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L'île du docteur Corman - Robert Darvel

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Il est certain que « Le Carnoplaste » propose toujours des œuvres de qualité et rend honneur à la culture populaire (on pense aux feuilletons de Féval, de Feuillade...) avec une bonne saveur d'ancien. Et Robert Darvel peut prétendre à cette filiation sans rougir tant son style est remarquable, maîtrisé, intelligent. On y repère de nombreuses influences : Jean Ray, Dumas, M le Maudit, Nolane, Wells, Verne, la Hammer... et on devine pourquoi l'auteur est un repreneur des aventures de Harry Dickson.

Car Darvel est avant tout un expressionniste qui s'assume. Un Fritz Lang de la prose. Dans la catégorie « Terreur insulaire », il nous propose un récit envoûtant dont l'illustration de couverture résume parfaitement l'intrigue et les protagonistes. Une île nommée Venganza perdue dans un archipel, une mystérieuse commanditaire délicieusement prénommée Munro, des marins aguerris, des créatures ailées (les Sysamnes), des sauriens presque humains (les Gorgons), un laboratoire secret, des expériences médicales, un casque de métal à compréhension intuitive, des armes redoutables et un étrange Docteur Corman.

On suit avec avidité cette expédition où les périls sont nombreux parmi une flore sauvage et désertique. Le thème du Docteur Moreau est revisité avec brio et on lit les quarante pages avant d'aboutir à un final à la vision apocalyptique et on lâche un soupir en grognant : « Oh merde, c'est déjà fini ! »

Je conseille cette lecture sans réserve. Les savants fous d'antan manquent cruellement à notre littérature contemporaine souvent mièvre et éculée. « Le Carnoplaste » remplit donc notre quotidien d'une mission essentielle : le retour à des valeurs morales, fantastiques, scientifiques où des hommes sont confrontés à ce qu'ils ont engendrés. Et, si en plus, on y ajoute de l'exotisme, de l'aventure et du mystère, je ne peux que m'incliner devant un kaléidoscope sensoriel si riche.

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Puzzle - Franck Thilliez

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Un bouquin vraiment bien foutu. Un scénario incroyable qui rappelle le film "The game" par son aspect tortueux et labyrinthique sous fond d'enfer de Dante. Deux joueurs de jeux de rôle se retrouvent immergés dans Paranoïa, une mission aux multiples indices dont le gagnant recevra 300 000 euros. Après des tests et des énigmes, Ilan et Chloé sont sélectionnés pour entrer dans le jeu, parmi six autres candidats.

Ils se retrouvent enfermés dans un hôpital psychiatrique désaffecté au cœur des montagnes. Chacun reçoit des consignes pour progresser ou bouffer. Les règles machiavéliques rendent une atmosphère pesante parmi les joueurs, suspicion, manipulation... tout est bon pour écraser l'autre. Bientôt des troubles mentaux apparaissent parmi eux, qui est qui ? Le scénario est impitoyable et on dévore ce bouquin en quelques heures.

Vu que je suis un enfoiré de première, je peux émettre des réserves. Malgré ses indéniables qualités, le lecteur averti jugera la trame, un sourire aux lèvres. Il n'a pas la force d'un "Cube" de Vincenzo Natali et encore moins la puissance de feu d'un "Shutter Island" de Dennis Lehane. On entrevoit assez vite les tenants et aboutissements de l'intrigue, même si les nombreuses pistes désorientent le lecteur avec aisance. En gros, c'est un excellent livre qui peut marquer les esprits, mais qui ne tient pas la palme du genre.

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Le secret de Crickley Hall - James Herbert

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J'aime toujours me replonger dans un bon bouquin du regretté James Herbert. Depuis la découverte de sa fameuse trilogie des Rats (qu'il faudra que je relise un jour d'ailleurs), j'ai toujours suivi cet auteur avec fidélité. Dans ce gros pavé de 564 pages, on retrouve un thème récurrent de cet écrivain britannique : la maison hantée. Un ingénieur et sa famille (une femme, deux filles et un chien) louent une vieille demeure dans le Devon. La bâtisse est austère, froide et sinistre. Inhabitée depuis longtemps, ils pénètrent dans la maison... même si leur chien semble effrayé à l'idée de franchir le seuil.

Peu à peu, des événements étranges surviennent dans la nuit. Un placard qui grince, la porte de la cave qui s'ouvre sans arrêt, des flaques d'eau sur le sol dallé. Herbert prend le temps de poser une angoisse qui enfle au fil des 81 chapitres. Percy, le jardinier du lieu, raconte la tragédie de cet endroit. En 1943, une gigantesque inondation due à une tempête dévasta le village de Hollow Bay et onze orphelins évacués dans cette maison nommée Crickley Hall périrent. Gabe (le père) trouve un singulier Livre des Châtiments, une canne et une vieille photographie planqués derrière la cloison d'un placard. Les Cribben, tuteurs des orphelins à l'époque, faisaient subir des punitions insoutenables aux enfants.

Eve, la mère de famille, se remet très mal de la disparition de leur fils Cameron, survenue un an auparavant. Dans les apparitions qui envahissent ses rêves, elle pense reconnaître un signe de son fils. Est-il encore vivant ? Voulant connaître la vérité, elle fait appel à Lili Peel, une médium locale.

Certes ce bouquin possède quelques longueurs, mais l'intrigue est formidablement menée. On frissonne en découvrant les lambeaux du terrible secret qui hante les murs de Crickley Hall. Une série TV de trois épisodes datant de 2012 adapte ce roman.

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L'ogre de Rostov - Robert Cullen

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Pour changer un peu des romans, voici un livre documentaire retraçant une enquête qui dura huit ans. Huit ans à traquer un véritable monstre : Andreï Tchikatilo, responsable de 53 victimes dont la plupart furent des enfants. Les enquêteurs pensent très vite à un tueur en série car le mode opératoire est souvent le même : cadavres laissés dans des forêts, éventrations, coups de couteau dans les orbites oculaires, mutilations...

C'est une plongée passionnante dans le cœur de la Russie des années 80. L'auteur décrit les mœurs, les tares politiques, l'éducation pitoyable, les internés, les femmes à la "vie sexuelle désordonnée", les homosexuels, les paysans et les difficultés techniques et matérielles au sein de la police. Mais deux officiers ne lâcheront jamais l'affaire : Fetissov et Bourakov. L'auteur a l'intelligence de comprendre pourquoi et comment de tels tueurs assassinent dans l'indifférence générale de la Russie finissante. Ce serait trop facile de les prendre comme de simples tarés et le tour est joué ! Ce n'est pas si simple et Robert Cullen nous offre un livre marquant, pertinent sur la traque, l'arrestation, le profil de Tchikatilo et son procès. Je vous encourage à lire ce livre pour aborder le profil psychologique de l'Ogre de Rostov et apprécier tous les aspects d'une société à la dérive qui engendre des criminels impitoyables (à savoir que le crime n'existait pas officiellement à l'époque ; c'était uniquement réservé aux pays capitalistes !).

Pour prolonger cette lecture, vous pourrez également vous rabattre sur deux films qui reprennent les éléments factuels et la folie de ce personnage : Citizen X (Chris Gerolmo, 1995) et Evilenko (David Grieco, 2004). Sans oublier le roman "Enfant 44" de Tom Rob Smith (adapté aussi au cinéma) paru en 2008.

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Le tango des assassins - Maud Tabachnik

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Autant les deux derniers romans étaient (assez) bien foutus, mais ce cinquième opus n'est guère fameux sur les huit que compte la série consacrée à Sandra Khan et Sam Goodman. Nina, la petite amie de Sandra, est enlevée lors d'une mission en Argentine. Elle était chargée d'enquêter sur des disparitions d'enfants. On apprend vite que les deux hommes qui l'accompagnaient étaient des agents du Mossad. Les autorités officielles ne font rien pour ne pas envenimer les relations diplomatiques entre l'Argentine et les USA.

Sandra demande de l'aide à Sam qui la rejoint, accompagné de sa mère envahissante. Un vieux nazi est responsable du kidnapping. Forcément, c'est un pervers doublé de sadisme. Le final est vite torché et on referme ce bouquin en soupirant. Après cinq romans, on s'aperçoit que Sandra est le véritable héros de cette série. Goodman semble effacé et distant. Et on sent surtout que l'auteure a du mal à être originale. Les thèmes sont redondants et on s'enfile la même dose sur les Juifs, les nazis, les complots divers, les homos, les flics corrompus et les politicards véreux. Plus que trois livres à compulser (je vais attendre un peu) avant de vous rendre un avis définitif sur cette série. Mais je crois que l'illusion sera vaine.

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Gémeaux - Maud Tabachnik

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C'est une évidence : notre vaste monde est peuplé de tarés. Et ceux de ce quatrième volet des enquêtes de Sam Goodman et Sandra Khan sont véritablement tordus, violents et sadiques. Les deux frères Hunter sont jumeaux et l'un deux, débile, suit son frangin avec une admiration sans faille. Leur route est tracée de meurtres, viols, braquages. Après avoir flingué le collègue de Goodman, ils s'échappent et croisent Genosi, un Corse, en cavale également. Un détail s'impose : il est encore plus fondu que les deux autres ! Leur équipée sauvage va atteindre le paroxysme de l'horreur lorsqu'ils vont enlever trois gamins pour une commande spéciale, un snuff.

D'autre part, on retrouve Sandra (couronnée du Pulitzer), dévastée psychologiquement après son retour de Boulder City, laissée pour morte dans le désert. Pour la remettre en selle, Goodman lui demande de l'aide pour traquer les trois criminels dans les environs de San Francisco. L'auteure nous adresse un road-movie implacable, dur, cruel, impitoyable. Rien à voir avec les deux premiers opus. Ce duo composé d'un lieutenant juif, beau gosse et habillé avec élégance (et entouré d'une mère possessive) avec la jeune reporter lesbienne au caractère bien trempé commence à bien me plaire.

Le final laisse une porte ouverte, notamment le destin de Sandra. Elle est encore en danger et on referme le livre en se rongeant les ongles. Suite au prochain numéro.

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Le festin de l'araignée - Maud Tabachnik

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Après deux lectures des aventures de Goodman et Khan, voici enfin un bouquin qui tient mieux la route. Suite à un ordre du rédacteur en chef Woody du San Francisco News, Sandra est envoyée à Boulder City, une bourgade paumée au fond du désert, dans le Nevada. Des touristes disparaissent régulièrement et, malgré une première enquête du FBI, toutes les affaires sont restées en l'état. Sandra quitte à regret sa villa donnant sur le Pacifique et arrive dans un lieu étouffant, tant par le climat que l'attitude des habitants.

Elle se confronte vite à un shérif belliqueux (elle connaîtra même une nuit en cellule), des autochtones racistes, un ivrogne, un vendeur de bestioles dangereuses, un tueur tombé dans la psychose religieuse. Une fois encore, l'auteure ne nous épargne pas les nombreux clichés : du serveur homo au flic alcoolique. C'est principalement un bouquin à lire pour son atmosphère poisseuse, son soleil qui tape sur les nerfs, la consanguinité, l'autarcie et le mutisme.

Toute l'intrigue repose sur la journaliste (pas de Goodman cette fois) et on découvre d'autres facettes de cette femme qui affronte toute une population contre elle. On regrette que d'autres pistes ne soient pas exploitées à fond, notamment les milices fascistes juste évoquées en quelques lignes. Le final est expédié trop vite et des questions restent en suspens. Mais si vous êtes fan des vieux films de Walter Hill, ce bouquin est pour vous.

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La mort quelque part - Maud Tabachnik

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Je poursuis les aventures de Sam Goodman avec ce deuxième opus. Mon avis est encore mitigé, comme celui de ma première lecture : Un été pourri.

Je peux même avancer que cette intrigue est encore pire que la précédente. Après son fiasco à Boston, Goodman est muté à Paris (surtout une mise au placard temporaire) dans le cadre d'un échange de policiers par Interpol. Il emménage dans l'appartement d'une cousine, dans le quartier Juif près du Marais. L'auteure n'évite pas les clichés en nous décrivant des policiers caricaturés à l'extrême : un Breton, un Corse et un Auvergnat. En fond de décor, un racisme outrancier envers les juifs et l'Amérique.

L'intrigue est basique : un poseur de bombes s'attaque à TF1 puis à d'autres victimes ciblées. On découvre rapidement l'identité du tueur, un pauvre type soignant une mère grabataire et paralysée. Un scénario idéal pour un Thierry Jonquet. Et on sent vite que l'auteure s'empêtre dans les rebondissements et le final devient ubuesque avec une virée dans les catacombes et un dénouement de l'affaire... grâce au vaudou ! Il faut noter que la journaliste lesbienne Sandra Khan ne fait qu'une brève apparition au dernier chapitre.

Malgré tout, l'écriture scolaire de Tabachnik procure quand même un rapide divertissement, parfait pour une lecture "fast food" durant les grandes vacances, allongé sur un transat. Le troisième opus que j'ai commencé se passe dans le désert du Nevada et me semble plus consistant. Affaire à suivre...

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Le passager - Jean-Christophe Grangé

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Depuis longtemps, je lis cet auteur avec un respect certain. Son « Vol des cigognes », premier bouquin édité, fut une révélation pour moi lorsque j'habitais Paris dans un logement minuscule. J'avais avalé ce thriller comme un crevard.

Ce que j'aime principalement chez Grangé, ce sont les thèmes abordés et une formidable documentation judicieusement éparpillée au fil des intrigues. Toute la symbolique de Grangé tourne souvent autour de la religion et des déviances humaines. Pour « Le passager », l'auteur aborde les fugues psychiques. Un psychiatre se retrouve mêlé à des crimes empreints de mythologie grecque : Minotaure, Icare... par le biais d'un patient amnésique.

En enquêtant pour connaître la véritable identité du malade, il va s'apercevoir que lui-même possède un passé trouble et incertain. Comme les poupées russes, il va remonter jusqu'à ses origines pour éclaircir son destin et faire éclater la vérité sur son innocence envers la police qui le traque. Certains passages sont remarquables. Je pense à son incursion dans le milieu de la mendicité à Marseille, les asiles dangereux et tout un univers méconnu des gens « normaux ». Tout est parsemé de rebondissements, de fausses pistes pour se conclure dans un final dantesque. J'ai juste regretté que le passé du père de la jeune flic ne soit pas plus abouti et illustré.

Il faut noter que ce bouquin a été adapté en une série de six épisodes... mais à éviter tant c'est mauvais. Le scénario ne prend pas en compte les multiples incertitudes du psychiatre et se permet des largesses entre la douloureuse relation familiale de la flic et de son père. Mais bon, à part « Les rivières pourpres », Grangé est souvent très mal adapté au cinéma. Il est trop tortueux pour satisfaire un truc formaté.

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Légendes du mythe de Cthulhu - Collectif

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"Toutes mes histoires, écrivait H.P Lovecraft, même si elles n'ont aucun rapport entre elles, se rattachent à une tradition, une légende fondamentale selon laquelle ce monde a été peuplé autrefois par les êtres d'une autre race ; adeptes de la magie noire, ils ont perdu leur emprise sur cet univers et en ont été bannis mais ils continuent à vivre au-dehors et sont toujours prêts à reprendre possession de la terre."

Ce recueil débute par l'Appel de Cthulhu . C'est à partir de cette histoire que Lovecraft se mit délibérément à échafauder le Mythe de Cthulhu et, jusqu'à la fin de sa vie, son oeuvre majeure allait être consacrée au développement du Mythe. Il comprend, en ordre sensiblement chronologique, les développements ultérieurs qu'ont apportés au Mythe les amis et correspondants de Lovecraft, de même que ceux des écrivains plus récents dont les contes publiés dans cette anthologie ne l'avaient jamais été auparavant. Un autre récit de Lovecraft a été également inclus : il s'agit de l'Habitué des Ténèbres , écrit pour répondre au pastiche Le Tueur Stellaire que Robert Bloch avait fait de Lovecraft.

Les autres récits groupés dans ce recueil sont ceux qui ont été composés pour enrichir le Mythe par Clark Ashton Smith, Franck Belknap long, Robert Bloch, Robert E. Howard, moi-même et quelques autres. Les nouvelles de James Wade et Colin Wilson paraissent ici pour la toute première fois.

HPL n'a jamais désigné le "Mythe de Cthulhu" comme tel. Ce sont des écrivains et correspondants qui nommèrent ce thème lorsqu'ils prirent connaissance des nouvelles postérieures à la parution de l'Appel de Cthulhu dans le numéro de février 1928 de Weird Tales .

Résumons l'Univers de Lovecraft : au sommet, les Dieux très Anciens dont aucun, sauf Nodens, le Seigneur du Grand Abîme, n'est jamais identifié par un nom. Ils représentent les forces du Bien.

Suivent les Grands Anciens (puissances du Mal) qui font des apparitions terrifiantes dans certaines de ses nouvelles ; on y trouve Azathoth, Yog-Sothoth, Nyarlathotep, Cthulhu, Hastur, Shub-Niggurath...

Lovecraft devait adjoindre ensuite des déités d'un rang inférieur (Hypnos, Dagon, Yig...).

Pour embellir ses récits, HPL imagine des lieux (Aldébaran, plateau de Leng, Arkham, Dunwich...), un livre terrible où puiser des citations : le Nécronomicon (dû à l'Arabe dément, Abdul Alhazred), invente des fragments de documents (manuscrits, écrits blasphématoires...), des rituels psalmodiés : "Ph'nglui mglw' nafh Cthulhu R'lyeh wgah' nagl fhtagn".

Ce livre présente des nouvelles qui enrichissent le mythe par d'autres auteurs. Ce sont des sources d'inspiration, des hommages au maître incontesté depuis sa mort en 1937, des pastiches prolongés pour notre plus grand plaisir. Contient 12 récits et notes biographiques sur les auteurs.

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