La mort visqueuse 1 & 2 - Shaun Hutson

Publié le par Zaroff

 

Après "Jaws", "L'invasion des profanateurs", "Les rats", "Les parasites de la haine" ou encore "La nuit des morts vivants", découvrez une nouvelle sorte de créature impitoyable, malfaisante et affamée de chair humaine : la LIMACE !!! Y a que Shaun Hutson pour réussir à nous faire frémir avec des gastéropodes de quinze centimètres. Oui mais ces saloperies de bestioles ont des crocs acérés et dévorent tout sur leur passage.

Dans le premier volet, on assiste à quelques scènes bien troussées : l'attaque d'un bébé, une migraine horrible, des victimes bouffées de l'intérieur. Le héros central est Mike Brady, un inspecteur des services de santé de la ville de Merton, en Angleterre. Par contre, il faut oublier la pitoyable adaptation cinématographique "SLUGS" qui ne rend guère honneur au bouquin.

Le second opus est nettement plus sanglant. On retrouve les limaces carnivores qui se reproduisent dans les égouts et dans le corps des agressés, comme des parasites sanguins. Les pauvres victimes (pas toujours innocentes) sont infectées et présentent des symptômes analogues : fièvre, bubons, pustules purulents, kystes... et folie meurtrière.

C'est du gore série Z qui parviendra à contenter le lecteur pas trop regardant sur les effets débiles et grand-guignolesques. Ça se lit vite, les scènes sanglantes s'enchaînent comme il faut, Shaun Hutson gagne le pari de créer une ambiance gore avec des limaces anthropophages et ce n'est pas donné à tout le monde. Hélas, nous ne savons pas si ces créatures visqueuses sont des arionidés, limacidés, milacidés ou boettgerillidés. Si un jardinier passant par ici pouvait éclairer notre lanterne, ce serait sympa !

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A
Je ne suis pas jardinier, mais je me permets un petit mot quand même.
Tout à fait d'accord avec toi au sujet de ce gluant et réjouissant diptyque en particulier, et à propos de Shaun Hutson en général. Ce gars fut le plus gros contributeur de la collection GORE (à égalité avec le duo Verteuil, à réévaluer d'urgence, ainsi que l'écrit notre ami David Didelot dans son indispensable ouvrage Dissection d'une collection), et ce n'est pas un hasard.
Son style direct, voire brutal, sa générosité et son absence totale de concession faisaient vraiment de lui le coupable idéal. Shaun Hutson, c'est vraiment de la littérature populaire en pleine possession de ses moyens. Avec un auteur qui n'hésite jamais à aller trop loin et en foutre partout sur le cahier décharge, pardon, des charges. Et puis, "La mort visqueuse", quel beau titre, bordel !
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