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Le réveil des morts-vivants - John Russo

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À la base, Russo avait écrit "Le retour des morts-vivants" pour la suite cinématographique de "La nuit des morts-vivants" de Romero. Mais celui-ci décida de réaliser "Zombies" à la place en tant que suite officielle (en 1978). Du coup, en 1981, Tom Fox acheta les droits du roman de Russo, mais Romero ne voulait pas de confusion entre le scénario acquis par Fox et "Zombies". Vous suivez ou pas ? Je vais vous éviter les nombreuses péripéties entre les réalisateurs Romero, Fox et Dan O'Bannon (qui filmera "Le retour des morts-vivants" avec son propre scénario, mais dont Russo romancera le film éponyme). Vous voulez de l'aspirine ou pas ?

Bref, pour éviter une certaine confusion avec la novélisation du film de O'Bannon, la version traduite française deviendra "Le réveil des morts-vivants".

Tout ce bordel pour pas grand chose en fait. Cette suite de "La nuit des morts-vivants" (pour Russo et non Romero... c'est simple, merde !!!) est insipide. Je dois admettre que l'intrigue est un peu plus fouillée que la précédente, mais de nombreuses pistes ne sont pas exploitées à fond. Pourtant, le premier chapitre était convaincant. Le shérif Mac Clellan refait surface dix ans après les terribles événements, un révérend et son groupe de paroissiens, des pillards qui se font passer pour des flics, des jeunes femmes... Tout est survolé, les massacres s'enchaînent sans surprise, on ne retrouve le shérif qu'à la fin et ça se termine (quoi, encore ?) par un quiproquo identitaire. Pas de quoi fouetter un chat ce bouquin. Vu que je suis un teigneux, je vais tout de même lire le troisième opus (la novélisation du film de O'Bannon... si vous n'avez pas compris, relisez le début de cet article) et j'espère que ce sera mieux.

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La nuit des morts-vivants - John Russo

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Ce bouquin a un mérite : il inaugure le premier titre de la collection GORE dès 1985. Paru en 1974, c'est une novélisation du film éponyme de Romero de 1968, dont Russo était le co-scénariste. On peut apprécier le remake de Savini sorti en 1990.

Ce roman est d'une facture basique, surtout à cause du tronçonnage effectué lors de la traduction. Je crois savoir qu'au moins 25 % du texte initial fut amputé pour respecter le calibrage de la collection. Milady a publié une version intégrale en poche. L'écriture est simple et directe. Ça se lit pépère et les codes du genre sont respectés. Un huis-clos étouffant, des personnages terrés dans une ferme et assiégés par des zombies. Ben, Harry, Tom, Helen, Karen, Judy et Barbara forment le noyau central. Ce sont surtout les rapports humains qui priment sur l'intrigue. Un homme couard et lâche se cachant dans une cave avec sa femme et sa fille, puis un garçon et sa copine. Ben est le leader qui mène de front les assauts.

Barbara est le personnage sans doute le plus grotesque. Son apathie durant toute l'histoire est d'une banalité affligeante. On se demande à quoi elle sert dans ce merdier. Des chapitres courts permettent de garder un rythme soutenu et le final vaut son pesant de cacahouètes. Un bon petit bouquin qui ne paye pas de mine, mais qui fait son boulot. On retrouvera avec plaisir le shérif Conan Mac Clellan dans l'opus suivant de la trilogie consacrée aux cadavres anthropophages ambulants.

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La galerie des horreurs - Patrice Lamare

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Unique roman de Patrice Lamare, alias Patrice Herr Sang, dans la collection GORE. Cet "activiste culturel" (voir l'interview consacrée à cet auteur dans GORE, dissection d'une collection par Sam Guillerand) rend un bouquin puissant et formidablement addictif. Je le place direct dans les meilleurs gory de la collection.

Preuve que cet écrivain hors-circuits est talentueux, j'ai ressenti diverses influences stylistiques dans l'intrigue. Le premier paragraphe se passant dans un commissariat parisien est typiquement simenonien. Puis on frôle du G.J Arnaud avant de sombrer dans du H.G Lewis. On peut rapprocher l'intrigue à "Colore-moi rouge sang" même si l'auteur assure qu'il s'est inspiré de son entourage peuplé d'artistes délirants. J'ai également songé à Nécrorian pour le côté couple sanglant, comme le terrifiant duo Murderren de Blood-sex. Ici, nous avons affaire avec Ugo Lugosi et son chauffeur Bela Batori. Ugo est un artiste total bouffé par un délire psychotique et sanguinaire. Avec son complice, il attire des victimes dans une villa isolée. Le sous-sol cache des salles carrelées où l'artiste puise son inspiration criminelle.

Des jeunes femmes disparaissent, un aveugle, un couple échangiste... et tout un arsenal est déployé pour mutiler les corps : tronçonneuse, hache, explosifs, barres de fer. Les violences sont explicites et décrites avec un soin particulier. Le final nous offre un vernissage digne d'une atmosphère à la Kathe Koja et les dérives obsessionnelles au service de l'Art. C'est un bouquin magnifique, cruel, sordide et le détachement de l'artiste face à ses expérimentations fait froid dans le dos. La narration est parfaite, le scénario intraitable, les personnages brossés avec justesse et les bases du torture porn sont judicieusement esquissées. Merci M. Lamare pour ce beau moment de lecture.

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Fureur cannibale - Glenn Chandler

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Une heureuse surprise ce bouquin. Des meurtres cannibales en Angleterre ??? Des étudiants anthropologues sont associés à des crimes sauvages envers leurs proches. Le point commun : leur ancien professeur.

L'intrigue est assez linéaire mais l'ambiance est tout simplement géniale : un manoir perdu dans la campagne anglaise, un professeur machiavélique, des têtes réduites manipulatrices, une jungle artificielle, des abominations bien décrites, des chiens sanguinaires, des enfants rôtis au four, une tribu de Nouvelle-Guinée. Moi je me dis qu'un tel bouquin adapté par un Jacques Tourneur, cela aurait été du lourd.

Bref, je vous encourage à lire cette petite merveille aux saveurs de Cannibal Holocaust sauce english. Le style de l'auteur est simple et efficace et on regrette que cette version française ne soit pas plus longue car il y avait matière à en faire un festin. Un banquet de chair humaine bien évidemment !

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Cauchemars de sang - J.P Andrevon

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Quel sacré petit bouquin ! On retrouve une bonne vieille ambiance des 80's de la France profonde : emplois T.U.C, banlieue, terrains vagues, friches industrielles, H.L.M, chomedu... Gino est un jeune désabusé vivant dans un appart pourrave, une mère alcoolique, un travail merdeux dans un garage géré par un sale patron, pas de copine à fourrer, des potes inintéressants, pas de fric en poche et un avenir guère reluisant.

Puis ce sont d'affreux maux de tête et des cauchemars violents. Gino assassine deux amis baisant sur un matelas défoncé. Djamilla est tuée avec un tisonnier. Sanguinetti (le patron du garage) a la gueule ravagée au chalumeau, la mère de Gino est décapitée à mains nues... Les meurtres vengeurs se succèdent et lorsque Gino se réveille, il s'aperçoit que les crimes sont devenus réels. Qui est entré dans son cerveau et manipule son bras séculier ? Qui est ce mystérieux vieillard ricanant dont il entend sa voix criarde ? L'intrigue s'entremêle entre le crapuleux onirique et la réalité.

Encore une fois, Andrevon nous décrit un thème récurrent de son œuvre : un personnage marginal détruit par un destin qui lui échappe totalement. Où se trouve la vérité ? Le cauchemar est-il réel ou le réel est-il un cauchemar ? Le final est explosif. L'assassinat d'un scientifique et de son épouse est un véritable moment d'anthologie. Et c'est si bien ciselé qu'on pourrait reprendre l'histoire au début. C'est devenu un cycle sans fin. Dommage qu'Andrevon n'ait fourni que deux GORE dans la collection. Cette ambiance franchouillarde médiocre où l'avenir est un horizon grisâtre doit être lue avec fatalité. Et je ne connais qu'un groupe qui peut le faire ; c'est bien connu "y a que dans les H.L.M qu'ils ont toujours des problèmes !"

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La mort noire - Christian Vilà

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C'est une lente progression dans l'univers d'une drogue révolutionnaire. Après ingestion de mystérieuses pilules noires, le drogué devient l'âme du Mal. Folies sexuelles, mutilations, cannibalisme... rien n'est épargné aux lecteurs.

Mais je fus déçu par un style trop neutre et distancé. Autant MurderProd (même auteur chez TRASH ÉDITIONS) est d'une violence inouïe, autant ce vieux GORE ne m'a pas emballé. Pour les essaims grouillants de la Mort Noire, je préfère de loin un Miasmes de mort de Gilles Santini (chez Poche Revolver Fantastique) avec des effets plus percutants. Mais j'avoue aussi que je suis mauvais juge car les GORE teintés de surnaturel ne sont pas forcément ma tasse de thé. Et vu que je connais l'auteur de réputation, je sais qu'il a fait beaucoup mieux et qu'il continuera encore à nous enchanter.

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Le lac d'épouvante - John Lutz

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Mouais, mouais, mouais... ce bouquin me semble être une vaste fumisterie. Après le monstre du Loch Ness, voici le Broyeur de l'Orzak ! Sauf que nous suivons les dépeçages de la bestiole (peu nombreux et pas vraiment gore) sur les berges d'un lac sombre avec un intérêt décroissant. Les personnages sont caricaturés, comme dans les Dents de la Mer : maire cupide avec de la merde dans les yeux, un shérif dépressif, un scientifique qui se la pète, un journaliste qui cherche à se faire du fric, un riche qui offre une rançon, des chasseurs à la ramasse...

L'auteur y ajoute un crime en dehors du contexte pour corser ce récit où le lecteur s'emmerde au fil des pages. Mais, peine perdue, ça ne fonctionne pas malgré une belle écriture et un style très honorable. Et le pire, c'est que le final fruste le lecteur qui a peiné pour finir les dernières pages, en espérant un ultime sursaut et la révélation du monstre.

Bref, ce livre pourra plaire pour son atmosphère mais faut pas espérer une intrigue sanglante avec un suspense terrifiant. Ce livre est une escroquerie.

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Camping sauvage - Gilles Bergal

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Gilbert Gallerne (alias Gilles Bergal pour ses romans gore) le dit lui-même : "Bon, j'étais jeune, la collection Gore était le seul débouché pour un auteur de fantastique en France à l'époque, et je me suis laissé convaincre de ne pas tenter d'améliorer cette histoire en la complexifiant un peu pour raison de lectorat trop jeune pour faire la différence... Bref, de bien mauvaises excuses pour un bien mauvais roman. Et comme si ça ne suffisait pas, on m'a collé une pub pour des cigarettes au dos !"

 

Je ne peux pas le contredire car c'est certain que ce survival forestier est médiocre. Pourtant, j'admire Bergal et surtout pour Amok et La nuit des hommes-loups (chez Rivière Blanche), sans oublier Cauchemar à Staten Island (le premier gore de Bergal paru chez Fleuve Noir).

Cette histoire de Hell's Angels massacrés à Junction qui reviennent quinze après pour se venger est bien écrite mais l'intrigue est poussive et parfois grotesque. Notamment lorsque le caïd zombifié de la bande reconnaît son frangin qui vient passer quelques jours (comme par hasard) dans le coin. Les scènes gore sont moyennes et ne feront frémir que les jouvencelles. L'ensemble prête à sourire même si le final relève un peu le niveau.

 

 

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La mort visqueuse 1 & 2 - Shaun Hutson

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Après "Jaws", "L'invasion des profanateurs", "Les rats", "Les parasites de la haine" ou encore "La nuit des morts vivants", découvrez une nouvelle sorte de créature impitoyable, malfaisante et affamée de chair humaine : la LIMACE !!! Y a que Shaun Hutson pour réussir à nous faire frémir avec des gastéropodes de quinze centimètres. Oui mais ces saloperies de bestioles ont des crocs acérés et dévorent tout sur leur passage.

Dans le premier volet, on assiste à quelques scènes bien troussées : l'attaque d'un bébé, une migraine horrible, des victimes bouffées de l'intérieur. Le héros central est Mike Brady, un inspecteur des services de santé de la ville de Merton, en Angleterre. Par contre, il faut oublier la pitoyable adaptation cinématographique "SLUGS" qui ne rend guère honneur au bouquin.

Le second opus est nettement plus sanglant. On retrouve les limaces carnivores qui se reproduisent dans les égouts et dans le corps des agressés, comme des parasites sanguins. Les pauvres victimes (pas toujours innocentes) sont infectées et présentent des symptômes analogues : fièvre, bubons, pustules purulents, kystes... et folie meurtrière.

C'est du gore série Z qui parviendra à contenter le lecteur pas trop regardant sur les effets débiles et grand-guignolesques. Ça se lit vite, les scènes sanglantes s'enchaînent comme il faut, Shaun Hutson gagne le pari de créer une ambiance gore avec des limaces anthropophages et ce n'est pas donné à tout le monde. Hélas, nous ne savons pas si ces créatures visqueuses sont des arionidés, limacidés, milacidés ou boettgerillidés. Si un jardinier passant par ici pouvait éclairer notre lanterne, ce serait sympa !

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Gore, dissection d'une collection - David Didelot

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David Didelot est un putain d'apôtre. Il ressuscite, après Le Bel Effet Gore de J.P Mochon, l'intégralité des romans, contrairement à celui de Mochon qui ne concernait que les soixante premiers volumes. Pour les goriens (auteurs et lecteurs), cet ouvrage devient la Bible incontournable et essentielle pour parcourir tout le panorama sanglant de cette mythique collection lancée par le regretté Daniel Riche.

Préface de Nécrorian, coup de projecteur sur les "Gore Maniacs" et chroniqueurs de l'ouvrage, les roturiers ancêtres d'après-guerre, historique de la collection, articles de journaux de l'époque. À partir de la page 61, nous entrons dans le vif du sujet.

Tous les volumes sont chroniqués avec, en sus, quelques interviews récentes des auteurs concernés : Andrevon, Ramonet, Barberi, Bergal, Darnaudet, Houssin, Lamare, Moutier, Nécrorian, Nolane, Sarkel, Brain Splash... Page 312, nous découvrons la jungle des pseudos, un hommage à Dugévoy (illustrateur de 99 couvertures sur 119 produites), collection Gore sur pellicule, manuscrits oubliés et/ou édités ailleurs, les huit titres de la collection MANIAC, les enfants de Gore : ceux qui entretiennent et ravivent la flamme du Gore dont les Éditions TRASH (que je salue bien bas pour m'avoir permis d'éditer mon NIGHT STALKER en novembre 2013... pour la modique somme de six euros et qui est encore disponible dans les... humm, bref, reprenons...), index chronologique, collectors (documents publicitaires, autographes, lettres...).

392 pages de pur bonheur et aux nombreuses illustrations. Une réelle réussite qui vous permettra de découvrir certains romans inconnus et de faire exploser votre carte bleue. Merci David pour cette prouesse et ce travail remarquable. Et tout ça pour seulement 39 euros ! C'est du vice...

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