Articles avec #lectures zaroffiennes tag

Série Mike Rowland - Frank Harding

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

En sus de son personnage Johnny Metal, Léo Malet a écrit deux romans policiers (sous le pseudo de Frank Harding) consacrés au détective privé Mike Rowland, de la Michael Agency. Le premier opus, "Recherché pour meurtre" fut publié chez Ventillard le 4ème trimestre 1948, dans la collection MINUIT numéro 23. Ce flic est plus coriace et vindicatif que son prédécesseur Metal. Accusé du meurtre d'un journaliste et de la découverte du cadavre de son associé Adams, Rowland doit fuir pour résoudre l'enquête. Au fil de ses investigations, il découvre que son ancien collègue était un maître-chanteur. Intrigue classique mais plus incisive que les romans dédiés à Johnny Metal. Le ton est plus direct et croche-dedans. Rowland n'hésite pas à castagner et à tuer si ça s'avère nécessaire pour sa survie. Léo Malet utilise le schéma habituel : flic accusé à tort, journalistes et flics officiels à sa traque, confrontations avec des truands, cavale et dénouement heureux.

 

 

Même cas de figure pour le second opus, "Cité interdite", paru aux Éditions et Revues Françaises le 1er trimestre 1950 dans la collection "Ici Police". Rowland, fauché comme les blés, décide de quitter momentanément New York pour se mettre au vert dans une station balnéaire. Il demande du travail à un flic privé qui lui refuse son aide par télégramme. Intrigué, il se rend sur place et se rend vite compte qu'on l'empêche, par tous les moyens, de retrouver son confrère. Un vagabond se fait tuer à sa place (il venait de piquer la bagnole de Rowland) et les truands sont à ses trousses ainsi qu'un agent fédéral. Bientôt, il se trouve embourbé dans une sordide histoire de trafic de faux billets. Les quiproquos s'enchaînent mais Rowland rétablira la vérité et une virginité toute relative lui permettant de se remettre à flots.

J'ai vraiment apprécié les mésaventures de Mike Rowland. Il n'est qu'une pâle copie américaine de Burma, mais la lecture est plaisante car on s'attache vite à ce personnage fonceur.

Voir les commentaires

Collection aventures - Le Carnoplaste

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Vous ne savez pas quoi faire durant trente minutes ? Vous couper les ongles, mater la voisine, prendre un apéro corsé, battre votre chien ? Optez pour une solution simple : la dernière collection Aventures pensée par Le Carnoplaste pour 2017 : petits fascicules de 32 pages qui se veulent un hommage aux minuscules romans publiés par Ferenczi dans les années 50. Et le concept est étonnant : un titre est imaginé par Robert Darvel et Fred Grivaud conçoit une illustration. À l'auteur de créer une histoire avec ce double défi. Et pour agrémenter le suspense, l'identité de l'auteur n'est dévoilée qu'à la fin du fascicule.

 

En avril, quatre titres sont parus pour la modique somme de trois euros le volume. Douze autres sont prévus durant 2017, de quoi nous repaître comme des porcs sans nous ruiner ! Je me suis abreuvé comme un ivrogne en lisant les quatre opus en une journée. Pourtant, je voulais patienter, lire des paragraphes par petites bouchées tel un columba livia picorant des miettes sur un gazon anémié. Mais pensez-donc, je n'ai pas réussi. Aucune volonté. À se fouetter jusqu'au sang avec une poignée de ronces. Faut dire qu'au Carnoplaste, ce sont des malicieux. Une épopée post-apocalyptique dans un centre commercial avec des créatures, un cirque façon Foire des Ténèbres et des prises de muay-thaï. Puis, un naufragé échoué sur une île qui se dévore, une belle scientifique maniant l'arbalète, un laboratoire souterrain et une flore mutagène. Suivez aussi un archéologue sur la Mer rouge à la recherche du continent de Mû. Les périls sont nombreux : Drakonis, Krakenis et autres monstres tentaculaires. Sans oublier l'Axe Noir et la cruauté des hommes.

Pour conclure, nous voici de retour dans la touffeur de la jungle. Tout commence à Valenciennes en 1854. Un bébé est abandonné et est recueilli par un curé et sa bonne. Ignace est son prénom et l'intrigue est une préquelle au destin d'un personnage de fiction célèbre.

 

Une véritable réussite cette collection dédiée aux romans d'aventures. Délicates fragrances nostalgiques de nos lectures d'enfance. On se replonge dans des ambiances à la Verne, Wells, Doyle, Burroughs, Dumas, Féval, Leblanc, Sue... Feuilletons intrépides dont Le Carnoplaste est l'étendard. Au nom de tous ces auteurs oubliés, je m'agenouille devant ces hommages assumés et renouvelés. Et vivement la prochaine fournée.

 

Se procurer les quatre fascicules...

Voir les commentaires

Miss Chandler est en danger - Frank Harding (série Johnny Metal # 3)

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Troisième opus des aventures de Johnny Metal, paru dans la collection "As de Pique" le 4ème trimestre 1945. Roman court de onze chapitres avec un épilogue. Nous sourions encore à la vue de ce journaliste qui se dépatouille entre le patron de son journal, la pègre, les mauvais informateurs, les traîtres et les femmes sournoises. Metal doit interviewer une fille de milliardaire car elle a annoncé son mariage privé. Metal étant en relations intimes avec Liliane Chandler, son rédacteur Little Bob insiste pour qu'il puisse prendre des photos de la future mariée et de pondre un article. Celle-ci accepte et Johnny se rend à l'hôtel pour la rencontrer. Les flics l'attendent et le voilà embarqué pour trafic de faux billets ! Il comprend vite qu'il fait l'objet d'une funeste machination.

C'est grâce à un détail photographique que Johnny Metal fera basculer l'enquête et prouvera son innocence. En cavale, il est toujours assisté de son fidèle photographe Éric dont il a une confiance totale. Pour l'anecdote, Malet relate l'affaire du Dé de Jade parmi les exploits du journaliste. Sauf que ce bouquin sera édité en 1947 ! Malet est un malin. On le soupçonne d'avoir des manuscrits cachés dans son tiroir. Sauf qu'à taper comme un fou sur sa machine, il finit par s'emmêler les pinceaux ! Sacré Léo.

Voir les commentaires

Memories of Retrocity - Bastien Lecouffe Deharme

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Roman graphique paru en 2011 aux Éditions du Riez. Un véritable coup de maître de l'auteur et illustrateur : Bastien Lecouffe Deharme, alias "B". Présenté sous la forme d'un journal de bord tapé à la machine par un flic de Chicago. Après avoir tabassé son chef, il se retrouve exilé dans la cité déchue de Retrocity. Ville oubliée de tous et entourée de hautes murailles. Au fil de ses investigations dans des quartiers abandonnés et glauques, il découvre le mal qui ronge cette ville : un étrange virus qui transforme les organes en symbiose mécanique. Jusqu'au stade ultime où l'homme fusionne avec un objet personnel ou intime. Une corporation gère tout, de l'alimentation à l'immobilier, la compagnie Hover. Le flic William Drum va rencontrer de singuliers personnages comme une femme-lampadaire, des chiens mécanisés, des Veilleurs... sans oublier une religion unique et les Retro-nuns.

Il faut plonger dans cet univers incroyable où les illustrations amènent une atmosphère vintage, limite steampunk des années 50. On peut penser à "Dark City", "Brazil", "Blade Runner" ou encore "La cité des enfants perdus". Et les romans de Alain Damasio sont une influence principale et cités en postface. Un artbook magistral qui laissera une trace indélébile dans votre mémoire. Une merveille tout simplement.

Voir les commentaires

Aux mains des réducteurs de têtes - Frank Harding (série Johnny Metal # 2)

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Petit roman de sept chapitres paru dans un fascicule, le premier trimestre 1945, aux Éditions et Revues Françaises, collection "As de Carreau". Little Bob (dit le Barbichu), rédacteur en chef du New York World, envoie Johnny Metal faire un papier sur une star hollywoodienne, Dora Frecher. Sur place, il tombe par hasard sur une étrange conversation dans un salon de thé, notamment un chantage sur un changement de scénario.

Peu après, il sauve une femme attaquée dans sa voiture. Comme par hasard, il s'agit de la starlette. Se faisant passer pour un artiste-peintre, il entre dans l'intimité de l'actrice en lui proposant de faire son portrait. Au fil des jours, leur amitié permet au journaliste de la suivre dans un studio de tournage. Et voilà toute l'équipe qui doit partir en Équateur car le scénario a changé. Sur le bateau, il reconnaît la voix des deux hommes rencontrés dans le bar. Dans une taverne à Guayaquil, Metal rencontre un Indien Jivaro qui lui propose de passer deux jours dans sa tribu. En repartant, il se retrouve seul car son guide meurt, foudroyé par la morsure d'un serpent-minute ! C'est alors qu'il croise la starlette, inanimée et ligotée sur le garrot d'un mulet. La vedette est entre les mains des réducteurs de têtes et un sacrifice se prépare sous le son lancinant d'un roulement de tam-tam. C'est par un astucieux stratagème que Johnny Metal pense sauver la malheureuse...

Okay, c'est écrit à l'emporte-pièce et les hasards sont faciles pour animer l'intrigue. Vu le format du fascicule vendu quatre francs, on peut supposer que Malet n'avait pas le temps de fignoler. Mais on retrouve le célèbre reporter de Manhattan avec grand plaisir. 

Voir les commentaires

La dernière tombe - John Lange

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Peu de gens le savent, Michael Crichton (Jurassic Park, La sphère...) a publié des romans sous pseudonyme, entre 1966 et 1972, pour financer ses études à Harvard. On va surtout s'intéresser à celui de John Lange et la bonne idée de Robert Laffont de publier deux bouquins traduits avec couverture d'origine (collection Pulp Fiction).

Je ne vais pas vous mentir, l'illustration est accrocheuse mais n'a rien à voir avec l'intrigue. Barnaby, un égyptologue, découvre l'existence de la tombe d'un pharaon, en traduisant des hiéroglyphes. Demeurée inviolée depuis trois mille ans, il imagine le somptueux trésor qui doit se trouver dans la chambre funéraire. Il s'entoure d'une petite équipe (dont le journaliste Pierce qui devient le cerveau de la bande) et établit un plan d'action. Ils dressent un campement dans le désert et cherchent le lieu du tombeau durant des mois, tout en menant des fouilles officielles en parallèle pour tromper les autorités égyptiennes.

C'est bien écrit, la documentation remarquable et les personnages sont savoureux. Seul bémol, ça manque de vivacité et d'action. Ce livre de 1968 a la saveur d'un roman d'espionnage à l'ancienne sans les épices et le piquant. Néanmoins, on ne s'ennuie pas une seconde car le style intelligent de l'auteur parvient à embarquer le lecteur. Lange prend le temps de poser ses effets, surtout lors de la période de recherches. Pourtant, je préfère largement la gouaille d'un Charles Williams et la noirceur d'un Jim Thompson. John Lange, c'est plutôt pour le dessert.

Voir les commentaires

La vague -Boyd Morrison

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Si vous recherchez un bon blockbuster à la 2012, ce livre est pour vous. Un astéroïde tombe dans l'océan Pacifique et déclenche un mega-tsunami dévastateur sur Hawaï. Il affole toutes les statistiques connues à ce jour car la réaction n'est pas comparable à un séisme, reléguant le tsunami de 2004 à un simple pet dans une baignoire. Le personnage principal est Kai Tanaka, le directeur du centre d'alerte Tsunami du Pacifique. En rôles secondaires, sa femme Rachel (directrice d'hôtel), sa fille unique et sa copine, une femme médecin et le frère de Kai.

Avant la première vague, toute cette intrigue nous prend aux tripes et c'est un phénoménal page-turner. Tanaka suit son instinct et déclenche une alerte pour tenter de sauver un million de personnes. On s'aperçoit vite que la plupart des habitants s'en cogne la nouille. Sauf que la vague atteint vingt-cinq mètres de haut ! Inutile de vous dire que votre bouée jaune fluo ne vous sauvera pas. Les immeubles s'écroulent tandis que des rescapés tentent de rejoindre les terres dans un embouteillage indescriptible.

Évidemment, trois autres vagues sont annoncées par les balises placées en haute mer. Et la dernière a des proportions inimaginables. À cet instant, le bouquin commence à devenir répétitif. Les survivants tentent tout pour échapper à un destin fatal. Des actes héroïques contrastent avec la bêtise humaine. Tout tombe dans le caricatural, mais ce type de bouquin est très visuel sans être original. Pourtant, c'est bien écrit et le lecteur y trouvera un plaisir certain en le lisant sur la plage. Tout en jetant un œil inquiet vers la mer. On ne sait jamais !

Voir les commentaires

Une camionnette qui servait de volière - Brice Tarvel

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Lire du Brice Tarvel est toujours un délice. Et encore plus lorsqu'il aborde le post-apo. Transposez Tchernobyl à Courpigny et vous obtiendrez un récit dense, burlesque et surréaliste. Du Brussolo avec de la poésie. Le Chaudron, une centrale nucléaire, a foutu la merde un beau jour. Les survivants se démerdent comme ils peuvent avec les moyens du bord. L'auteur brosse un décor misérable avec des personnages merdeux et attachants. La petite Zuzu dont les cheveux poussent plus vite d'un côté, le gros Gobe-Mouche vivant dans une péniche bancale, le vieux Kadou et sa camionnette déglinguée, les Xylolâtres adorateurs des arbres et des buissons, les Scruts qui surveillent ce monde en perdition à bord de dirigeables, Nanachina une droïde coupée en deux qui sert de vide-couilles à Kadou... et d'autres choses qui amènent de l'ampleur au récit : des insectes hallucinogènes, des roseaux qui sifflotent du Beatles, des hommes-taupes, des crève-béton.

 

C'est pourquoi je pense aussitôt à du Boris Vian qui se serait accouplé avec Brussolo ! Un merveilleux bouquin paru chez OVNI au style pouvant rappeler l'excellent « Dépression » d'un certain François Sarkel. On suppose que l'intrigue se passe en France, mais on ne sait pas où ni quand... et, croyez-moi, ça n'a guère d'importance tant l'histoire nous embarque comme jamais. Ce bouquin pourrait être adapté par un Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro pour son scénario très visuel et fantastico-rural. Et en bonus, l'auteur nous gratifie une nouvelle intitulée « Enfin L'Apocalypse », la cerise sur le gâteau pour ce bon petit bouquin. Mention spéciale pour la photographie de couverture par J.C Claeys qui illustre parfaitement l'atmosphère de ce roman.

 

Lien d'achat.

Voir les commentaires

Johnny Metal - Frank Harding (série Johnny Metal # 1)

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Afin d'évoquer notre admiration envers Léo Malet, nous allons nous intéresser à son cycle JOHNNY METAL, le célèbre journaliste du New York World, publié sous le pseudonyme de Frank Harding, série de six romans et deux inachevés, couvrant une période de 1941 à 1952. Je ne vais pas vous mentir : je possède l'intégralité des œuvres de Malet dans la collection Bouquins de Robert Laffont en cinq volumes. Pour des raisons esthétiques et culturelles, j'ai décidé d'orner mes articles par les éditions originales (souvent introuvables et hors de prix).

Durant la guerre, l'éditeur Georges Ventillard recrute des auteurs susceptibles d'écrire des romans policiers français avec des intrigues et décors américains, la censure interdisant l'importation de bouquins anglo-saxons. Dans la nouvelle collection "Minuit", Léo Malet rédige un premier roman sous le nom de Harding en juillet et août 1941 et tiré à 40 000 exemplaires en décembre. Un second opus intitulé "Excellent pour les nerfs" sera abandonné "par enlisement". On peut lire cet extrait dans le quatrième volume de la collection Bouquins, intrigue directement inspirée de "La moisson rouge" de Dashiell Hammett. En 1943, un troisième projet nommé "À bord du vaisseau fantôme" aura une parution incertaine et l'auteur ne réussira jamais à dénicher un exemplaire. Existe-t-il vraiment ? Mystère.

Numéro 6 de la collection "Minuit", le début de l'intrigue possède quelques faiblesses. Ça pue le cliché à plein nez et il ne possède pas l'âme d'un Chandler. Mais, peu à peu, l'intrigue s'étoffe et prend de l'ampleur. Pour un premier roman, la patte de Malet est présente. Les dialogues sont savoureux de cynisme (l'ombre de Burma se dessine) et le style est vif et intrépide. Meurtres en cascade, bonbons empoisonnés, femmes mystérieuses, Johnny Metal se retrouve vite suspecté par un confrère et la police le recherche. Une fois encore, son personnage se débattra parmi les suspicions pour faire éclater la vérité. Sous fond de révolte mexicaine et de gangsters teigneux, cette première aventure de Harding tient toutes ses promesses. Il faudra attendre 1945 pour la suite des Johnny Metal. Il faut préciser également que Malet utilisera Frank Harding pour deux autres romans consacrés à Mike Rowland et un dernier titré "Mort au bowling" en 1952. Nous y reviendrons un jour...

Voir les commentaires

La vache enragée - Léo Malet

Publié le par Zaroff - Commenter cet article et avis postés :

 

Une plongée passionnante dans la vie de Léo Malet, le créateur de Nestor "Dynamite" Burma. Je conseille vivement ce gros bouquin pour tous les lecteurs férus de cet auteur généreux, au destin parsemé de galères, de déconvenues. Débarquant à Paris en 1925 (avec 105 Francs en poche), l'ouvrage fourmille d'anecdotes savoureuses sur les milieux anarchistes et libertaires, les premiers cabarets et toutes les rencontres incroyables avec des artistes extraordinaires : Vidal, Breton, Colomer, Dali, Prévert...

Mais l'âme de Malet, c'est aussi le Paris disparu dont le béton extravagant ne donnera plus l'envie d'écrire à cet écrivain maudit et trahi. Malet connaîtra le vagabondage, la faim, la prison, les turpitudes judiciaires tout en gardant un éveil intellectuel parmi les différents courants de pensée de l'époque : anarchisme, nihilisme, surréalisme, communisme, syndicats... sans oublier les faits divers qui marqueront l'auteur : le "suicide" de Daudet, Landru, Weidmann.

C'est un bouquin formidable illustré des revues ou journaux de l'époque, photographies des lieux empruntés par Malet pour concevoir "Les nouveaux mystères de Paris", les personnes qui ont jalonné son existence, sa période au Stalag, ses années de vache maigre avant de connaître une notoriété relative après mai 68. C'est un immense écrivain que je vous invite à (re)découvrir pour son style inimitable. Et qui a prouvé qu'on a rien sans cravacher.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>