Canyon rouge - Michel Honaker

Publié le par Zaroff

 

 

 

Dans le domaine du gore, on ne peut occulter un maître en la matière : Michel Honaker. Son premier roman Planeta non Grata fut directement publié chez Fleuve Noir Anticipation, excusez du peu ! L'homme excelle dans tous les genres avec une aisance déconcertante. Moi, je l'ai connu principalement avec sa série du Commandeur chez Media 1000. Sans oublier, bien évidemment, son second gore Terminus sanglant qu'il faudra que je chronique un jour prochain.

 

On va s'intéresser à son premier méfait édité en 1987, numéro 40. Canyon rouge est un roman qui n'est pas trash du tout si on le compare à d'autres camarades de la collection. C'est plutôt une intrigue qui prime par son atmosphère, sa chaleur étouffante et ses rites indiens ancestraux. Un mystérieux canyon aux grottes insondables où se terrent des créatures aquatiques nommées Kachinas. Des offrandes sont offertes tous les ans lors d'une fête par les amérindiens locaux qui vivent dans une réserve. Hélas, un flic va foutre le bordel en détruisant un panier plongé dans la rivière. Les meurtres vont surgir peu après. Forcément, les policiers vont incriminer les indiens lors du premier massacre découvert dans une ruelle. Le chef indien, Stone Face, petit-fils de chaman, pressent la cruelle vérité mais n'ose l'affirmer face à des Blancs provocateurs et racistes. Il convoque un avocat pour aider la réserve à se défendre des accusations menées contre son peuple.

 

Stone Face a perdu la foi et l'apprentissage des rituels anciens. Son peuple brimé depuis des années ne possède plus le code et le savoir des anciens. Seul Stone Face peut retrouver la voie des ancêtres et combattre les Kachinas. Lors d'un rêve, il va affronter son double maléfique et reprendre les connaissances enfouies dans sa mémoire. Je peux vous assurer que ce passage est un morceau d'anthologie par sa puissance évocatrice.

 

C'est un excellent roman empreint de mysticisme, de force morale et d'abnégation. Dans ces temps tourmentés de communautarisme et de discrimination, il est bon de se rappeler que toutes les races sont complémentaires pour vivre, espérer et gagner l'estime. L'espoir n'est pas toujours contemporain. Il se trouve aussi dans nos racines et ce roman le prouve à juste titre.

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Céline 22/06/2020 12:00

Je me suis noté Michel Honaker comme auteur à découvrir dans le genre ;)
Bonne journée