Un scandale en Bohême - Conan Doyle

Publié le par Zaroff

 

 

Pour Holmes, Irène Adler est la femme. Il n'éprouve pas un sentiment d'amour envers elle (son esprit est trop froid et lucide) mais Irène Adler l'impressionne. Elle laissa néanmoins "un souvenir douteux et discuté" selon Watson.

Un soir de mars 1888, Watson arpente Baker Street et rend visite à Holmes, ses fenêtres étant éclairées. Holmes lui tend un billet. Un gentleman se présentera dans la soirée pour une affaire de la plus haute importance. L'homme sera masqué !

Il se désigne avec un fort accent allemand. C'est un gentilhomme de Bohême, messager d'une auguste personne. Évidemment Holmes devine aussitôt la supercherie et dévoile l'identité de l'homme en face de lui : il s'agit de Wilhelm Gottsreich Sigismond von Ormstein, grand-duc de Cassel-Falstein, roi héréditaire de Bohême !

Irène Adler, une aventurière, lui fait du chantage. Une photographie du prince héritier jeune en sa compagnie est compromettante car le grand-duc doit se marier dans trois jours. Le cliché est introuvable malgré plusieurs tentatives de cambriolage par des hommes de main dans la maison d'Adler. Holmes est chargé de récupérer la photographie. Holmes se grime en valet d'écurie pour surveiller la villa d'Irène Adler et de trouver un stratagème pour retrouver le document. Il suit la femme en compagnie d'un homme et Holmes arrive à l'église Sainte-Monique. La situation devient absurde et cocasse : Holmes est désigné comme témoin du mariage soudain d'Adler avec Godfrey Norton !

Sherlock Holmes, par le biais d'un faux incendie, sait enfin où se trouve la photographie. Hélas il se fait berner par la magnifique Irène Adler qui a quitté l'Angleterre à l'aube. Elle laisse un mot au détective avec une image d'elle en robe du soir. Holmes garde la photographie et refuse la bague donnée comme remerciement par le Roi lui-même !

Titre original : A SCANDAL IN BOHEMIA. Parution en 1891.

Nouvelle dont l'intrigue fait irrésistiblement penser à "La lettre volée" d'Edgar Allan Poe. Holmes utilise différents déguisements pour parvenir à ses fins : valet d'écurie pris de boisson, clergyman non conformiste "aussi aimable que simplet" et en homme blessé.

 

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S
Je n'ai jamais vraiment pu supporter Mr Holmes. Doyle non plus, puisqu'il a tenté, en vain, de le supprimer aux Chutes de Reichenbach. je lui préfère largement le Pr Challenger, ou le Pr Marascot. Je crois que, un de ces jours, je vais demander à Lester de nous expliquer pourquoi ces deux héros sont supérieurs au détective de Baker Street...
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P
Merci pour cette chronique ; je me souviens bien de cette histoire , j'ai presque tout lu des aventures de Sherlock Holmes , surement mon détective préféré ..Mais ça donne envie de la relire ..
Bonne soirée .. :)
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C
Je compte bien me plonger un jour dans "les aventures de Sherlock Holmes" de Doyle.
Merci pour le partage de cette belle chronique !
Bonne semaine
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C
Il faut ! Une écriture soignée et intelligente. Du grand art comme jamais. On ne devient pas une légende littéraire par hasard. Tout est bon chez Holmes. Doyle lui devait beaucoup.