Commentaires écritoiriens

Publié le par Zaroff

Je vous colle quelques commentaires laissés par nos écritoiriens. Merci à eux.

Catherine Robert : "Donc,... c'est du Zaroff. Précis, direct, trash et gore. On suit le taré avec plaisir jusqu'au bout de son périple, témoin de ses crimes plus sanglants les uns que les autres pour terminer sur un faux happy-end de très bonne facture."

Frederic Gynsterblom : "Un bon psycho killer aux scènes frontales comme je les aime. Ramirez est abjecte au possible et on se demande ou s'arrêtera sa course sanglante. Bref, j'adore et on sent bien l'hommage à Nécrorian."

Amaranth : "Encore un trash qui mérite bien son nom. Le découpage selon les personnages amène un rythme entraînant. Les pages tournent toutes seules. Certains passages sont vraiment dérangeants. Il n'y a pas de distanciation, on vit les horreurs que commet le Night Stalker en même temps que lui, ce qui provoque un certain malaise. Bien que le roman soit court, j'ai trouvé les personnages assez fouillés et consistants. Le shérif et le profiler sont d'ailleurs tout de suite attachants. Le maire et son neveu sont particulièrement agaçants. L'irlandais est vraiment drôle. Les scènes de meurtres, souvent présentées du point de vue de la nouvelle victime, m'ont fait penser dans leur construction à du James Herbert. L'ambiance, elle, m'a vraiment rappelé un livre de Shaun Hutson (come the night). D'ailleurs, on ressent vraiment bien cette Californie des années 80 (comme quoi, wikipédia et google map, c'est pas si mal). Certaines références m'ont vraiment fait sourire (le passage avec Nécrorian, l'agent Clarice Starling). Le final est à la hauteur du reste du livre. Une parfaite conclusion. Bref, une vraie réussite. J'ai adoré !"

Paulux : "Pour être honnête, je ne connais pas trop le gore... donc c'est plutôt une découverte. Au final, on découvre une approche très réaliste, crue et pourtant bien écrite. J'ai apprécié de retourner dans les années 80 (étant né en 77, c'était ma jeunesse), et de découvrir une Amérique méconnue, réaliste et concrète, qui donne l'impression d'y avoir vécu !!! L'histoire est bien menée. On est entraîné dans une sorte de descente aux enfers, ou de surenchère du fameux Night Stalker. Les éléments que j'ai le plus apprécié sont: les passages avec le journaliste, parce qu'il flirte avec le danger, et cherche à profiter de la situation (ce qui est... exaltant); et le passage avec la dernière victime. Son histoire de grenouilles est peut-être la perle du roman (selon moi), ainsi que sa réaction face au criminel, que l'on aurait peut-être souhaitée plus approfondie, voire dérangeante. Le final est vraiment bien trouvé... Il conclut en "beauté" ce roman, avec beaucoup d'ironie je trouve.

Brice Tarvel : "Conte Zaroff, conte... " Night Stalker ", c'est du tout bon. J'ai lu ton roman avec plaisir et je suis ébloui par votre qualité d'écriture à tous chez Trash. Les petits débutants, ils décapent dur tout en ciselant, y a de quoi laisser les vieux sur le cul."

Naëlle : "Y a pas à dire, c'est du violent. L'histoire de la femme avec son bébé sur le dos, c'était déjà hard core, mais alors le gamin et le manche à balai, je m'en suis toujours pas remise! Night Stalker m'a appris la signification du mot "trash"! Bon, moi, je suis une jeunette, alors je connaissais pas Richard Ramirez, et je suis passée au-dessus de toutes les références. Mais ça m'a pas empêchée d'aimer ce petit bouquin. Les personnages sont tous plus ou moins ravagés, on a envie de savoir comment les deux flics (je compte pas l'inutile Willy Hunt) vont réussir à coincer ce salopard de Richard Munoz, si bien que les pages se tournent sans qu'on s'en rende vraiment compte, et qu'on arrive tout naturellement à la fin... assez inattendue. J'aime assez cette conclusion fataliste et un peu triste. Après un déluge de violence et de perversion, on s'attend à ce que la fin remette les choses à plat: que nenni! On se prend en pleine poire "le triomphe émouvant de l'incompétence absolue" (comme disait Jack). Cette fin n'est pas sans me rappeler celle de Madame Bovary de Flaubert, dans lequel le pharmacien médiocre remporte une médaille. Bref, Night Stalker, c'est bien. Petite question annexe: je comprends pas l'emploi de l'italique. Si je me souviens bien, il y a un chapitre avec Richard Ramirez, deux avec le journaliste (qui m'a furieusement fait penser à un certain Zaroff!), et celui avec Donna à propos de la pêche aux grenouilles avec son grand-père. Autant pour le Night Stalker et Donna, je comprends, parce que c'est des souvenirs, autant pour le journaliste, je nage en eaux troubles. Petite anecdote annexe: la scène avec Nécrorian m'a fait hurler de rire."

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