La fourmilière - Robert Bloch

Publié le par Zaroff

 

Dieu que j'aime cette couverture ! Neo a su fasciner des lecteurs par leurs illustrations intenses et fascinantes. Avec La Fourmilière, Bloch nous présente une ville (Chicagee) au nombre effarant de 38 millions d'habitants. La surpopulation oblige les célibataires à ne vivre que dans une pièce unique (un peu comme la piaule de Bruce Willis dans Le Cinquième Elément).

Les transports en commun se résument à des commutrains, vastes wagons sans ouvertures. Le héros ne se plaint guère car il a la chance de n'être qu'à 60 bornes de son boulot ! Certains (les couples) se trouvent à plus de 120 km puisque les deux-pièces sont rares. Le personnage principal dénommé Harry Collins débute ses péripéties en 1997 et l'histoire s'achève en 2065. C'est nettement et profondément décousu voire inachevé ! Les passages ont des liaisons et cohérences très faibles. Nous évoluons dans des spasmes grammaticaux, de descriptions orwelliennes en complot gouvernemental. L'ensemble suinte une resucée de Soleil Vert, de 1984, du Meilleur des Mondes avec une touche de Brazil. Robert Bloch donne l'impression de mélanger plusieurs idées ou concepts avant de les balancer en vrac sur le papier !

De l'année 2000, nous faisons un bond soudain en 2012 ! Harry est devenu vacher ! J'ai laissé tomber la lecture à la quatre-vingt-et-unième page ! Pas eu le courage de poursuivre avec Matriarchie. Remis le Neo à côté de ses partenaires ! Un Bloch franchement pitoyable.Vaut mieux se rabattre sur ses Contes de terreur.

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L
Zut. Je comptais le lire prochainement (je suis moi aussi fan des couv' des éditions NéO). <br /> Du coup j'hésite.
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