Avis du Directeur de TRASH

Publié le par Zaroff

"Je témoigne, donc. Alors oui, le pseudo Zaroff, c'est à la demande de TRASH. Les chasses du Comte Zaroff est un de mes films favoris, ce nom claque comme une gifle et était déjà utilisé en ces lieux par votre admin bien-aimé du Forum de l'Ecritoire des Ombres et, si Night Stalker signifie Le rôdeur nocturne, Richard Ramirez était surnommé "Le traqueur de la nuit", donc... Quant à l'atmosphère californienne, et comme dirait le groupe Ministry, on retrouve dans ce livre le goût suave du "land of rape and honey" dépeint dans les GORE de maestro Nécrorian. Et le plus curieux de cette histoire est que ce projet a été validé avant la mort de son "héros" le sept juin dernier. Voilà donc l'épitaphe brutale et réaliste (malgré les libertés que s'est heureusement octroyées l'auteur) d'un homme d'autant plus dangereux que son potentiel de séduction n'a jamais souffert d'un statut avéré de prédateur irrécupérable. Ceci n'est pas un panégyrique, mais une biographie fantasmatique et cauchemardesque. C'est un instantané de l'Amérique reaganienne, celle des golden boys, des serial killers, des actrices porno à brushing, des flics surarmés qui boivent trop de café, des premiers profilages. Ceci est le premier format long d'un auteur qui avait ça dans les tripes depuis longtemps, et que je suis heureux d'avoir accompagné durant sa fulgurante gestation. C'est un récit qui sent la sueur, le sang, les larmes et autres substances moins avouables. Et s'il y passe fugitivement les ombres de l'inspecteur Harry et de Charles Bronson dans la série des Justicier, c'est pour mieux donner corps à une vision qui a toujours su rester personnelle, radicale et intransigeante. Ou comment payer ses dettes en s'en affranchissant. Ou comment écrire un roman que je suis, mine de rien, sacrément fier d'éditer."

Merci à lui pour sa sincérité !

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