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Il fout quoi le Zaroff ?

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Il fout quoi le Zaroff ?

Les visiteurs de ce blog se demandent sans doute pourquoi je ne poste pas des chroniques avec régularité et assiduité ? Les langues de pute diront que je suis le glandeur de l'année ou que je me fourre un paquet de chips Lay's devant la téloche ! Je dois vous avouer que je lis moins en ce moment car je me documente beaucoup et je tergiverse. Mais pourquoi ? Eh ben parce que je bosse sur un projet d'écriture super secret envié par l'élite franc-maçonnique judéo-bretonnante, pardi !

Je ne peux pas encore en parler mais je dois pondre neuf chapitres avant la fin de l'année. Ce projet sort des sentiers battus car il est novateur. Évidemment, ce sera un roman gore assorti d'un autre concept. Ceci est lié à la demande extérieure d'un mec qui baigne dans le milieu et, entre passionnés du genre, je ne pouvais qu'accepter la chose. Je reste fidèle au Collectif TRASH (avec qui j'ai des trucs en cours) mais cette bande de joyeux drilles n'avait pas les moyens financiers de me verser un acompte de vingt millions de dollars.

Plus sérieusement, mon projet se déroulera dans le Nevada et nous baignerons (une fois de plus) dans les meurtres sordides et crasseux. Le titre sera DIRTY EYES pour un tapuscrit de 200 000 signes maxi. Une fois le projet finalisé, la promo sera faite après accord de mon mystérieux mécène.

Donc ne soyez pas surpris de lire peu de chroniques dans les semaines à venir, je bosse dur pour contenter le lecteur avide de tripailles. Et n'oubliez jamais : "un seul être vous manque et la vaisselle s'accumule dans l'évier !"

Je vous aime. Surtout en grillades.

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Bon Scott

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Bon Scott

Il ne se passe pas une journée sans que j'écoute du Bon Scott, période ACDC de 1974 à 1980. J'ai un faible pour l'album VOLTS inclus dans le coffret BONFIRE sorti en 1997. J'écris toujours en m'influençant des titres chantés par l'écossais. Si vous ne connaissez pas "She's got balls" ou "Dirty Eyes", vous ne connaissez pas ACDC !

Gloire éternelle à Ronald Belford Scott (1946-1980) sans qui je ne peux écrire convenablement.

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Série "BURP !"

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Série "BURP !"

Quoi de neuf de mon côté ? Vous croyez que je me claque les burnes en regardant "Les anges à Los Angeles" ? Putain de merde, respectez au moins les formidables chroniques que Léonox daigne poster sur ce fabuleux blog dédié à la littérature de mauvais genre ! De mon côté, je veux faire honneur à la littérature gore où je me vautre avec délice depuis de nombreuses années. Mais avoir écrit NIGHT STALKER en quelques semaines pour TRASH m'a ouvert les bronches et l'esprit. J'adore écrire dans ce domaine.

Du coup, je veux mettre en ligne prochainement des nouvelles gore pour inciter mes millions de visiteurs à découvrir ce genre littéraire aux multiples qualités. Les intellos pourront toujours se rabattre chez Gallimard et découvrir "Mort à crédit" de Céline mais moi je combats pour la littérature populaire pas chère et rapide à lire.

Du coup, au fil des prochains mois, je vais lancer sur ce mirifique blog une série nommée "Burp !" consacrée à de courts récits gore de moins de 50 000 signes. Surtout pour me faire plaisir. Et lorsque l'auteur jouit en écrivant, le lecteur reçoit son éjac faciale en lisant... et c'est tout ce qui m'importe !

J'ai une nouvelle en cours. Elle s'intitulera "Swimming-Blood". Comme d'habitude, ce sera écrit à l'arrache. Le gore est avant tout écrit par des éjaculateurs précoces. On laisse les hardeurs besogneux rédiger du Musso.

Bien à vous mes amis...

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Pourquoi j'écris du gore ? # 2

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Pourquoi j'écris du gore ? # 2

Je crois important de dire que le phénomène GORE est grand-guignolesque et doit le rester. Ce que nous écrivons n’aura jamais la puissance de la misère quotidienne. Allez traîner vos pattes dans une unité Alzheimer, en gériatrie ou encore au SAMU et vous rencontrerez les véritables souffrances humaines et le sordide caché du quotidien. Vous voyez bien que je suis un homme normal ! Comme mes confrères, je suis fasciné depuis tout gamin par les serial-killers mais je serais le premier à faire dans mon froc si je venais à en croiser un vrai dans une impasse, un soir de novembre. Il ne faut pas se leurrer : nous sommes des plaisantins. Le gore a-t-il été créé pour nous rassurer ? Nous donner le léger frisson de dégoût qui manque dans nos vies routinières, conformistes, douillettes et civilisées ? Je ne connais aucun auteur du genre qui soit rescapé d’un génocide rwandais ou syrien ! Le gore est-il uniquement perceptible et accepté par les sociétés progressistes, consuméristes et démocratiques ? Je n’ai pas envie de partir dans un débat qui n’intéressera personne mais je pense que cette parallèle était nécessaire. Est-ce l’ennui qui me fait écrire du gore ? Voilà la vraie question qui me taraude les génitoires.

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Pourquoi j'écris du gore ? # 1

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Pourquoi j'écris du gore ? # 1

Pourquoi j’écris du gore ? Je me pose souvent cette question. Qu’est-ce qui pousse certains auteurs à franchir le pas de cette littérature malsaine et incomprise parmi nos proches ? Nous sommes pourtant des êtres sains (enfin je crois), ne mangeons pas de chair humaine avec un bol de café, ne nous masturbons pas non plus devant un chien écrasé sur le bord d’une route. Je suis comme la plupart des gens : marié, une baraque à payer, un chien, des serins à la con qui se battent dans une volière, une femme et des gosses. On s’échine sur un paragraphe mettant en scène un viol minable dans une ruelle sombre, on file aider les gamins à terminer leurs devoirs et on repart aussi sec dans notre histoire où le sang et la peur se mêlent aux viscères fumants, à la mutilation et à la torture. Quoi de plus normal, hein ? Quel est ce besoin viscéral de raconter de telles histoires ?

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Qui m'a fait écrire du populo ?

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Qui m'a fait écrire du populo ?

Quelle fut votre influence majeure pour écrire de la littérature populaire ? Pour ma part, ce fut le personnage de Bob Saint-Clar, interprété par Belmondo dans "Le Magnifique". Ce film peut sembler débile ou stupide mais il m'a profondément marqué.
Le métier d'auteur est caricaturé en quelques signes distincts :
- misère financière
- misère affective
- éditeur véreux
- appartement sordide
- matériel obsolète

L'écrivain François Merlin est intéressant. Son univers est gris, pluvieux et morose. Tout se détraque dans son logement : la plomberie est foireuse, l'électricité est dangereuse, la pluie gifle les vitres, la voiture rend l'âme (un agent de police se résigne à ne pas donner de PV lorsque l'essuie-glace lui reste dans les mains).
Le personnage de l'agent secret Saint-Clar est l'exact opposé : soleil, bronzage, belles femmes, bagarres, dents éclatantes...
Pour travailler, Merlin se sert de photographies, prospectus et plans. Tandis que son éditeur se paye de vrais voyages aux destinations paradisiaques.
Merlin est divorcé et écrit pour payer la pension alimentaire. Son fils vient manger une fois dans la semaine. Le frigo est vide. L'écrivain est symbolisé comme un forçat, devant taper 80 feuillets dans le week-end, avec une machine à écrire qui ne frappe plus les "R". Il doit écrire vite "sans se relire", surtout pas ! Durant ce temps, son éditeur va en soirée, fume du shit et se pavane.
L'éditeur devient l'affreux colonel Karpof, ennemi juré de Saint-Clar.
Le mimétisme entre la réalité et la fiction devient un leitmotiv pour le pauvre Merlin. Une sociologue tente de comprendre le phénomène de cette culture populaire... mais Merlin ricane en lui disant : "Tout le monde s'en fout de votre thèse"... avant de se prendre une baffe.

C'est en voyant ce film que je me suis dit un jour : "Putain, j'ai envie de ça !" Merlin prouve aussi qu'écrire est inutile. Il jette tout son manuscrit par la fenêtre à la fin du film. Il veut vivre. C'est formidablement résumé. Contenter le lectorat populaire est fastidieux et vain. Mais on doit le faire.

Vive Saint-Clar et Super Crime Club. Je lui dois beaucoup.

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Se libérer...

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

J'ai envie de vous parler de mon expérience des derniers jours. Je n'écris plus comme avant. J'alterne feuilles et écran. J'écris des bouts de chapitre dans ma bagnole et quelquefois juste cinq lignes sur mon calepin. Mon histoire est en tête et je ne me force plus. Puis, peu à peu, les pages se remplissent, lignes après lignes... pépère comme une vigne qui prend le soleil. J'écris sans me contraindre à une quelconque correction ou intensité intellectuelle. Je privilégie l'instant et la réaction avant le fond et le forme. J'écris sans regarder les synonymes, la ponctuation et autres tracasseries. Je ne m'emmerde pas à alterner les "dit", "fit", "demanda-t-il"... dans les dialogues. J'écris sans mise en page ni construction.

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Écrire au présent ? Ou pas !

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Je suis un indécrottable adepte du passé simple et imparfait. Néanmoins, lorsque le style de l'auteur est parfait, il peut écrire à tous les temps sans que cela nuise à l'intérêt de l'histoire. Au présent c'est plus vivace et intrépide. Pour un polar à la première personne (genre détective privé), cela peut être sympa. Écrire une intrigue en temps réel où le lecteur suit l'enquête en même temps que le narrateur. Donc, écrire au présent, pourquoi pas !

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Mon matériel de travail

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Je me contente de peu ! Des carnets à spirales, des feuilles volantes (qui encombrent mes tiroirs), des fichiers inachevés dans mon ordi, un tapuscrit de 180 000 signes dans un coin de ma bibliothèque et souvent l'envie de ne rien foutre durant des mois ! Puis l'inspiration revient comme un enfant fugueur et affamé. Je saisis à nouveau un stylo et gribouille un récit en quelques jours. Une idée me suffit. Le développement surgit au fil des lignes et paragraphes. Je retape le tout sur l'ordi ensuite. Il est rare que je tape un récit directement en occultant le papier et l'encre.

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Écrire : la méthode de Zaroff

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Depuis plusieurs jours, je teste une méthode personnelle qui me semble efficace. C'est la règle des 500 mots. En dix ou vingt minutes, j’atteins cet objectif et je m'arrête, j'éteins l'ordi et je fais autre chose. J'ai aussi toute la soirée pour lire, m'occuper de mes enfants et ne pas donner le sentiment que l'on passe sa vie devant un écran.
Je rentre du boulot, j'enfile mes 500 mots et bonsoir tout le monde !

Avantages :

Un auteur a déjà connu une frénésie d'écriture durant l'élaboration d'un récit. 2000 mots d'un jet. Puis les jours passent sans écrire. On reprend un peu le bidule, on ne sait plus trop comment le prendre et souvent, par lassitude, le brouillon finit inachevé dans le tiroir.
Les 500 mots permettent de garder une constance dans l'histoire, de penser à ce qu'on va écrire en rentrant. Peu à peu, sans faire attention, le texte prend de l'ampleur.

Dès qu'une page est finie, je l'imprime aussitôt et la garde dans un dossier.

3 mois : 45 000 mots, environ 270 000 signes.
1 an : 190 000 mots, plus d'un million de signes !

Cela permet de garder un rythme d'écriture sans y passer des heures et de faire autre chose, la conscience tranquille.

Essayez donc ! 500 mots et pas plus. Ne vous forcez pas à dépasser votre quota. Cette méthode vous permettra également de décrire plus longuement les scènes au lieu de survoler des passages par ennui ou impatience.

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