Extinctions - Catherine Robert

Publié le par Zaroff

 

 

"Tandis qu'il s'activait, pelotait ses seins, ahanait comme une bête, elle imaginait sa mort, le goût de son sang, le bruit de son squelette se brisant sous ses dents. Il prit son temps, savourant la chair chaude. Parfois, il lui parlait de Dieu, de sa mission, et à chacune de ses élucubrations, elle sentait un regain dans son excitation".
 
LA FAIM DU MONDE
Une cité encerclée par la maladie. Des créatures de cauchemar qui rôdent dans la campagne. Des personnages aux abois, luttant pour leur survie. Mais dans un monde où le foie compte plus que la foi, la vie a-t-elle encore un sens ?
 
GRETA
Une prison dans le désert. Un lieu hors du monde et inhumain. Greta a accepté d’y travailler. Pour son malheur. Car après avoir craqué, elle passe du côté des détenus. Et son calvaire ne fait que commencer.
 
Après Thanatéros, publié en mars 2018 dans la même collection, Catherine Robert livre deux nouveaux romans d’horreur saisissants. Le premier, La faim du monde, est un inédit qui devrait combler les amateurs de la série Apocalypse, jadis publiée chez Média 1000. Quant au second, il s’agit de la réédition revue et augmentée de Greta, initialement publié en 2015 chez TRASH Éditions. Entre Post-Apo déviant et dystopie carcérale, l’avenir selon Catherine Robert s’annonce sombre et sauvage. Vous voilà prévenus.

 

Il ne faut plus dire « cauchemardesque » et privilégier « Robertesque » désormais... tant la plume de cette autrice est trempée dans le marigot de nos pensées et actes les plus ignobles. Avec Catherine, c'est toujours s'enfoncer dans des aventures extrêmes et risquer de se noyer dans la folie et l'innommable.

 

Un véritable bonheur de découvrir deux romans dont le fameux « Greta » paru chez Trash, édition revue et augmentée, afin de pousser nos phobies aux frontières de la soumission. Le premier opus « La faim du monde » reprend le mythe éculé des morts-vivants après une catastrophe post-apo. L'originalité de cette intrigue est principalement axée sur la galerie des personnages et une mystérieuse forteresse digne de « Malevil ». Toutes les perversités y sont dévoilées sans une once de pudeur : viols, barbarie, domination, cannibalisme, pédophilie, esclavage sexuel, religion sectaire...

 

C'est un cadre cohérent et macabre où les destins s'entrecroisent dans un univers morbide et fatal. Catherine Robert explore les facettes sombres de l'humanité comme jamais et démontre que les penchants pernicieux ne sont pas nécessairement orientés vers les misérables créatures mangeuses de chair humaine. L'homme est capable du pire dans l'adversité, l'instinct de survie et l'emprise. Cet aspect dominateur est exacerbé dans « Greta » dont ma chronique de l'époque est mise en lien à la fin de cet article ainsi que notre interview de Catherine, autrice incontournable du catalogue de Rivière Blanche. De par son style et son imagination fiévreuse.

 

Notre chronique de "Greta".

 

Notre interwiew de Catherine Robert.

 

Lien d'achat chez Rivière Blanche.

 

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