Pourquoi j'écris du gore ? # 2

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Pourquoi j'écris du gore ? # 2

Je crois important de dire que le phénomène GORE est grand-guignolesque et doit le rester. Ce que nous écrivons n’aura jamais la puissance de la misère quotidienne. Allez traîner vos pattes dans une unité Alzheimer, en gériatrie ou encore au SAMU et vous rencontrerez les véritables souffrances humaines et le sordide caché du quotidien. Vous voyez bien que je suis un homme normal ! Comme mes confrères, je suis fasciné depuis tout gamin par les serial-killers mais je serais le premier à faire dans mon froc si je venais à en croiser un vrai dans une impasse, un soir de novembre. Il ne faut pas se leurrer : nous sommes des plaisantins. Le gore a-t-il été créé pour nous rassurer ? Nous donner le léger frisson de dégoût qui manque dans nos vies routinières, conformistes, douillettes et civilisées ? Je ne connais aucun auteur du genre qui soit rescapé d’un génocide rwandais ou syrien ! Le gore est-il uniquement perceptible et accepté par les sociétés progressistes, consuméristes et démocratiques ? Je n’ai pas envie de partir dans un débat qui n’intéressera personne mais je pense que cette parallèle était nécessaire. Est-ce l’ennui qui me fait écrire du gore ? Voilà la vraie question qui me taraude les génitoires.

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