Gore, dissection d'une collection - David Didelot

Publié le par Zaroff

 

David Didelot est un putain d'apôtre. Il ressuscite, après Le Bel Effet Gore de J.P Mochon, l'intégralité des romans, contrairement à celui de Mochon qui ne concernait que les soixante premiers volumes. Pour les goriens (auteurs et lecteurs), cet ouvrage devient la Bible incontournable et essentielle pour parcourir tout le panorama sanglant de cette mythique collection lancée par le regretté Daniel Riche.

Préface de Nécrorian, coup de projecteur sur les "Gore Maniacs" et chroniqueurs de l'ouvrage, les roturiers ancêtres d'après-guerre, historique de la collection, articles de journaux de l'époque. À partir de la page 61, nous entrons dans le vif du sujet.

Tous les volumes sont chroniqués avec, en sus, quelques interviews récentes des auteurs concernés : Andrevon, Ramonet, Barberi, Bergal, Darnaudet, Houssin, Lamare, Moutier, Nécrorian, Nolane, Sarkel, Brain Splash... Page 312, nous découvrons la jungle des pseudos, un hommage à Dugévoy (illustrateur de 99 couvertures sur 119 produites), collection Gore sur pellicule, manuscrits oubliés et/ou édités ailleurs, les huit titres de la collection MANIAC, les enfants de Gore : ceux qui entretiennent et ravivent la flamme du Gore dont les Éditions TRASH (que je salue bien bas pour m'avoir permis d'éditer mon NIGHT STALKER en novembre 2013... pour la modique somme de six euros et qui est encore disponible dans les... humm, bref, reprenons...), index chronologique, collectors (documents publicitaires, autographes, lettres...).

392 pages de pur bonheur et aux nombreuses illustrations. Une réelle réussite qui vous permettra de découvrir certains romans inconnus et de faire exploser votre carte bleue. Merci David pour cette prouesse et ce travail remarquable. Et tout ça pour seulement 39 euros ! C'est du vice...

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Z
David Didelot a réalisé un travail exceptionnel. Tous les amoureux de la littérature gore se doivent de posséder cet ouvrage essentiel. Pour se replonger dans nos effrois d'antan et nos premiers émois. Merci à David et à tous ceux qui ont participé (chroniqueurs, souscripteurs, auteurs...).
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A
Oui, c'est du vice. Ou de la passion. Mais c'est souvent la même chose.
Merci pour ton soutien sans faille à ce beau cauchemar devenu réalité.
David sera content de découvrir ta chronique. Il me semble que c'est la première.
J'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres, car ce superbe bouquin le mérite bien.
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