homme mort depuis plus d’un an…

 

Voilà un bien curieux roman. On y flotte aux côtés de Lucien dans une sorte de rêve éveillé poisseux, et comme lui on sursaute de loin en loin face à l’horreur de certaines situations. Le cercle d’argent apparaît par conséquent comme un possible trait d’union entre les trois personnalités de l’auteur. Emmanuel Errer semble ainsi avoir sollicité son avatar gore Nécrorian pour écrire les scènes de meurtres, de même qu’il pourrait bien avoir consulté Jean Mazarin pour situer son Polar dans un futur immédiat peu reluisant…

 

Quoiqu’il en soit, le dosage est excellent, et ce livre publié en 1992 au Fleuve Noir n’a pas pris une ride. Mais ça n’a rien de surprenant, tant cette remarque s’applique à tous les Noirs signés Errer. Qu’ils soient servis serrés, frappés ou glacés.

 

Chronique initialement publiée dans La Tête En Noir n° 181, juillet / août 2016.

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Emmett Coogan - Gilles Bergal

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

J'ai envie de vous parler d'un personnage dont j'affectionne les aventures : Emmett Coogan. Créé par Gilles Bergal, sa première apparition intervient dans Cauchemar à Staten Island, collection Gore n°36, en décembre 1986. Sa seconde aventure devait être publiée chez Maniac sous le titre La nuit des hommes-loups, mais cette collection s'arrêta au huitième numéro. Et Rivière Blanche eut la brillante idée d'éditer l'intégralité des deux ouvrages dans ce recueil éponyme en 2008 (avec toutes les nouvelles parues dans Créatures des Ténèbres et une interview de l'auteur par Fantastinet).

 

Coogan a trente-sept ans, ancien inspecteur de police viré après quinze ans de service pour avoir causé un accident sous ivresse. Depuis, sa fille de huit ans est dans le coma. Pour payer les frais d'hospitalisation, Coogan est forcé de faire tous les boulots merdiques qu'on lui propose. Il est engagé par la Slake and Co pour être gardien de nuit afin de surveiller les entrepôts alimentaires de la société. Des vols réguliers surviennent sur les docks de Staten Island, New-York. Cinq gardiens ont disparu. Étaient-ils des complices des cambrioleurs ou des victimes ? Le gérant a confiance en l'ex-flic. Et il ne risquera pas de s'envoler car sa fille est intransportable. Coogan accepte le marché, surtout qu'une prime de 5000 dollars est offerte si il attrape les voleurs. Coogan remarque que les vols ont lieu de nuit, qu'il pleuvait dans chaque cas et que les montants des larcins et leurs fréquences sont irréguliers. Pourquoi dérober des boîtes de ravioli en délaissant le caviar ? Et pourquoi les armes retrouvées vides n'ont pas été emportées ? Elles se monnaient plus que des conserves. Cette enquête est truffée d'incertitudes et la logique des truands n'est pas respectée selon l'instinct et l'expérience de l'ancien flic. Coogan va devoir affronter des créatures hybrides peuplant les égouts new-yorkais avec d'autres flics incrédules. Ce roman n'est pas un plagiat du film C.H.U.D et l'auteur rappelle dans sa préface qu'il avait été écrit bien avant.

 

 

Dans La nuit des hommes-loups, on apprend que Coogan a perdu aussi sa femme dans l'accident. Une amie de sa défunte épouse lui demande de retrouver son jeune fils, sans doute enlevé par son ex-mari. Au fil de ses recherches, Coogan découvre qu'une espèce de secte est établie dans une forêt près de New Haven. Des sacrifices humains sont nécessaires pour la Mutation où des hommes se transformeront en loups après avoir livré un de leurs proches. Secondé par trois mercenaires, Coogan s'enfonce dans la forêt, armé jusqu'aux dents, les chargeurs pleins de balles d'argent. Son unique but est de sauver l'enfant des griffes de la confrérie.

 

Et voilà, Coogan c'est fini. Plus rien. Sa fille va-t-elle survivre ? Coogan combattra-t-il d'autres créatures ? Lançons une pétition, les amis. On veut son retour. Sinon je boude.

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Revue de presse

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Corps et liens : revue de presse

 

 

Voici donc, comme son titre l’indique, un article un peu spécial. Avec un peu de corps, mais surtout beaucoup de liens. Des liens grâce auxquels vous pourrez vérifier que ces deux volumes ont été accueillis de façon unanime avec tout l’enthousiasme qu’ils méritaient.

 

L’émission de radio Culture Prohibée a été la première à se manifester :

 

http://culture-prohibee.blogspot.ch/2016/09/telechargez-lemission-de-la-semaine_16.html

 

Puis Fantasio a posté son avis sur certain réseau social bien connu :

 

L'ÉTAT DES PLAIES : Le mythe de la Bête du Gévaudan revisité, polar bien mystérieux mais que – tout au moins au début – l'on pourrait qualifier de classique s'il n'était pas si sanglant. Ensuite le lecteur pourra lui-même choisir entre l'explication de la démence ou celle du fantastique pour tenter un éclaircissement de l'énigme. Une tension permanente rend le récit passionnant de bout en bout.

 

BRUIT CRISSANT DU RASOIR SUR LES OS : Comme dans le roman précédent, Christophe, le héros, se comporte d'une façon étrange comme s'il était fasciné par celui qui le tourmente. Sacrifices humains, confusion des sexes, on nage dans le malsain et le mystérieux. C'est réellement éprouvant. Quand au final, il est très beau et... épouvantable.

 

RETOUR AU BAL, À DALSTEIN : Encore un beau polar aux connotations fantastiques. Et, encore une fois, le personnage principal – ici, Romain, un jeune prof – se conduit d'étrange façon en cachant des faits et des preuves qui pouvaient pourtant aider à le sortir de l'imbroglio dans lequel il se dépêtre. Romain payera cher ses états d'âmes en trouvant une mort atroce…

 

Le point commun de ces trois excellents romans, outre une pesante atmosphère de démence permanente et de religiosité pervertie, est bien l'étrange complicité entre les victimes et les bourreaux, au point que les premières peuvent rejoindre les seconds. Trois romans, trois beaux exemples de ce que peut offrir de meilleur cette branche particulière de la littérature de terreur qu'est le « gore », genre souvent méprisé (parfois avec raison) mais qui recèle de véritables réussites. Ce livre en présente trois. J'attends le tome deux avec impatience…

 

Ensuite vint le tour de Christophe Bier, sur France Culture s'il vous plaît (dans l'émission de radio Mauvais Genres, à partir de 54 mn 37) :

 

http://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/la-reine-des-ombres-centenaire-de-shirley-jackson-1916-2016

 

Sans oublier la chronique publiée sur le site Daily Passions :

 

http://www.daily-passions.com/corps-liens-1

 

Notons encore le superbe article de Julien Heylbroeck pour la revue L’Indic :

 

https://i37.servimg.com/u/f37/19/05/67/35/p1080710.jpg

 

Autre chroniqueur de renom, l’excellent Paul Maugendre a quant à lui évoqué le tome 2 :

 

http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/2016/12/kaa/corselien-corps-et-liens.volume-2.html

 

Et Julien Heylbroeck a remis le couvert, toujours dans la revue L’Indic :

 

https://i58.servimg.com/u/f58/19/05/67/35/p1090110.jpg

 

Soit sept chroniques et articles pour l’instant. Sans compter les textes de mon cru, déjà postés dans cette rubrique dédiée. Sept textes pour une confirmation : décidément, ces rééditions s’imposaient. À votre tour de le vérifier en cliquant sur les deux liens ci-dessous :

 

http://www.riviereblanche.com/collection-noire-n89-corps-et-liens-1.html

 

http://www.riviereblanche.com/collection-noire-n93-corps-et-liens-2.html

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Culture Prohibée : interview

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Nos amis de Culture Prohibée ont mis en ligne leur dernière émission consacrée à Heca-Tomb. Interview de Nasty samy et de votre serviteur Zaroff.

Bonne écoute, j'espère que ça vous plaira.

Lien du blog.

Lien du podcast (59 mn)...

Merci à eux.

 

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Paris Zombies et Les épouvantails - Philippe Morin

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Les épouvantails sont une métaphore, l'image du malaise des paysans, la solitude des campagnes et le rejet de certains envers les citadins, les femmes pécheresses, le matérialisme. D'autres ruminent et d'autres ruminent et passent à l'acte. C'est le cas des frères Neumance. Une jalousie sourde qui amène la vengeance et la barbarie. Ce récit qui s'apparente plus à une novella par son format est terrifiant. Non par la description facile d'actes odieux que des auteurs utilisent aisément dans le gore. Ici, tout est parsemé d'un trouble latent à la manière d'un Corsélien au meilleur de sa forme. Le renoncement et la folie. Un gendarme qui se cherche dans une vie insipide. Solitude et frustration. Puis on bascule dans une ambiance digne d'un Jack Ketchum. La scène de l'étable donne froid dans le dos, un long cauchemar où l'auteur exprime tout son talent. Et c'est également une fin abrupte aux multiples questions (le rôle du garagiste par exemple) et le sort réservé aux suppliciés. On pourrait qualifier ce court roman de survival rural, mais c'est plus complexe. Il comble les trous d'existences artificielles par des réactions sordides et primitives où la famille ne représente que des valeurs solitaires entre l'adultère, la convoitise, l'affirmation de soi et la vanité. Et les frères Neumance ne le supportent plus. Et ils vont nous le faire savoir.

Cet ouvrage comporte aussi quelques nouvelles tendance post-apo (je pense à ce vieux qui retourne mourir chez lui en parcourant des terres dévastées...), zombis, SF, polar, guerre d'Algérie et une longue novella pour parachever le tout.

 

Paris Zombies est un recueil regroupant trente-neuf récits. Les textes peuvent se lire séparément. Malgré tout, ils forment un ensemble cohérent. Paris subit une vague d'épidémie. On distingue deux sortes de morts-vivants : les contaminés et les cadavres revenus à la vie (les revenants). C'est un grand théâtre de scènes macabres et il est intéressant de voir les diverses réactions face à la survie de chacun. Certains se regroupent pour combattre ce fléau, d'autres en profitent pour assouvir leurs pulsions les plus viles : viols, pillages, domination sur les faibles. La cruauté n'a plus de visage, que ce soit envers les morts-vivants ou les rescapés. On y trouve aussi de la solidarité, de l'entraide. D'autres se réfugient dans la solitude, certains optent pour le suicide. Ce livre est un formidable kaléidoscope des sentiments et réactions face à l'innommable. L'auteur explore et dépeint l'humanité mourante dans un style vif, percutant et presque poétique. Une horreur protéiforme et obsessionnelle. Le tout dans des décors multiples : des avions, des caves, des ruelles, des parkings souterrains, des appartements vides, des magasins, des bistrots, des cimetières, des hôpitaux...

 

Lire notre interview de l'auteur.

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