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Plaques chauffantes - Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Plaques chauffantes - Nécrorian

Un quart de siècle après ses méfaits chez GORE, l'infâme Nécrorian revient chez Rivière Blanche, pour notre plus grand plaisir. L'auteur nous plonge dans un futur proche, la France est devenue un pays totalitaire et facho. Et il ne nous épargne rien : femmes éventrées, interrogatoires poussés, malversations politiques, guerre des services (Renseignement et Criminelle), sexe, pilules à jouir...

On retrouve surtout une thématique à la Jean Mazarin, comme Collabo-song. Y a du Gore mais pas que ! C'est principalement du polar policier où la bassesse se mêle au racisme. Les vieux ne sont guère épargnés non plus. Mais le fan indécrottable de Nécrorian (que je suis et que je revendique) sera légèrement déçu. Je ne critique pas le style mais l'ambiance. Ce n'est pas du Nécrorian pur jus que je lis et relis sans cesse, de Blood-sex à Impacts, en passant par Skin Killer et Inquisition. Ce bouquin s'apparente plus à un Mazarin ou à un Errer, malgré quelques effets sanglants très visuels. Et pour moi, Nécrorian ce sont les traumatisés du Vietnam, les trucks-stop, le Bayou, Torquemada, la bourgeoisie balnéaire, les salopes, l'inceste, la torture, le viol et les frères Schootswater (Sam le crade et Willie le dingue), les branlettes salvatrices...

Bref, j'ai aimé ce roman mais ce n'est pas du Nécrorian. Cela n'enlève pas toute l'estime que je porte à ce grand monsieur.

Et j'attends toujours la suite d'Inquisition...

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Le baigneur - Jean Mazarin

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Le baigneur - Jean Mazarin

Le baigneur est un livre marquant et dur malgré son aspect fantastique. Un réparateur de poupées anciennes est condamné à revivre le douloureux passé vécu par son grand-père en 1942. Par différents paradoxes temporels, le personnage principal revit les évènements de la rafle du Vel d'Hiv en se retrouvant dans la peau de plusieurs protagonistes. Petite fille déportée, commandant S.S... il se trouve plongé dans l'hypocrisie et la délation contre les Juifs, cinquante ans avant.
C'est un bouquin au ton suranné mais qui dispense une atmosphère troublante et angoissante. Je vous recommande cette lecture sans hésitation.

Les polars de Jean Mazarin (alias Emmanuel Errer ou encore Nécrorian) ne sont jamais aussi bons que lorsque l'intrigue se déroule durant l'occupation. Dans le même ton, on peut lire aussi "Collabo-song" ou encore "Un détour par l'enfer." Vous l'aurez compris, j'admire cet auteur aux multiples facettes. Et je suis fier d'avoir une dédicace de cet écrivain pour Blood-sex.

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Inquisition - Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Inquisition - Nécrorian

Il semblait que certains corps avaient bougé après qu'on les eut jetés dans ce caveau et le lieutenant imagina les carcasses brûlées, mais encore vivantes, rampant vers la porte, tendant des mains aux doigts décharnés, dépourvus de chairs, laissant sur le sol de grands lambeaux de peau calcinée.

Ouinnnnnnn, mon dernier GORE de Necrorian ! Ok, il me reste encore Plaques Chauffantes mais ce n'est plus la même chose. Je quitte un ami, un frère et mon coeur est triste. Surtout que ce dernier Gore avait une suite ! Que devient ce prêtre fou hanté par Torquemada, le célèbre Inquisiteur ? Accompagné d'un vétéran du Viêt-Nam (où ils ont combattu ensemble), son fidèle compagnon d'armes est devenu le bras séculier, le Tourmenteur. Les procès pour la Sainte-Office ont lieu dans une cave, sous une église. Les sodomites finissent carbonisées sur une claie de métal.
Les cauchemars du Viêt-Nam ressurgissent et se mélangent à un trip religieux et de rédemption par la torture. C'est jouissif et... y aura sans doute jamais la suite ! Léonox, si tu croises le Grand Maître comme prévu, tu auras cette question à lui poser : Et "Inquisition", bordel !!! Tu attends que je t'cogne avec mes rangers pour avoir la suite ?

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Impacts - Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Impacts - Nécrorian

Ils retrouvèrent le sergent Dawn lié à un arbre... Les autres ne l'avaient pas amputé des membres comme ils l'avaient pensé ; ils s'étaient contentés de lui ôter la chair, et c'était presque un squelette noirci de sang séché que se disputaient à présent des chiens sauvages.

Après Blood-sex, je pense que ce roman est aussi bon et percutant parmi les gores nécrorianistes. L'auteur va très loin en décrivant des scènes d'enfants mutilés (en ouverture et dans un final grandiose : la fuite d'un couvent au Viêt-Nam). Le personnage récurrent est Sam, un vétéran. Lorsqu'il voit un accident de camion se produire sous ses yeux, il va péter un câble et sa folie meurtrière va reprendre le dessus. Les séquelles des combats vont s'exprimer dans une fuite sanglante. Les personnages secondaires sont grossièrement esquissés mais les flashbacks de la guerre permettent une lecture sympa et rythmée. Bref, un bon petit bouquin qui joue le jeu jusqu'au bout.

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Skin Killer - Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Skin Killer - Nécrorian

Il ne voulait pas lui brûler le visage et s'il lui avait enflammé la bouche, c'était uniquement pour l'empêcher de crier. L'autre fille avait été plus coopérative et elle n'avait pas hurlé pendant qu'il découpait les bandes de peau avec lesquelles il avait écrit son nom sur la glace...

Pas le meilleur des NECRORIAN mais ça se lit bien. Quartiers riches américains, putes tailladées et égorgées, flicaille aux abois, scènes torrides et explicites, un final assez bon. Rien de plus qu'une lecture facile, digeste et vite oubliée. Allez zou, j'attaque IMPACTS du même auteur...

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Blood sex n°2 (Bayou) - Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Blood sex n°2 (Bayou) - Nécrorian

On la disait morte, disparue à jamais de la surface de cette terre. Pourtant la folie allait renaître. Le cauchemar de sexe et de sang se déchaînerait à nouveau. Ailleurs, dans l'atmosphère lourde et gluante du bayou.

On retrouve l'héritière Vanessa Murderren, belle et riche de 600 millions de dollars... elle n'est pas morte en fait ! Elle est dans un hôpital de cinglés et parvient à s'enticher de Fabien, un autre cinglé qui aime bouffer des mouches. Affamée de sexe, elle arrive à s'évader et à entraîner Fabien dans son sillage pour retrouver ses anciennes pulsions morbides, ses expériences atroces qu'elle faisait en duo avec son frère avec qui elle couchait aussi... mais qui est mort dans le premier opus. Vous suivez un peu ?

Donc elle s'évade dans le bayou. L'univers est poisseux, glauque, puant et dégueulasse. Comme les personnages de NECRORIAN. L'auteur a l'énorme défaut de caricaturer tous ses personnages de la même façon : les épouses sont des grosses chiennes alcoolisées, les époux alcooliques et incestueux tabassent leurs grosses chiennes d'épouses et baisent avec leur progéniture, surtout si l'une d'entre-elles est aveugle ! La progéniture sus-nommée est consanguine et abâtardie ; la masturbation étant leur principale occupation en plus de siroter des bières.

La flicaille ne vaut guère mieux hélas ! Question Gore, toujours le même schéma : viols, pipes, émasculations, éventrations, farfouillage de viscères, décapitations, éjaculations pré-mortem... NECRORIAN a donc le tort de se répéter mais on s'en fout : on aime ça bordel ! Faut prendre ça pour un bon défouloir et merde aux bien-pensants.

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Blood-sex - Charles Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Blood-sex - Charles Nécrorian

Le coup arriva par surprise. Le plat du hachoir le frappa en plein sternum, lui coupant la respiration. La douleur n'éclata qu'au second impact, quand le tranchant s'incrusta dans les côtes.. Le simple d'esprit touilla puis s'arc-bouta de toutes ses forces pour arracher l'acier enfoncé dans l'os. Quand il y parvint, l'adjoint glissa à terre, en même temps que ses sphincters se relâchaient et qu'une montée de sang arrivait à ses lèvres... Du sang noir, avec de gros caillots... Une odeur épouvantable se répandit dans l'étable.

Si vous êtes un fan de Massacre à la tronçonneuse, ce livre est pour vous. Je l'ai lu en une seule journée, pris dans le tourbillon sanglant de l'auteur. Deux histoires s'entrechoquent dans ce roman culte : un écrivain riche et avide de crimes sexuels pour s'inspirer et le récit qu'il écrit. Nous suivons deux péquenots dégueulasses qui vivent dans une tannerie au fin fond de l'Amérique. Les frères Schootswater. Sam le crade est le meneur et Willie le dingue est le frère idiot et obsédé par les femmes. Ce duo mortel ne laisse pas passer l'occasion lorsque deux auto-stoppeuses allumeuses traînent dans le coin. Les scènes sont violentes et malsaines.

Ces aventures sont écrites par les Murderren, gens riches et pervers. Inceste, crimes sexuels... tout est bon pour inspirer l'auteur qui rédige son premier roman. NECRORIAN ne nous épargne rien, dans un style bien à lui, assez proche de Ketchum. Paragraphes courts, vocabulaire simple mais qui tombe juste, dialogues ruraux, amérique profonde... j'ai passé un bon moment et il me tarde de lire la suite.

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Le Gore selon Nécrorian

Publié le par Zaroff et l'infâme Léonox

Cet auteur aux nombreux pseudos est sans aucun doute mon auteur GORE préféré car je me retrouve dans ses univers. Mais c'est quoi le Gore pour lui ? En lisant son interview par J.P Mochon en mai 1987 (et parue dans "Autopsie d'une collection, le bel effet GORE" chez Fleuve Noir), je vous cite ses meilleurs passages en la matière :

"D'abord, pour que ça accroche, pour que ça tape, il ne faut pas que ça fasse peur. Le gore n'est pas fait pour ça. Il y a l'épouvante, le fantastique, le S.F parfois. Le gore fait gerber. Il écœure, il dérange. Il obsède. Ensuite, un bouquin gore doit être court. [...] C'est exactement comme pour les films : s'il y a trop de sang, on en rigole. Donc je pense qu'il faut que le récit soit court, et qu'il soit haché."

"J'ai pris un postulat de départ pour tous mes gores : toutes les histoires se passent aux États-Unis, parce que je crois que le paroxysme peut davantage sembler vrai là-bas qu'ici. Aux U.S.A, on apprend de temps en temps qu'un type a flingué quinze mecs. Quand ça arrive en France, c'est que derrière tout ça, il y a un but excessivement précis. Une vengeance, un truc politique, une partie de chasse. Tandis que là-bas, c'est de la folie pure."

"Ce qui me fascine dans le gore, c'est que les hommes sont capables des pires paroxysmes. C'est pour ça que je ne fais pas intervenir de monstres ou de créatures abominables venues d'ailleurs, parce qu'alors, ce n'est plus du gore, mais ça vire au fantastique, et moi, dans ce cas-là, je n'y crois plus."

"Le gore est un genre à lui seul et je pense qu'il ne doit pas être constitué uniquement de trucs d'horreur. Il faudrait que ça devienne une manière nouvelle d'écrire des histoires. C'est pour ça que pour moi, le label Gore veut dire : pas de censure, chacun traite le sujet qu'il veut comme il veut, mais pas forcément avec des scènes de viol, d'étripement ou d'amputation. On pourrait très bien imaginer des gores où il n'y a pas tout ça. Parce que je crois que si ça n'évolue pas, comme on ne peut pas aller tellement plus loin, ça va s'affadir et donc, à plus ou moins court terme, perdre des lecteurs."

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