Le signe des quatre - Conan Doyle

Publié le par Zaroff

 

Holmes se drogue pour refuser la stagnation de l'esprit, la morne routine de l'existence. Watson rappelle l'affaire précédente dont il en a tiré un petit livre intitulé "Étude en rouge". Les essais de Holmes (notamment la Discrimination entre différents tabacs où des reproductions illustrent tous les types de cendres) sont traduits désormais en France. D'autres essais voient le jour : détection des traces de pas, influence des métiers sur la forme des mains...

Melle Mary Morstan (qui deviendra la femme de Watson...) est annoncée par la logeuse. Elle désire une entrevue. Aussitôt Watson discerne chez elle "le raffinement du cœur" en observant un visage aux traits sensibles. La femme est agitée. Elle expose son cas : son père, officier aux Indes, a disparu depuis dix ans lors d'un séjour en Angleterre en 1878. Depuis ce jour, elle reçoit tous les ans un colis contenant une perle, d'une espèce rare et de valeur considérable. Un étrange rendez-vous lui est signifié, dans un mystérieux billet, pour la soirée. Holmes et Watson sont conviés.

Melle Morstan a en sa possession un étrange document trouvé dans le bureau de son père. Le papier a été fabriqué aux Indes et ressemble au plan d'une partie d'un grand bâtiment. Une petite croix rouge est tracée à l'encre rouge et au-dessus "3.37" au crayon. Dans le coin gauche "un curieux hiéroglyphe ressemblant à quatre croix alignées à se toucher. À côté, en lettres malhabiles et grossières, il est écrit : Le signe des Quatre, Jonathan Small, Mahomet Singh, Abdullah Khan, Dost Akbar". Ils suivent un petit homme qui les conduit en fiacre à travers Londres. À destination, ils sont reçus par Thaddeus Sholto, le fils du major Sholto (le compagnon du père de Mary Morstan). 

Titre original : THE SIGN OF THE FOUR. Parution en 1890.

Le signe des Quatre débute par une scène incroyable pour l'époque victorienne : Holmes s'inocule une drogue dans le bras gauche à l'aide d'une seringue hypodermique. Ce n'est pas la première fois : "son regard pensif s'arrêta sur le réseau veineux de l'avant-bras criblé d'innombrables traces de piqûres". Holmes se pique trois fois par jour sous les yeux d'un Watson irrité par le spectacle. Le poison est de la morphine ou de la cocaïne. Dans le cas présent c'est de la cocaïne, solution à 7 %. C'est un des meilleurs récits du Canon holmésien. En déposant le lourd coffre qui doit contenir le trésor d'Agra, Watson déclare sa flamme à Mary. Elle acceptera de l'épouser à la fin de l'intrigue. Nous faisons également connaissance avec "Toby", le fin limier qu'Holmes utilise pour une filature près de la Tamise. C'est un chien au flair incomparable ! Wiggins apparaît de nouveau ! Cette fois Holmes nomme la bande : "Les Francs-Tireurs de Baker Street" !

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