Bloodfist vu par Zaroff

Publié le par Léonox

Le fondateur de ce beau blog n’était pas encore devenu l’auteur de l’excellent Night stalker, sixième roman des Éditions TRASH, quand il a lu Bloodfist. Mais il faisait partie de ceux qui attendaient le lancement de notre collection avec le plus d’impatience. À ce titre, j’aurais été vraiment mortifié de le décevoir. Si j’en juge par les lignes suivantes, ce ne fut pas le cas :

"Bloodfist est un bouquin étrange aux cercles multiples. Il m'est extrêmement difficile de résumer une telle construction dans le gore. C'est une oeuvre nihiliste et psychanalytique dont vous suivrez le personnage central par le biais de ses pensées et actes. Les confrontations avec l'homme rasé amènent un côté rationnel qui tranche avec le romanesque malsain et imagé du tueur. L'illusion se mêle au fantasmagorique cruel. Le lecteur est désorienté par les pistes multiples et les scènes horribles et explicites.

Comment illustrer l'intrigue ? Imaginez un miroir sans tain qui reflète la folie meurtrière. Vous vous trouverez derrière la glace et contemplerez le Mal, démuni et désarmé. Ce bouquin est également une gigantesque allégorie théâtrale. Les personnages sont anonymes, esquissés par des hallucinations. Tout semble factice et pourtant vrai. Les frontières de la raison sont floues. Sincèrement, je trouve que Bloodfist est d'une grande qualité en termes d'écriture, mais cela peut désorienter un lecteur habitué à la collection Gore. Chaque phrase est poussée dans ses extrêmes. Ce roman est si abouti techniquement qu'il mériterait une seconde lecture plus approfondie pour en capter toutes les nuances.

Je vous préviens donc que la lecture ne sera pas aisée ni mâchée. Une bonne nuit de sommeil sera nécessaire entre les chapitres. Vous devrez vous oxygéner le cerveau entre les paragraphes. Bloodfist a dû demander du temps car c'est quasiment du trash célinien. C'est un Gore intelligent et précurseur d'un genre névrotique. C'est un Gore qui ne sera sans doute pas assimilable par tous. Bref, c'est un Gore élitiste."

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